Entreprises Bell Canada Inc.

Histoire Constituée le 29 avril 1880 par une loi fédérale, la Compagnie de Téléphone Bell du Canada (aujourd'hui Bell Canada) reçoit, en vertu de sa charte, le droit de construire des lignes téléphoniques le long des droits de passage publics du Canada, ce qui est un privilège des plus précieux.

Cour de Place BCE, Toronto
Con\u00e7u par l'architecte espagnol Santiago Calatrava.

Entreprises Bell Canada Inc.

Les Entreprises Bell Canada Inc. (BCE) constituent une société de communication surtout connue pour sa marque Bell Canada sous laquelle elle offre un service local et un service interurbain. Il s'agit d'une société de portefeuille transnationale dont les filiales sont surtout actives au Canada dans les domaines des communications, des répertoires, de la fabrication de matériel de télécommunications ainsi que de la recherche et du développement. En 2003, BCE se classe huitième parmi les sociétés dont les actions sont cotées en bourse et enregistre un bénéfice de 1,8 milliard de dollars. Pour la même période, la société déclare des revenus de 19,2 milliards de dollars générés par quelque 64 000 employés.

Histoire
Constituée le 29 avril 1880 par une loi fédérale, la Compagnie de Téléphone Bell du Canada (aujourd'hui Bell Canada) reçoit, en vertu de sa charte, le droit de construire des lignes téléphoniques le long des droits de passage publics du Canada, ce qui est un privilège des plus précieux. En vertu d'un contrat de licence conclu avec la compagnie de téléphone America Bell située aux États-Unis, Bell fabrique également des téléphones et de l'équipement téléphonique, une activité qui est transférée à la compagnie manufacturière Northern Electric en 1895, qui, à son tour, devient la Northern Electric Ltée (connue aujourd'hui sous le nom de Nortel Networks) à la suite d'une fusion avec la Imperial Wire and Cable en 1914.

Le 14 février 1916, à l'occasion d'un banquet donné par la Compagnie de téléphone Bell du Canada à Montréal, un appel est passé à Vancouver, le premier appel téléphonique transcanadien, toutefois acheminé en grande partie par les États-Unis. Il faudra encore seize ans avant qu'un tel appel passe par des lignes entièrement canadiennes.

Dans les années 1920, les provinces des Prairies (l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba) créent leurs propres compagnies de téléphone. Elles limitent sérieusement l'influence de Bell et précipitent la création d'alliances pour assurer l'offre d'un service téléphonique pancanadien réalisé grâce à une série de contrats de sous-traitance et d'accords de collaboration.

La première alliance du genre est l'Association du téléphone du Canada, qui est formée au début des années 1920 et qui est suivie par le Réseau téléphonique transcanadien (RTT) en 1931. L'objectif du RTT est d'assurer la création et l'entretien d'un réseau téléphonique continu à l'échelle du Canada; le RTT est finalement suivi par l'alliance Stentor en 1992. L'alliance Stentor est rompue à la fin de l'année 1999 à la suite de la promesse faite par Bell d'offrir des « services opérationnels à l'échelle nationale » aux autres compagnies de téléphone.

La numérotation entièrement numérique remplace la combinaison de lettres et de chiffres sur le réseau de Bell le 1er mai 1960 dans les villes du Québec d'Ormstown et de Franklin Centre. Le 15 mars 1962, Bell devient la première compagnie dans le monde à offrir des services de télécopie commerciaux.

La société qu'on connaît aujourd'hui sous le nom de BCE est créée en 1983 à la suite d'une réorganisation d'entreprises par laquelle BCE devient la société mère de près de 80 compagnies anciennement connues sous le nom de Groupe Bell, dirigée par Bell Canada, la plus importante compagnie de téléphone du pays. Cette réorganisation vise à éliminer des restrictions contenues dans sa charte, qui empêchaient certaines acquisitions et certains placements. Elle soustrait aussi de nombreuses activités et opérations entre sociétés à un examen réglementaire détaillé.

BCE et d'autres fournisseurs de services de télécommunications vont au-delà de la catégorie traditionnelle de services téléphoniques et continueront de le faire, sous réserve de l'acceptation des clients et du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes). Déjà, les fournisseurs de services Internet haute vitesse et de services de télévision par satellite s'alignent sur ce qu'on appelle les « fournisseurs de contenus » (tels The Globe and Mail, dans le cas de BCE). Ils se préparent à pénétrer le marché de la voix sur IP (VoIP) et sollicitent l'autorisation de passer des signaux de télévision au moyen de leurs lignes téléphoniques. En 2011, la compagnie franchit une étape importante de l'intégration verticale de ses services lorsqu'elle acquiert, pour 1,3 milliard de dollars, CTV Inc., le plus grand diffuseur au pays. Le CRTC approuve le marché puisque BCE promet de dépenser 245 millions de dollars sur sept ans pour créer de nouveaux programmes, augmenter les budgets des nouvelles locales et lancer des initiatives visant à consolider la production intérieure et à mettre la transmission numérique en place sur le réseau.

Opérations

À la fin de 2003, BCE Inc. est répartie en quatre secteurs distincts : Bell Canada (85,2 p. 100 des revenus pour 2003); Bell Globemedia (7 p. 100); BCE Ventures (6,2 p. 100) et BCE Emergis (1,6 p. 100).

Bell Canada est de loin la plus grande division opérationnelle de la compagnie et elle a beaucoup évolué depuis sa vocation de simple fournisseur de services téléphoniques. Elle participe à la mise en service et à l'offre d'un large éventail de communications au moyen de trafic téléphonique par câble, de téléphones cellulaires, d'accès Internet et de télévision par satellite. La compagnie demeure un joueur majeur dans le domaine du trafic téléphonique par câble et est la principale compagnie de téléphone en Ontario, au Québec, dans les provinces de l'Atlantique et dans le Nord canadien.

Bell Globemedia représente l'incursion de BCE dans le secteur de la convergence des médias; elle rassemble les opérations de télévision de CTV qui incluent le réseau principal, le Réseau des sports (RDS) et un hôte d'autres chaînes thématiques ainsi que les actifs des médias de Thomson Corporation, dont le principal, The Globe and Mail. La participation de BCE dans Bell Globemedia est évaluée à 70,1 p. 100.

Le secteur BCE Ventures est utilisé pour associer plusieurs opérations de BCE aux fins de gestion, notamment Télésat, un fournisseur à 100 p. 100 de télécommunications par satellite et de services de gestion de systèmes et CGI, une société de services des technologies de l'information détenue à 29,8 p. 100 et cotée en bourse.

BCE Emergis est un fournisseur de services d'affaires électroniques axé sur le traitement des réclamations, des paiements, des prêts et des services connexes de sécurité, et ce, dans le secteur de la santé et des services financiers. Au milieu de l'année 2004, dans un effort pour rationaliser ses opérations, BCE vend sa participation financière dans BCE Emergis par le biais d'une émission publique.

Engagement communautaire

Dans le cadre du mandat de responsabilité sociale des entreprises (RSE) qu'elle s'est imposé, BCE investit dans un large éventail de domaines et de causes. En 2003, l'investissement de la compagnie totalise 67 millions de dollars et couvre quatre domaines : le milieu de travail, l'innovation universitaire, la société et l'environnement.

De ce montant, 16 millions de dollars (environ 24 p. 100) sont investis au nom de la société et acheminés à des groupes de jeunes tels que les Clubs garçons et filles du Canada et Allô Prof, Centraide Canada et d'autres organismes de développement des communautés. L'appui financier de la compagnie en faveur des Bell University Labs et d'autres activités de recherche et de développement se chiffre à 5,4 millions de dollars et sert à concrétiser des objectifs tels les activités d'innovation accrues dans l'Ouest canadien et le Canada atlantique.

Les efforts consacrés par BCE à la responsabilité sociale des entreprises sont répartis dans l'ensemble de l'entreprise et les fonds proviennent de la société ainsi que des cotisations des employés, par le biais de dons ou de bénévolat.


Lecture supplémentaire

  • R.E. Babe, Telecommunications in Canada: Technology, Industry and Government (1990); L. Surtees, Pa Bell: A Jean de Grandpre and the Meteoric Rise of Bell Canada Enterprises (1992).

Liens externes