Atlantique, provinces de l'

Les provinces de l'Atlantique sont la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et Tere-Neuve. Les provinces maritimes (N.-É., Î.-P.-É. et N.-B.) ont beaucoup de points en commun. Entre autres, elles partagent un même patrimoine historique et culturel, et leurs résidants ont des attitudes très semblables vis-à-vis du Canada, des États-Unis et de la Grande-Bretagne. L'évolution de Terre-Neuve et des Terre-Neuviens est influencée par des forces et des personnages assez différents.

Jusqu'en 1949, la plupart des Terre-Neuviens ont peu de liens affectifs et économiques avec les Maritimes ni, d'une manière générale, avec le reste du Canada. Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, Terre-Neuve, contrairement aux provinces Maritimes, n'est pas intimement liée à la vie économique, culturelle et politique de l'Amérique du Nord. Elle est plutôt le bastion des traditions britanniques, nourrissant ainsi un puissant mouvement patriotique local qui l'inscrit à contre-courant des autres provinces. En 1949, la Confédération marque le début du processus difficile de transformation des Terre-Neuviens en Canadiens.

À partir de cette date, plusieurs initiatives sont entreprises pour rapprocher entre elles les provinces Atlantiques. La création du Conseil économique des provinces de l'Atlantique en 1954 est probablement la plus importante. Celui-ci devait favoriser entre les provinces de l'Atlantique une unité de pensée économique et projeter une image régionale positive. Malgré tous les efforts du Conseil et de nombreux organismes analogues, peu de résidants des provinces de l'Atlantique se perçoivent comme faisant partie d'une telle région.

Comme la Commission de l'unité canadienne l'a découvert en 1978, l'union des provinces Maritimes a obtenu beaucoup de soutien dans les provinces concernées, tandis que l'union des provinces de l'Atlantique a suscité peu d'enthousiasme. Terre-Neuve n'a jamais été intéressée à l'union des provinces de l'Atlantique et la découverte du champ pétrolifère Hibernia au large de ses côtes n'a fait que renforcer sa volonté de rester à part.