New Westminster

 New Westminster, ville de C.-B.; population 58 549 (recens. 2006), 54 656 (recens. 2001); const. en tant que ville en 1860. New Westminster est située sur la rive nord du FLEUVE FRASER à 20 km à l'est de Vancouver. Les Royal Engineers en font la prospection, la reine Victoria lui donne son nom, et le gouverneur James DOUGLAS nomme cette ville royale capitale de la Colombie-Britannique en 1859.

Historique
Plus ancienne ville de l'Ouest du Canada, New Westminster constitue le centre commercial et la plaque tournante du transport routier durant et après les ruées vers l'or du Fleuve Fraser (voirRUÉE VERS L'OR DU FLEUVE FRASER) et de la rivière Cariboo (voirRUÉE VERS L'OR DE CARIBOO). Cependant, elle ne supplante jamais VICTORIA, qui maintient sa domination globale en raison de son accès plus facile au transport océanique. En 1868, le conseil législatif choisit Victoria comme capitale permanente des colonies de la Colombie-Britannique et de l'île de Vancouver récemment réunies.

Bien que New Westminster assure la construction d'une ligne de chemin de fer secondaire du Canadien Pacifique (CP) en 1886, l'achèvement de la ligne principale jusqu'à Vancouver en 1887 la relègue définitivement au second rang. Néanmoins, New Westminster demeure importante en raison de son port en eau douce, de sa production de bois et de sa conserverie de saumon. De plus, elle est le centre commercial de la vallée du Fraser, un siège administratif et de services d'institutions comme la Cour de comté, le pénitencier de la Colombie-Britannique, l'hôpital psychiatrique provincial et le Royal Columbian Hospital. Elle assure aussi plusieurs liaisons ferroviaires : vers les États-Unis par le chemin de fer Great Northern et le pont ferroviaire du fleuve Fraser (1904), avec la vallée orientale du Fraser par le chemin de fer de la BC Electric (1910) et avec l'Est du Canada par le chemin de fer du Canadien National (1915).

 Population
La population connaît une croissance irrégulière. Elle passe de 1 500 (1881) à 6 678 habitants (1891) durant les belles années du CP, puis demeure stable jusqu'à la décennie de 1901 à 1911, où elle double alors pour atteindre 13 199 habitants. Elle augmente alors graduellement pour atteindre 42 835 habitants en 1971. Par la suite, elle décline un peu avant de se stabiliser.

 Économie
Malgré la disparition d'établissements autrefois très importants comme la conserverie de saumon et le pénitencier, l'industrie forestière demeure importante. Elle emploie plus de 40 p. 100 de la main-d'oeuvre du secteur manufacturier dans ses usines locales, qui produisent du bois de sciage, des bardeaux, du contre-plaqué, de la pulpe et du papier destinés à la consommation locale et à l'exportation. La brasserie Labatt et l'hôpital Royal Columbian sont aussi d'importants employeurs.

La Commission de port du Fraser transfère la plupart de ses activités sur la rive sud du fleuve et sur l'île Annacis, permettant ainsi le réaménagement du quartier riverain en centre commercial et résidentiel et en aire de loisirs. La ville se transforme progressivement un centre résidentiel comprenant des immeubles d'habitation, des maisons en rangées et de belles résidences de styles victorien et édouardien. Grâce à son Aérotrain rapide, à sa situation stratégique comme centre de la vallée du bas Fraser et au réaménagement de son quartier riverain, New Westminster retrouve un second souffle et attire de plus en plus de visiteurs.

Vie culturelle
Parmi les rares bâtiments remontant à l'époque coloniale, on retrouve la fameuse Captain William Irving House (1864-1865), aujourd'hui centre historique de la ville. En 1898, un important incendie rase le centre-ville et certains quartiers résidentiels, mais de nombreux bâtiments construits au cours de la décennie suivante sont encore conservés. Derrière la maison Irving se trouvent le musée et les archives de New Westminster. Sur le quai Westminster, un ancien vapeur à aubes fait aussi office de musée, le musée maritime Samson V.

La ville de New Westminster a donné trois premiers ministres à la Colombie-Britannique : John ROBSON, fondateur du journal le British Columbian (1861-1983), Richard MCBRIDE et Byron JOHNSON. Ses équipes de lacrosse ont aussi des succès au niveau national. Le temple canadien de renommée de lacrosse se trouve aussi à New Westminster.