Contant, Alexis

En 1885, il devient organiste à l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort.

Contant, Alexis
\u00ab Cain \u00bb, son oeuvre ma\u00eetresse, est l'un des premiers oratorios compos\u00e9s par un Canadien.

Contant, Alexis

Alexis Contant, compositeur, organiste, professeur et pianiste (Montréal, 12 nov. 1858 --id., 28 nov. 1918). Premier compositeur canadien important à ne pas avoir étudié à l'étranger, Contant est en grande partie autodidacte et perfectionne son art en étudiant les oeuvres des maîtres. Il apprend néanmoins l'harmonie, le contrepoint et la composition avec Calixa Lavallée, après avoir reçu des leçons de piano de Joseph A. Fowler.

En 1885, il devient organiste à l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort. Il consacre néanmoins le plus clair de son temps et de son énergie à l'enseignement : il est professeur au Collège de Montréal, au couvent d'Hochelaga, au collège du Mont-Saint-Louis et au Conservatoire national et donne aussi des leçons particulières. Plusieurs des élèves qui fréquentent son studio deviennent plus tard célèbres, tels Claude Champagne, Rodolphe Mathieu et Wilfrid Pelletier. La première de Caïn, son oeuvre majeure et l'un des premiers oratorios composés par un Canadien, est exécutée en 1905 en présence de sir Wilfrid Laurier, alors premier ministre du Canada. Terminé en 1909, son second oratorio, Les Deux Âmes, n'est présenté qu'en 1913. Contant a écrit aussi plusieurs messes et morceaux de musique de chambre dont le Trio pour violon, violoncelle et piano est le plus souvent exécuté. Si ses lignes mélodiques rappellent souvent Fauré, ses oeuvres ressemblent à celles de Gounod et de Saint-Saëns par la forme et l'esthétique. En 1962, on nomme une avenue de Montréal en son honneur.