Bambrick, Winifred

Winifred (Estella) Bambrick. Harpiste, romancière (Ottawa, 21 février 1892 - Montréal, 11 avril 1969). Elle grandit à Ottawa et Chelsea, Québec, et fit ses débuts comme harpiste à l'Aeolian Hall, New York, le 22 octobre 1913.
Winifred (Estella) Bambrick. Harpiste, romancière (Ottawa, 21 février 1892 - Montréal, 11 avril 1969). Elle grandit à Ottawa et Chelsea, Québec, et fit ses débuts comme harpiste à l'Aeolian Hall, New York, le 22 octobre 1913.


Bambrick, Winifred

Winifred (Estella) Bambrick. Harpiste, romancière (Ottawa, 21 février 1892 - Montréal, 11 avril 1969). Elle grandit à Ottawa et Chelsea, Québec, et fit ses débuts comme harpiste à l'Aeolian Hall, New York, le 22 octobre 1913. Le critique du New York Times loua sa « virtuosité incontestable » et son « style vigoureux ». Première harpiste à enregistrer pour Edison Diamond Discs, elle grava en 1914 pour Thomas Edison plusieurs oeuvres dont trois parurent en 1915 sur le disque Edison 50213 (l'arrangement d'A.F. Pinto de One Sweetly Solemn Thought d'Ambrose, sous-titrée « Fantasia Religiosa », Vision de Verdalle et Tarantelle d'A.F. Pinto).

En 1920, Winifred Bambrick devint harpe solo de la musique de John Philip Sousa, poste qu'elle conserva jusqu'au moment où elle entreprit une carrière de soliste en 1930. Le Wurlitzer Harp Catalogue de 1924 contient une photographie d'elle où elle fait la promotion de la harpe Wurlitzer. Selon des anecdotes non vérifiées, elle aurait passé les années 1930-34 à se produire surtout au Canada et aux États-Unis, notamment à Hollywood où elle aurait joué pour le cinéma.

En 1934 elle était à Londres où elle joua pour la radio de la BBC ainsi qu'au théâtre Alhambra (v. 1934-36). Elle embrassa alors une nouvelle carrière comme membre de l'orchestre d'une revue de cirque qui parcourut l'Europe pendant trois ans. Ayant fui Leipzig de justesse à la déclaration de la Deuxième Guerre mondiale en 1939, elle se rendit en Angleterre par le dernier train vers l'ouest (en compagnie de sa mère, née Catherine Corbett, qui était probablement son impresario) puis elle gagna le Canada par bateau. Elle tira de ces expériences un roman traitant de la vie de cirque, du théâtre dans la politique, des rôles qu'on fait jouer aux femmes et du déclenchement de la guerre. Intitulé Continental Revue (l'édition amér. portait le titre Keller's Continental Revue), ce roman parut en 1946 et gagna la même année le prix du gouverneur général, catégorie fiction. On a dit que Winifred Bambrick avait terminé en décembre 1947 un second roman intitulé The Lasting Spring, mais celui-ci ne fut jamais publié et aucun manuscrit n'a été retracé.

Winifred Bambrick retourna en Angleterre dans les années 1950 mais, souffrant d'emphysème, elle cessa de se produire en public vers 1960. Au début des années 1960, elle s'établit à Montréal, puis alla vivre avec des parents à Sept-Îles. Elle passa les dernières années de sa vie dans une maison de convalescence à Montréal. Au cours de sa carrière, elle donna plus de 1000 concerts en Europe, en Amérique du Nord, en Inde et à Cuba. Le programme d'un récital qu'elle donna à Montréal en 1947 liste 15 titres de son répertoire, incluant des oeuvres de Bach, Debussy, Mozart, Prokofiev, Rubinstein, Charles Schütze et Marcel Tournier.


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