Ah! Si mon moine voulait danser

« Ah! Si mon moine voulait danser ». On estime que cette chanson folklorique était chantée en France aussi tôt que le début du XVIIe siècle. « Ah! Si mon moine voulait danser » est en fait un jeu de mots : le moine désigne tout aussi bien une toupie qu'un religieux.

Ah! Si mon moine voulait danser

« Ah! Si mon moine voulait danser ». On estime que cette chanson folklorique était chantée en France aussi tôt que le début du XVII<sup>e</sup> siècle. « Ah! Si mon moine voulait danser » est en fait un jeu de mots : le moine désigne tout aussi bien une toupie qu'un religieux. On se plaît donc à offrir tantôt un capuchon, tantôt un chapelet à ce moine pour qu'il danse; telle est la version publiée dans Chansons populaires du Canada (Québec 1865) d'Ernest Gagnon. On retrouve le texte notamment dans La Lyre canadienne (Québec 1886), ouvrage compilé par W.H. Rowan. Les paroles françaises et leur traduction anglaise paraissent entre autres dans Chansons de Québec / Folk Songs of Quebec (Waterloo 1957) et Penguin Book of Canadian Folk Songs (Harmondsworth, Angl. 1973) d'Edith Fowke. Marius Barbeau, dans Alouette (Montréal 1946), dit en avoir recueilli une autre version, semblable musicalement, où on habille le moine de colifichets, telle une cravate, lesquels ne lui conviennent guère. Il ne reproduit toutefois pas cette variante. Popularisée en 1927 par Charles Marchand et ses Troubadours de Bytown au premier des festivals du CP au Château Frontenac de Québec, ils enregistrèrent cette chanson en 1928 sur un 78tours Victor. Parmi les nombreux autres enregistrements, mentionnons ceux sur microsillon . par Louise Forestier (RCI et RCA CS-100-9) et Alan Mills accompagné par Jean Carignan, violoneux, et Gilbert Lacombe, guitariste (Folk. FG-3532). Leslie Bell et J.-F. Sénart en ont fait des arrangements pour choeur.