Discours du trône

Le programme des travaux proposés par les ministres pour la session parlementaire qui débute est dévoilé au SÉNAT et à la CHAMBRE DES COMMUNES dans le discours du trône. Autrefois, en Angleterre, ce discours expliquait parfois pourquoi une session du Parlement était convoquée alors qu'il s'était écoulé plusieurs années depuis la session précédente. De nos jours, le genre d'affaires étudiées par le Parlement étant pratiquement identique d'année en année et la Chambre étant presque continuellement en session, le discours du trône suscite rarement une grande curiosité. Il contient des observations sur l'état de la nation et décrit les mesures auxquelles le gouvernement demandera au Parlement de donner suite. Bien qu'il soit prononcé par la reine ou son représentant (habituellement le GOUVERNEUR GÉNÉRAL), le discours est entièrement rédigé par les ministres. C'est pourquoi les partis d'opposition se croient obligés de le rejeter en disant qu'il est vide ou mal conçu. Normalement, la première tâche de la Chambre des communes (et du Sénat) consiste à autoriser une réponse au discours. C'est l'adresse en réponse au discours du trône. Un simple député du parti ministériel propose une adresse de remerciement. Les membres de l'opposition proposent alors des amendements à cette adresse, déplorant le contenu du discours et déclarant généralement leur défiance envers les ministres. À la Chambre des communes, le débat sur l'adresse dure huit jours au maximum. Les motions étant formulées en termes très généraux, un député peut parler de presque n'importe quel sujet et ses propos sont quand même jugés pertinents. Pour montrer que la Chambre n'est pas limitée à étudier les affaires proposées dans le discours, le premier projet de loi déposé pendant une session porte toujours sur un sujet qui n'y est pas mentionné.