Musée canadien de la nature

Le Musée canadien de la nature (MCN), société de la Couronne établie en 1990 par la Loi sur les musées, est le musée national des sciences naturelles. On retrouve les origines du Musée canadien de la nature dans la COMMISSION GÉOLOGIQUE DU CANADA (1842), au Bureau des mines (1907) et dans les MUSÉES NATIONAUX DU CANADA (1927). Avant de devenir société de la Couronne, le musée était appelé Musée national des sciences naturelles (1968 à 1990), l'un des musées regroupés sous l'appellation Musées nationaux du Canada.

Historique

En 1842, Sir William LOGAN, le premier directeur de la Commission géologique du Canada (CGC), ouvre la voie au recensement des ressources minérales du Canada, ce qui permettra de présenter, lors de l'Exposition universelle de Londres (Angleterre) de 1856, des expositions publiques sur les minéraux de grande importance économique. En 1856, la CGC se voit confier le mandat de fonder un musée qui abritera ses collections de roches, de minéraux, de fossiles, de végétaux et d'artéfacts anthropologiques. Les collections constituées sur la botanique, la géologie, la minéralogie, la paléontologie, l'anthropologie et l'ethnologie deviendront les fonds qui permettront la création du MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS et du MUSÉE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE DU CANADA.

Ces collections seront entreposées dans divers édifices de Montréal et d'Ottawa jusqu'en 1905, date à laquelle est prise la décision de construire l'Édifice commémoratif Victoria. Ce sera le premier édifice fédéral construit dans le but d'abriter un musée et c'est l'architecte en chef du Dominion, David Ewart qui tracera les plans du musée. L'édifice est ouvert au public en 1910, les salles du rez-de-chaussée servent aux expositions, les salles des étages supérieurs sont réservées aux bureaux et aux ateliers. D'importants travaux de rénovation ont lieu de 1969 à 1974.

À la suite de la dissolution des Musées nationaux du Canada en 1990, l'édifice abrite désormais exclusivement les programmes et expositions du MCN.

Un nouveau siècle de service public

De 2004 à 2010, le Musée entreprend de gros travaux de construction et de rénovations. L'édifice rénové abrite des galeries permanentes où l'on retrouve des expositions sur les fossiles, les mammifères et les oiseaux. On retrouve notamment la galerie de la Terre consacrée aux roches et aux minéraux, la galerie de l'eau où l'on peut admirer le squelette restauré d'une grande baleine bleue de 19,8 m. Par ailleurs, certains espaces abritent des expositions temporaires ou itinérantes, d'autres sont réservées pour les services et les commodités offerts au public.

Les conservateurs et les chercheurs qui ont réuni les collections nationales ont joué un rôle de premier plan dans l'exploration de l'Ouest et du Nord du Canada. Il convient de noter la contribution, notamment, de John MACOUN, qui a mené des études botaniques dans les Prairies au cours des années 1870, de Percival Algernon TAVERNER, dont les recherches en ornithologie ont conduit à la publication du classique Birds of Canada, en 1934 et de W. Earl Godfrey dont le travail a permis une version révisée et illustrée de « Les oiseaux du Canada » en 1986. De même, Charles Mortram STERNBERG a découvert plus de fossiles de dinosaures que tout autre chercheur, la plupart provenant des bad-lands de l'Alberta. Enfin, Alf Erling PORSILD est devenu pour sa part un expert des plantes alpines et arctiques de l'Amérique du Nord et du Groenland.

Les collections du MCN sont d'une importance scientifique irremplaçable, qui va bien au-delà de leur valeur commerciale et patrimoniale. Ces collections ne servent pas qu'au montage d'expositions, elles contiennent les informations essentielles sur lesquelles se fondent toutes les recherches biologiques et géologiques. Ces spécimens sont la preuve indéniable de l'existence, des variations et de la répartition des animaux, des plantes et des minéraux dans le temps et dans l'espace.

Le MCN conserve des collections de plantes vasculaires, de mousses, de bryophytes, de lichens, d'algues, d'oiseaux, de mammifères, de reptiles, d'amphibiens, de poissons, d'animaux invertébrés (mollusques, polychètes et crustacés, entre autres), de minéraux, de gemmes, de roches, de fossiles d'animaux vertébrés (dont des dinosaures et des mammifères quaternaires), et de paléobotanique. La majorité de ces collections sont les plus complètes de leur catégorie au monde. L'Édifice du patrimoine naturel, situé à Gatineau, au Québec, regroupe les services administratifs, les services de recherche et les collections du musée; il abrite plus de 3,1 millions de lots répertoriés, représentant plus de 10,6 millions de spécimens. Le musée possède aussi une collection d'œuvres d'art de l'histoire naturelle, des enregistrements sonores et visuels des comportements d'oiseaux et de mammifères et des collections d'oiseaux et de mammifères empaillés qui sont utilisés avec des spécimens et des modèles dans des expositions et des programmes éducatifs. Chaque année, depuis 2001, près 43 000 spécimens sont ajoutés aux collections, la plupart sont amassés par le personnel, des assistants à la recherche et autres collaborateurs qui travaillent sur le terrain.

Le musée comprend deux sections de scientifiques, les services de recherches (sciences de la terre) et les services de collections; deux sections de programmes publics (expositions et services communautaires) et des services de soutien administratif (ressources humaines, finances, gestion des installations, communications et marketing ainsi que la direction générale).

Voir aussi MUSÉES, POLITIQUE SUR LES.