Bataille de Saint-Denis

Deux détachements de l'armée viennent de Montréal pour attaquer Saint-Charles : l'un, sous le commandement du colonel Wetherall, prend la route du sud par Chambly, et l'autre, commandé par le lieutenant-colonel Francis GORE, prend la route du nord par Sorel.

Rébellions de 1837, Bas-Canada
Nelson, Wolfred
Wolfred Nelson, un des chefs du mouvement Patriote, dessin de Jean-Joseph Girouard (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-18408).

Bataille de Saint-Denis

À la mi-novembre 1837, le gouvernement du Bas-Canada décide de lancer l'armée contre les PATRIOTES et ordonne d'arrêter leurs chefs. Sous la conduite de Thomas Storrow Brown, de Montréal, les Patriotes du comté de Richelieu s'emparent du manoir du seigneur Pierre Debartzch et l'entourent de fortifications, pendant qu'à Saint-Denis, ils se regroupent autour de Wolfred Nelson.

Deux détachements de l'armée viennent de Montréal pour attaquer Saint-Charles : l'un, sous le commandement du colonel Wetherall, prend la route du sud par Chambly, et l'autre, commandé par le lieutenant-colonel Francis GORE, prend la route du nord par Sorel. Après avoir marché toute la nuit par un temps affreux, les troupes de Gore arrivent à Saint-Denis le matin du 23 novembre et attaquent les rebelles retranchés à l'autre bout du village, à l'endroit où se trouvent la maison Saint-Germain et la distillerie de Nelson.

Les murs de la maison Saint-Germain résistent à l'attaque de l'artillerie et ses occupants sont bien placés pour tirer par les fenêtres sur les troupes exposées. Gore doit ordonner la retraite vers 15 h quand les renforts des patriotes assiégés commencent à affluer dans les villages voisins et menacent de lui barrer la route de Sorel.

Voir aussi RÉBELLIONS DE 1837.