Peter MacKay

Peter MacKay, avocat, politicien, ancien chef du PARTI PROGRESSISTE-CONSERVATEUR DU CANADA (New Glasgow, (N-É), 27 septembre 1965).

Peter MacKay est probablement mieux connu pour ses fonctions de ministre des Affaires étrangères et de la Défense nationale au sein des gouvernements conservateurs dirigés par Stephen Harper. Avant la création du Parti conservateur du Canada, en 2003, MacKay a dirigé le Parti progressiste‑conservateur pendant une brève période, pour accéder à sa direction peu de temps après. Il a autorisé la fusion entre le Parti progressiste‑conservateur et l'Alliance canadienne, qui a donné lieu à la création du nouveau Parti conservateur.

En 1987, MacKay obtient son baccalauréat ès arts de l'Université Acadia, puis en 1990, son baccalauréat en droit de l'Université Dalhousie. Il est admis au Barreau de la Nouvelle‑Écosse en 1991 et commence à pratiquer le droit pénal et familial à New Glasgow. Toujours en 1991, il s'installe en Allemagne, où il travaille pour le cabinet Thyssen Henschel, à Kassel, pendant un an. Il revient en Nouvelle-Écosse et s'établit dans le comté de Pictou, où il occupera un poste d'avocat de la Couronne au sein du gouvernement néo-écossais.

Dans cette fonction, MacKay plaide devant toutes les instances, mais il ressent bientôt de la frustration devant son incapacité à changer le système judiciaire. Il se tourne vers le Parlement, là où les lois sont adoptées.

Il se porte candidat aux élections fédérales. Le 2 juin 1997, il est élu député du Parti progressiste‑conservateur dans la circonscription de Pictou-Antigonish-Guysborough, dans le nord‑est de la Nouvelle-Écosse. MacKay n'est pas le premier homme politique de sa famille : son père, Elmer MacKay, a été solliciteur général sous le gouvernement conservateur de Brian MULRONEY.

Pendant ses cinq premières années à la Chambre des communes, il occupe la fonction de leader parlementaire pour le caucus progressiste‑conservateur. Dans ce rôle, il représente le caucus sur des questions relatives à la gestion et aux activités du Parlement. Il est également critique progressiste‑conservateur en matière d'application de la loi. Par ailleurs, il siège au Bureau de régie interne, au Comité permanent de la justice et des droits de la personne, au Comité permanent du patrimoine canadien et à celui des finances, ainsi qu'au Sous‑comité sur l'étude du sport au Canada. Il démissionne de son poste de leader parlementaire en novembre 2002.

Le 16 janvier 2003, MacKay fait part de sa décision de se porter candidat à la direction du parti quand Joe CLARK, le chef de longue date, annonce sa retraite. MacKay part favori dans la succession à Joe Clark. Le 31 mai 2003, il devient le 23e chef du Parti progressiste‑conservateur, mais il entame son mandat dans la controverse. Dans ses efforts pour supplanter les autres aspirants, il obtient le soutien du candidat David Orchard, qui l'appuie en échange de la promesse de revoir l'Accord de libre‑échange et, plus important encore, d'éviter la fusion du Parti progressiste‑conservateur avec l'ALLIANCE CANADIENNE. Ce dernier enjeu est source de conflit au sein du parti depuis des années. Néanmoins, même s'ils admettent l'existence de divergences fondamentales entre les programmes des deux partis, plusieurs Conservateurs considèrent que le rejet de la fusion aurait des effets dévastateurs pour leur parti.

Le 16 octobre 2003, MacKay et le chef de l'Alliance canadienne, Stephen HARPER, annoncent la fusion de leurs deux partis sous un nouveau nom, le Parti conservateur du Canada. La fusion sera ultérieurement ratifiée par les votes de leurs membres respectifs. Le 8 décembre 2003, le glas sonne pour le Parti progressiste‑conservateur et l'Alliance canadienne, et le Parti conservateur du Canada voit le jour.

Au début, on croit que MacKay se présentera à la course à la direction du nouveau parti. Cependant, il choisit de ne pas le faire et c'est Stephen Harper qui en devient le chef en mars 2004. Il s'empresse de nommer MacKay leader suppléant du parti.

Lors des élections suivantes du 28 juin 2004, le Parti conservateur est pratiquement balayé du Canada atlantique, mais MacKay conserve la circonscription nouvellement répartie de Central Nova. Au total, le Parti conservateur remporte 99 sièges, mais les Libéraux perdent leur majorité et forment un gouvernement minoritaire après les élections.

En novembre 2005, les trois partis de l'opposition, soit les Conservateurs, le Bloc Québécois et le NPD, adoptent une motion de censure en invoquant la corruption du gouvernement libéral. En conséquence, les élections tenues le 23 janvier 2006 occasionnent le retour d'un gouvernement conservateur minoritaire, dont Stephen Harper devient le premier ministre. MacKay est nommé ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique.

Devenu ministre de la Défense nationale en 2007, MacKay annonce, en 2008, que le gouvernement lancera un programme de mise à niveau de l'équipement militaire canadien. En 2010, il précise que le gouvernement fera l'acquisition de 65 chasseurs à réaction F‑35 auprès de Lockheed Martin, afin de remplacer les CF‑18 vieillissants. MacKay et le ministère de la Défense nationale subissent des critiques pour avoir sous‑estimé les coûts de ce programme.