Beau, Henri

Henri Beau, peintre (Montréal, 27 juin 1863 -- Paris, France, 15 mai 1949). Il prend ses premières leçons de dessin et de peinture à Montréal chez l'abbé Chabert. Il voyage aux États-Unis en 1884 et se retrouve à San Francisco où il colorie des gravures.

Beau, Henri

Henri Beau, peintre (Montréal, 27 juin 1863 -- Paris, France, 15 mai 1949). Il prend ses premières leçons de dessin et de peinture à Montréal chez l'abbé Chabert. Il voyage aux États-Unis en 1884 et se retrouve à San Francisco où il colorie des gravures. De retour à Montréal deux ans plus tard, il prépare un voyage d'études à Paris. Il s'inscrit aux cours de Bouguereau, à l'académie Julian, fréquente l'atelier de Léon Bonnat, à l'académie Colarossi, et prend des leçons de Gérôme, à l'École des beaux-arts. En 1893, il expose ses premières oeuvres au Salon des artistes français ainsi qu'au Salon d'automne. Sa carrière commence officiellement lorsqu'il remporte le 3e prix de peinture à l'Exposition universelle de 1900. La France achète l'oeuvre primée et la cède au musée de Nevers. Très actif, Henri Beau participe régulièrement à de nombreuses expositions européennes et nord-américaines. Au Canada, le Salon du printemps de l'Art Association et les expositions de l'Académie royale du Canada accrochent fréquemment ses toiles. Installé à Paris entre les deux guerres, il y occupe, de 1915 à 1938, le poste de « peintre officiel des Archives publiques du Canada » menant à la fois une carrière de peintre et une vie mondaine active qui le conduisent au secrétariat de la Société nationale des beaux-arts de Paris, au Salon d'hiver et à la Société des uns. Il est nommé Officier à l'Académie française.

Avec son frère Paul, célèbre ferronnier d'art, Henri Beau laisse une marque précise dans l'art au Canada. Son esthétique, encore empreinte d'académisme, annonce cependant la jeune peinture montante. Formé au goût français, il demeure l'un des derniers représentants d'une époque qui s'achève. Présent au Canada comme à l'étranger, il a participé à la vie littéraire québécoise en illustrant le livre de Robert Roquebrune, La Nuit de Noël du colonel Allen. Il a laissé des oeuvres importante dont la grande toile Les Noces de Cana (1894) dans la chapelle du Sacré-Coeur de l'ÉGLISE NOTRE-DAME de Montréal, La Dispersion des Acadiens (1900) à l'U. Saint-Joseph de Moncton, au Nouveau-Brunswick, et L'arrivée de Champlain à Québec (1908) aujourd'hui au Musée du Québec. En 1987, le Musée de Québec présente une importante rétrospective de ses oeuvres avec un catalogue bien documenté.