Piano - Facture

Piano - Facture. Au Canada, la fabrication de pianos remonte à la deuxième décennie du XIXe siècle. Elle devint une industrie importante durant la période comprise entre 1890 et 1925, employant quelque 5000 personnes pour fabriquer des produits évalués annuellement à plusieurs millions de dollars.

Au début du XIXe siècle, alors que la demande d'instruments de musique augmentait avec l'accroissement de la population, il apparut évident que faire venir d'Europe en grande quantité un instrument aussi lourd que le piano n'était pas du tout pratique à cause du coût et des risques de dommage au cours de longs voyages dans les cales humides des cargos. Qui plus est, les pianos importés, fabriqués principalement en Allemagne et en Grande-Bretagne, étaient jugés inadaptés au climat canadien.

Les premiers facteurs au Canada, habiles artisans britanniques ou allemands, travaillaient dans de petits ateliers avec quelques aides, produisant sans doute pas plus d'un ou deux pianos chaque mois. La plupart de leur temps a dû être consacré à l'accordage et à la réparation. L'un des premiers fut Frederick Hund, actif seul à Québec en 1816 et plus tard comme associé de Gottlieb Seebold. La firme de G.W. Mead (Mead, Mott & Co.) fut active à Montréal de 1827 à 1853 environ. John Morgan Thomas s'établit à Montréal vers 1832 et se fixa à Toronto en 1839 mais on ne sait pas à quel moment il commença à fabriquer des pianos.

Parmi les plus anciens facteurs et compagnies connus, actifs dans les années 1840, figurent : à Montréal, William Dennis (fl. 1834-53), Isaac Reinhardt (né en 1808, mort en 1846), Thomas D. Hood (fl. 1848-77) et John Stephenson (fl. 1848); à Québec, Milligan (fl. 1844), Richard Owen (fl. v. 1840) et J.M. Pfeiffer (fl. 1849); à Saint-Jean, N.-B., A. Laurilliard (v. 1850); à Halifax, B. Slade (fl. 1832) et H. & J. Philips (fl. 1845-59); à Toronto, John et James Mead (fl. 1840), les frères O'Neill (fl. 1844), Thomas & Smith (1840) et Reynolds & Duffett (ouverte en 1849). (Les dates proviennent de la documentation disponible se rapportant à des instruments qui ont subsisté - par exemple, un piano de Laurilliard au Musée du Nouveau-Brunswick à Saint-Jean, un de Mead, Mott & Co. au Château de Ramezay à Montréal, et un de Richard Owen au Royal Ontario Museum à Toronto - ou d'annonces et de répertoires d'adresses des villes.)

Le recensement de 1851 dénombrait 4 facteurs de pianos, particuliers ou compagnies, dans le Haut-Canada (tous à Toronto) et 13 dans le Bas-Canada (10 à Montréal, 3 à Québec). Au moment de la Confédération (1867), des firmes de fabrication de pianos plus importantes furent établies. La compagnie de John C. Fox (autrefois de New York et située à Kingston de 1862 à 1868) fabriqua quelque 500 pianos par année (voir Weber Piano Co.). À Montréal, Mead, Brothers & Co., avait succédé à Mead, Mott & Co., et la Craig Piano Co. fut fondée en 1856. Theodore Heintzman, formé à Berlin et à New York, commença à fabriquer des pianos en 1860 et constitua une compagnie en 1866. Bien qu'inactifs comme facteurs jusque vers 1890, A. & S. Nordheimer furent agents de pianos et marchands de musique à Kingston puis déménagèrent à Toronto en 1844.

Grâce aux conditions favorables qui prévalurent au lendemain de la Confédération, la nouvelle industrie prospéra. La population de l'Est du Canada croissait rapidement en nombre et en richesse, et le parachèvement de la voie ferrée du CP en 1885 rendit possible l'expédition de pianos dans les Provinces de l'Ouest nouvellement créées. À quelques exceptions près (Bagnall, plus tard Goodwin, à Victoria; Amherst Piano Co. à Amherst, N.-É.; Fraser & Sons à Halifax; Edmund E. Kennay à Saint-Jean, N.-B.), les facteurs de pianos se concentrèrent dans le Sud de l'Ontario et dans la région de Montréal. Les noms les plus importants autour des années 1900 furent, à Toronto, Heintzman, Gerhard Heintzman, Mason & Risch, Mendelssohn, Newcombe, Nordheimer, et Gourlay, Winter & Leeming; à Guelph, Bell; à Bowmanville, Dominion; à London, Ont., Evans; à Woodstock, Karn; à Listowel, Morris, Feild & Rogers; à Oshawa et Toronto, R.S. Williams; à Kingston, Wormwith; à Ottawa, Martin-Orme; à Montréal, Craig, Foisy, et Pratte; à Sainte-Thérèse, Willis, Lesage ainsi que Sénécal et Quidoz. Des succursales pour la vente au détail ou des entrepôts étaient suffisants pour des villes nouvelles comme Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton et Vancouver. Aucune d'elles ne semble avoir pu mettre sur pied une fabrique de pianos.

Un stimulant additionnel pour les facteurs canadiens fut le tarif protectionniste de 1879, lequel découragea la concurrence de la part des manufacturiers amér.; cependant, des tarifs encore plus élevés aux É.-U. (45 p. cent en 1903) étouffèrent les exportations canadiennes vers ce pays. L'exportation vers d'autres continents se développa aussi lentement. En 1893, le Canada n'exporta que 135 pianos, principalement en Grande-Bretagne, en Australie et aux États-Unis, tandis qu'il en importa environ quatre fois plus des États-Unis seulement. En 1903 néanmoins, la balance avait oscillé, avec 509 exportations et seulement 367 importations et, au cours des premières années du XXe siècle, des experts de l'industrie remarquèrent que la qualité de la plupart des pianos canadiens était si élevée que les Canadiens étaient enclins à n'importer que les pianos des facteurs les plus réputés, tels Steinway à New York, et le coût de ces importations limita la demande.

L'industrie grandit jusque dans les premières années du XXe siècle (elle connut toutefois un déclin durant la Première Guerre mondiale) et une campagne de publicité fut entreprise pour éveiller l'intérêt à l'égard du piano chez tous les membres d'une famille moyenne. Alors qu'au XIXe siècle, le piano au Canada avait été largement identifié aux seules jeunes filles, des slogans comme « un piano dans chaque salon » et « musique au foyer » de la campagne du Canadian Bureau for the Advancement of Music fit qu'au XXe siècle, un piano semblait être devenu partie intégrante de la vie.

Le nombre croissant de musiciens amateurs et l'attrait grandissant de la musique légère prépara un terrain fertile pour la venue du piano pneumatique.

Plus de 100 compagnies manufacturières de pianos, facteurs indépendants et fabricants de pièces furent très prospères à un certain moment durant l'apogée de l'industrie, de 1890 à 1925 environ. Plusieurs d'entre eux (Bell, Dominion, Karn) fabriquaient également des orgues. Dans les 12 premières années du XXe siècle, le nombre de pianos fabriqués au Canada fut plus que doublé : d'environ 12 000 en 1900, il passa à environ 30 000 en 1912. En 1900, la plupart des pièces (marteaux, mécaniques, cordes, touches, etc.) étaient importées, mais finalement, celles-ci en vinrent aussi à être fabriquées par des manufacturiers canadiens. Parmi les mieux connus furent Otto Higel Co. Ltd. (1896-1944, manufacturiers de mécaniques de pianos et de rouleaux perforés), A.A. Barthelmes (1899-1911, mécaniques de piano), D.M. Best & Co. (fondée en 1900, marteaux et cordes de piano), W. Bohne & Co. (marteaux et cordes), J.M. Loose & Co. (touches et claviers) et Wagner, Zeidler & Co. (claviers), tous de Toronto, et Sterling Action & Keys Co. à Brantford. Best survécut et devint en 1973 une succursale de Heintzman; la société existait toujours en 1991, affiliée à un autre fabricant de cordes, Piano Tech. Ces compagnies, ainsi que d'autres comme Pianophile (Montréal), sont avant tout des grossistes : elles importent des accessoires des États-Unis et du Japon, mais peuvent aussi fournir des pièces sur mesure, à la demande du client - dans ce domaine, on trouve par exemple André Bolduc (sommiers) à Montréal et la compagnie torontoise Ari Isaac, dont les cordes graves sont distribuées à travers toute l'Amérique du Nord. En 1899, des facteurs de pianos s'unirent pour former la Canadian Piano and Organ Manufacturers' Association qui exista jusqu'en 1975 alors qu'elle devint le comité des instruments à clavier de la Music Industries Assn of Canada (MIAC). La publication officieuse de l'industrie fut le Canadian Music Trades Journal (1900-33).

La Première Guerre mondiale provoqua une éclipse dans l'industrie de la fabrication des pianos. Bois, métaux et combustibles furent interdits aux « industries de luxe », et des artisans qualifiés se joignirent aux forces armées. Face au manque de main-d'oeuvre expérimentée, plusieurs firmes de pianos durent engager des femmes comme stagiaires. (La Sherlock-Manning Company de London, Ont., plus tard de Clinton, Ont., fut peut-être la première au Canada à rémunérer ses employées au même salaire que les hommes.) Avec la suspension de l'exportation allemande à la clientèle de Grande-Bretagne, d'Australie, etc. (représentant 60 000 pianos par année), un immense marché potentiel s'ouvrit au piano canadien. Cependant, la plupart des manufacturiers canadiens ne profitèrent pas des avantages de la situation, en partie à cause des frais de transport prohibitifs et en partie parce qu'un système entièrement nouveau s'imposait pour la fabrication d'un instrument destiné à l'exportation; les manufacturiers n'étaient pas disposés à mettre sur le marché deux instruments de type différent.

Dans les années 1920, plusieurs facteurs furent responsables du déclin graduel de l'industrie du piano. La rage du piano pneumatique commença à s'estomper. La radio et les films sonores firent leur apparition. De moins en moins de nouveaux foyers disposaient de l'espace requis pour un piano. Les conditions économiques étaient instables et les épargnes familiales étaient consacrées à l'achat d'appareils économisant le travail manuel - réfrigérateurs, lessiveuses, aspirateurs et automobiles - plutôt qu'à des objets de luxe comme le piano. Une étude officieuse réalisée à la fin des années 1920 révéla que quatre foyers canadiens sur cinq possédaient un phonographe et/ou un poste de radio, mais que seulement un sur cinq avait un piano. De cette baisse de la demande résulta la fusion de plusieurs compagnies ou la prise en main de certaines par d'autres (par exemple, Gerhard Heintzman en 1927 et Nordheimer en 1928 par Heintzman, Craig en 1930 par Lesage, et Doherty en 1920 et Gourlay, Winter & Leeming en 1924 par Sherlock-Manning). D'autres fermèrent simplement leurs portes (par exemple Morris en 1923, Evans Bros. v. 1933). Quelques compagnies lancèrent des modèles plus petits, rivalisant entre elles pour offrir les plus compacts dans un effort pour satisfaire les locataires d'appartements et les propriétaires de petites maisons. (La Weber Co. créa en 1921 un piano à queue de trois pieds, à cinq octaves, fait sur mesure, pour une famille de Winnipeg.)

Seules les compagnies les plus solides surent résister à la dépression. Bell, Craig, Dominion, Weber et Williams furent parmi celles qui cessèrent d'exister. En 1940, seulement Lesage, Quidoz, et Willis & Co. étaient encore actives au Québec (Willis déclara faillite en 1979). En Ontario, les compagnies survivantes en 1940 étaient Sherlock-Manning Pianos Ltd. et Heintzman Co. Ltd. (qui s'unirent sous le nom de Heintzman en 1978) et Mason & Risch (toujours active au Canada, mais devenue propriété d'une firme amér. en 1948). À New Westminster, C.-B., une firme connue sous le nom d'Edmund Piano Co. fut active jusqu'aux années 1950.

Les statistiques d'après 1935 indiquent une faible mais constante augmentation générale de la demande et de la production. Les chiffres (relatifs à l'augmentation de la population) sont faibles cependant comparés à ceux des années antérieures, à l'époque de l'apogée de l'industrie. Dans les foyers, radio, phonographe puis télévision et haute-fidélité ont évincé le piano. D'autres instruments de musique, notamment la guitare et l'orgue électrique à « gadgets multiples », sont devenus plus populaires auprès de ceux qui veulent faire de la musique à des fins purement récréatives. Alors que le piano fut à une époque le fondement de l'éducation musicale d'à peu près chaque enfant, des tendances en éducation musicale à partir des années 1940 ont incité les étudiants à choisir une plus grande variété d'instruments, principalement l'accordéon, les instruments d'harmonie et, plus récemment, les instruments à cordes. Malgré tout, on a estimé qu'à la fin des années 1970, à peu près la moitié des étudiants en musique jouaient du piano.

Dans les années 1940 et 1950, des facteurs étrangers commencèrent à envahir le marché canadien; Mason & Risch fut acquise par une puissante corporation amér. Dans les années 1960, les pianos japonais - principalement le Yamaha - devinrent très répandus. Généralement à prix inférieur et largement disponibles, ils concurrencèrent vivement ceux de fabrication canadienne et ils furent commandés en grand nombre par des écoles et des conservatoires qui utilisaient jadis des instruments canadiens.

Les ventes diminuèrent encore dans les années 1970. De 1980 à 1986, la vieille garde (Heintzman, Sherlock-Manning et Lesage) se démena pour assurer la survie de cette industrie. Après des années d'indépendance, toutes les trois durent vendre, dans l'espoir que les acquéreurs pourraient redresser la barre : Heintzman fut rachetée par la Sklar-Peppler Manufacturing Co. (1981), Sherlock-Manning par Draper Bros. and Reid (1984), et Lesage entra dans le giron de PSC Management, le cartel de Grant Clark (1986). Après avoir tenté de rajeunir la conception du produit et d'en relancer la commercialisation, Sklar arrêta la production en 1986. Lesage ferma l'année suivante. Quant à Sherlock-Manning, elle connut trois autres propriétaires, et en 1991, l'usine de Vanastra, Ont., n'occupait plus que deux personnes. Elle ne recevait que des demandes de réparation sporadiques, mais on se tenait prêt à relancer la production pour le cas où de nouveaux capitaux seraient dénichés.

Heureusement, la vente active de vieux modèles compense un peu la baisse du nombre de pianos dans les foyers canadiens, car ces instruments nécessitent souvent une remise en état et doivent être fréquemment réaccordés. Le George Brown College de Toronto propose une formation diplômée de technicien - l'étudiant doit en particulier assembler un piano droit et un piano à queue. Les techniciens en piano peuvent adhérer à la Piano Technicians Guild des É.-U., qui possède trois agences canadiennes, à l'Ontario Guild of Piano Technicians ou à la Canadian Assn of Piano Technicians (dont le siège se trouve à Calgary).

Facteurs de pianos et usines d'assemblage A-D

Dans la mesure où leur statut a pu être précisé, les distributeurs et les détaillants ont été exclus de la liste suivante. Plusieurs des noms d'avant 1860 représentent des noms d'artisans qualifiés distincts plutôt que des manufacturiers. Des changements mineurs de raison sociale (par exemple de « compagnie de pianos et d'orgues » à « compagnie d'orgues et de pianos ») n'ont pas été inscrits. Une date indique généralement les années durant lesquelles les pianos furent fabriqués et non la durée de vie d'une compagnie.

Amherst Pianos, Amherst, N.-É., fl. 1908-23. Devenue plus tard Cumberland Piano Co.

George Anderson, Saint-Jean, N.-B., fl. 1855-71

John Bagnall, Victoria, C.-B., v. 1871-85. Acquis par Charles Goodwin & Co.

Beethoven. Voir R.S. Williams. Voir aussi Georges Ducharme

Bell Piano and Organ Co., Guelph, Ont. Fabrication de pianos, 1888-1934. Absorba Mendelssohn Piano Co. en 1919. Acquise par Lesage Pianos en 1934 et maintenue comme marque de commerce

Belmont. Voir Lesage

Berlin Piano & Organ Co., Berlin (Kitchener), Ont., v. 1900-04

Bernhardt's Furniture, Windsor, Ont., fl. 1957. Produisit des pianos électroniques Miessner

Robert Blouin, Sherbrooke, Québec, fl. 1966

Blundall Piano Co., Toronto, 1900-après 1912

Bowles, Québec, milieu du XIXe siècle

Thomas Boyd, Uxbridge, Ont.

Brantford Piano Co. Voir Morris Pianos

Brockley & Misener, Halifax, 1857-63. T. & A.W. Brockley, 1863-97

Brown, Montréal, fl. 1874

George Brown, John Munro et Cie. Déménagée de Boston à Montréal v. 1860

Canada Organ and Piano Co. Voir R.S. Williams

Canadian Organ and Piano Co., fl. 1874-75

Canadian Piano Co. Voir Thomas F.G. Foisy

Cecilian Piano Co., Toronto, avant 1915-22. Pianos pneumatiques seulement. Absorbée par Stanley

Louis Charbonneau, Montréal, fl. 1889

V.W. Claude & Co., Montréal, fl. 1898

F.C. Cline, Kingston, Ont., 1868

Clinton. Voir Doherty Pianos

Colonial Piano Co., Sainte-Thérèse, Québec, avant 1915-27. Fabriqua le piano Saint-Saens [sic]

La Compagnie de pianos Pratte / Pratte Piano Co., Montréal, fl. 1889-1926, ensuite partie de J.-Donat Langelier Ltée

Craig Piano Co., Montréal, 1856-1930. Précédée par Labelle & Craig. Absorbée par Lesage en 1930

E. Cross & Co., Toronto, fl. 1898

Crossin (& Martens) Piano Mfr. Co., Toronto, 1883-après 1908

Cumberland Piano Co., Amherst, N.-É., et Toronto. Précédemment Amherst Pianos

David & Michaud, Montréal, 1917-23. Voir aussi Michaud

William Dennis, Montréal, fl. 1834-53

Doherty Pianos, Clinton, Ont., 1907-20. Absorbée par Sherlock-Manning en 1920 et maintenue comme marque de commerce jusqu'au début des années 1930. Introduisit la marque Clinton en 1913

Dominion. Voir Rainer & Co.

Dominion Organ & Piano Co., Bowmanville, Ont. Fabrication de pianos, 1879-v. 1935

Draper Bros. and Reid. Voir Sherlock-Manning

Georges Ducharme, Montréal, fl. 1891-98. Fabriqua des pianos Beethoven

Noah Durant, Vankleek Hill, Ont., fl. 1908

E-L

Edmund Piano Co., New Westminster, C.-B., v. 1924-après 1952

Ennis (& Ennis) Co., Hamilton, Ont., 1863-1911. Plus tard marque de commerce de R.S. Williams

Evans Bros. Piano & Manufacturing Co., Ingersoll, Ont., v. 1871-90, ensuite à London, Ont., jusque v. 1933

Everson. Voir R.S. Williams

Featherston Piano Co., Montréal, 1893-99

Thomas F.G. Foisy (Canadian Piano Co.), Sainte-Thérèse-de-Blainville, Québec, 1888-91, Montréal, 1891-1914. Absorbée par C.W. Lindsay en 1914

Foster-Armstrong Co., siège social à Toronto, fl. 1910, Kitchener, Ont., avant 1915-24. Absorbée par Sherlock-Manning. Fabriqua des pianos Haines Bros.

J.C. Fox, Kingston, Ont., 1862-68 (voir l'entrée de l' EMC sur la Weber Piano Co.)

W. Fraser & Sons, Halifax, v. 1856-v. 1890. Absorba H. & J. Philips

Charles Goodwin & Co., Victoria, C.-B., 1885-v. 1891. Continuation de John Bagnall

Gourlay, Winter & Leeming, Toronto. Fabrication de pianos, 1904-24. Acquit R. McMillan. Absorbée par Sherlock-Manning en 1924

Grinnell Bros., Windsor, Ont., 1908-v. 1941. Succursale de la société de Detroit

Haines Bros. Voir Foster-Armstrong Co.

Haydn Piano Manufacturing Co., Montréal, fl. 1898

Heintzman, Toronto. Commença comme fabricant à titre privé en 1860 puis devint compagnie à Toronto (1866-1977) et ensuite à Hanover, Ont., dans une usine construite en 1962. Absorba Gerhard Heintzman et Nordheimer, puis Sherlock-Manning en 1978; rachetée par Sklar-Peppler Manufacturing Co. en 1981; arrêt de la production en 1986; actif incorporel (dont la marque Heintzman) racheté par la société de détail The Music Stand

Gerhard Heintzman, Toronto, 1877-1927. Absorbée par Heintzman

Henry Herbert. Voir Mason & Risch

J.W. Herbert & Co., Montréal, fl. 1837

Henry & Francis Hoerr, Toronto, fl. 1890

Thomas D. Hood, Montréal, fl. 1848-77

Frederick Hund, Québec, fl. 1816

Hund & Seebold, Québec, jusqu'en 1824. Voir aussi Seebold, Manby & Co.

Henry G. Hunt, Nouveau-Brunswick, fl. années 1850

Joseph T. Hunt, Saint-Jean, N.-B., fl. 1845-55

Imperial Piano Co., Toronto, fl. 1901

International Piano Co., Toronto, fl. 1928

Jackson & Co., Peterborough, Ont., fl. 1889

Karn Piano Co., Woodstock, Ont. Commença à fabriquer des pianos à la fin des années 1880. Karn Morris Piano & Organ Co., v. 1909-20. Absorbée par Sherlock-Manning. Maintenue comme marque de commerce jusqu'en 1957

Kennay & Scribner, Saint-Jean, N.-B., fl. 1851. Continua plus tard sous le nom d'Edmund E. Kennay (fl. 1871)

Knott & Sons, Hamilton, Ont., 1871-v. 1914

Kilgour Piano & Organ Co., Hamilton, Ont., 1888-99

Kreisler. Voir Mason & Risch

Krydner. Voir R.S. Williams

Labelle & Craig, Montréal, 1854-56. Continua sous le nom de Craig

J.-Donat Langelier Ltée (devenue Langelier-Valiquette Ltée en 1963). Commença v. 1915 à Pointe-aux-Trembles, Québec, continua v. 1930 à Montréal. N'était pas fabricant. Voir La Compagnie de pianos Pratte

Lansdowne Piano Co., Toronto, v. 1885-90 (voir les entrées de l' EMC sur Gerhard Heintzman et Nordheimer)

A. Laurilliard, Saint-Jean, N.-B., fl. v. 1850

Layton Bros., Montréal (voir l'entrée de l' EMC sur les Non-voyants)

Lesage Pianos, Sainte-Thérèse-de-Blainville, Québec, fondée en 1891. Absorba Craig Piano Co., Bell Piano and Organ Co., et Weber Piano Co. Autres marques : Belmont et Schumann. Rachetée par PSC en 1986, ferma en 1987

P.W. Leverman & Co., Halifax, 1889-97

C.W. Lindsay & Co., Montréal, v. 1880-v. 1950. Vendeur seulement, mais durant quelques années vendit des pianos Craig, Lesage et autres sous le nom de Lindsay

Liszt Piano Co., fl. 1908

Lonsdale Piano Co., Toronto, avant 1915-22

M-R

R. McMullen & Co., Kingston, Ont. Absorbée par Gourlay, Winter & Leeming

W.H. Manby, Montréal, fl. 1857-61. Précédée par Seebold & Manby

Martin-Orme Piano Co., Ottawa, 1902-v. 1924 (voir l'entrée de l' EMC sur Orme & Sons)

Mason & Risch, Toronto. Commença à fabriquer des pianos en 1877. Jusqu'en 1878, Mason, Risch & Newcombe. Autres marques : Chopin, Kreisler, Schubert et Henry Herbert

McMillan & Co., Kingston, Ont. 1903-07. Absorbée par Gourlay, Winter & Leeming

Mead (Mead, Mott & Co., Mead, Brothers & Co.), Montréal, 1827-v. 1853

J. & J. Mead, Toronto, 1840-v. 1844

Mendelssohn Piano Co., Toronto, v. 1886-1919. Absorbée par Bell Piano & Organ Co. Maintenue comme marque de commerce par Bell et, 1934-72, par Lesage Pianos

Oswald Michaud, Montréal. Atelier privé, 1937-début des années 1950. Voir aussi David & Michaud

Francis Milligan, Québec, fl. 1854-64

George Milligan, Québec, fl. 1844

George et William Moir, Halifax, fl. 1852

Morris Pianos, Listowel, Ont. Établie en 1892 sous le nom de Morris, Feild, Rogers Co., successeur de Brantford Piano Co. Continua sous le nom de Karn Morris Piano Co., v. 1909-20, et sous celui de Morris Pianos, 1920-v. 1924

Mozart Piano Co., Toronto, avant 1912-20. Absorbée par National Piano Co. v. 1918 mais fabriqua des pianos jusqu'en 1920

National Piano Co., Toronto, avant 1915-29. Absorba Mozart Piano Co. v. 1918

Newcombe Piano Co., Toronto, 1878-1926. Maintenue comme marque de commerce par Willis, v. 1934-79

A. & S. Nordheimer Piano & Music Co., Toronto. Fabrication de pianos v. 1890-1927. Absorbée par Heintzman et maintenue comme marque de commerce jusqu'à la fin des années 1960

O'Neill Brothers, Toronto, fl. 1844

Ontario Piano Co., Toronto, fl. 1928

J.L. Orme & sons, Ottawa. Voir Martin-Orme

Oshawa Piano & Cabinet Co., Oshawa, Ont.

Richard S. Owen & Son, Québec, fl. v. 1849

Palmer Piano Co., Uxbridge, Ont., fl. 1908

Percival Piano Co., Ottawa, fl. 1918

J.M. Pfeiffer, Québec, fl. 1849

H. & J. Philips, Halifax, 1845-59. Acquise par W. Fraser & Sons

Plaola, Oshawa. Pianos pneumatiques seulement

Prince Piano Co., Toronto, fl. 1895-1914

PSC Management. Voir Lesage et Sherlock-Manning

Quidoz Piano. Voir Sénécal et Quidoz

Rainer & Co., fl. 1866, Whitby, Ont., fl. 1872, Guelph, Ont. Utilisa Dominion comme marque de commerce

Rappe, Weber & Co., Kingston, Ont., fl. 1868-69

Isaac Reinhardt, Montréal, ferma en 1846

J. Reyner, Kingston, Ont., fl. 1870

Reynolds & Duffett, Toronto, fl. 1849

S-Z

Saint-Saens [sic]. Voir Colonial Piano Co.

Schubert. Voir R.S. Williams

Schumann. Voir Lesage

Schumann Piano Co., Toronto

Seebold, Manby & Co., Montréal, fl. 1856. Voir aussi Hund & Seebold

Sénécal et Quidoz, Sainte-Thérèse-de-Blainville, Québec, v. 1897-1938. Continuant sous le nom de Quidoz Piano (1938-66), utilisa aussi la marque Gerhard

Sherlock-Manning Pianos. Fabrication de pianos à London, Ont., 1910-30, à Clinton, Ont., 1930-88. Fusionna avec Heintzman en 1978. Absorba Doherty Pianos, Foster-Armstrong Co., Gourlay, Winter & Leeming, et Karn Piano Co. Doherty fut utilisé comme marque de commerce jusqu'au début des années 1930. Les employés fondèrent la Bros and Reid Ltd. en 1978, gardant les installations de Clinton pour la production d'accessoires. Bros and Reid racheta Sherlock-Manning à Heintzman (1980). Vendue à PSC Management (1984) et à plusieurs autres ensuite. Usine relocalisée en 1988 à Vanastra, Ont., près Clinton

B. Slade, Halifax, fl. 1832

Small & McArthur, Uxbridge, Ont., fl. 1898

Smith. Voir John Morgan Thomas

William Snyder, Berlin (Kitchener), Ont.

Standard Piano Co., Toronto, fl. 1898

Stanley Piano Co., Toronto, ca. 1896-1924. Absorba Cecilian en 1922

John Stephenson, Montréal, fl. 1848

Stevenson & Co., Kingston, Ont., v. 1887-91. Voir aussi Weber et Wormwith

Sumner & Brebner, Ingersoll, Ont., fl. 1906-11

C.L. Thomas & Co. (Western Pianoforte Manufactory of Canada), Hamilton, Ont., v. 1856-v. 1893

John Morgan Thomas (Thomas & Smith), Toronto, fl. 1840

Uxbridge Piano Co., Uxbridge, Ont., v. 1899. Une autre compagnie porta le même nom, fl. 1914-15

S.R. Warren, Montréal. Fabrication de pianos v. 1845

Weber Piano Co., Kingston, Ont., 1871-v. 1887. Continua sous le nom de Stevenson & Co. jusqu'en 1891, sous celui de Wormwith jusqu'en 1918, et de nouveau Weber Piano Co., 1919-39. Absorbée par Lesage Pianos en 1939

G.M. Weber, Kingston, Ont., v. 1881-95

Werlich Brothers, Preston (Cambridge), Ont., fl. 1908. Pianos pneumatiques seulement

Western Pianoforte Manufactory of Canada. Voir C.L. Thomas & Co.

R.S. Williams, Toronto. Usine construite à Oshawa en 1889 (Canada Organ and Piano Co., 1873-1902). Fabrication de pianos de 1873 jusqu'au début des années 1930. Autres marques : Beethoven, Canada, Ennis, Everson, Krydner, Schubert

Williams & Leverman, Halifax, 1871-89. Reprise par P.W. Leverman & Co.

Willis & Co., Montréal. Usine à Sainte-Thérèse-de-Blainville, Québec, v. 1900-79

Wormwith, Kingston, Ont., 1891-1918. Reprenait Weber Piano Co. et Stevenson & Co., utilisant Weber comme marque de commerce. Rebaptisée Weber Piano Co. en 1919

Wright Piano Co., Strathroy, Ont. 1908-24