Bernard, Denis

Denis Bernard, comédien et metteur en scène (Lac-Etchemin, Québec, 6 décembre 1957-). Débutant sur les planches à Québec dans les années 80, Denis Bernard s'impose ensuite sur les scènes montréalaise et à la télévision, où on le voit régulièrement.
Denis Bernard, comédien et metteur en scène (Lac-Etchemin, Québec, 6 décembre 1957-). Débutant sur les planches à Québec dans les années 80, Denis Bernard s'impose ensuite sur les scènes montréalaise et à la télévision, où on le voit régulièrement.


Bernard, Denis

Denis Bernard, comédien et metteur en scène (Lac-Etchemin, Québec, 6 décembre 1957-). Débutant sur les planches à Québec dans les années 80, Denis Bernard s'impose ensuite sur les scènes montréalaise et à la télévision, où on le voit régulièrement. Avec sa mise en scène de La Fin de la civilisation au Théâtre de Quat'Sous en 1999, il renoue avec une pratique du début de sa carrière. Ce spectacle remarqué sera suivi de quelques autres, notamment Coma Unplugged de Pierre-Michel Tremblay (Théâtre de la Manufacture, 2007), qui remporte à la fois le Masque et le Prix de la critique de la meilleure production montréalaise, le jury de cette dernière récompense vantant entre autres l'audace de la mise en scène.

Après avoir participé à la fondation du Théâtre Repère (1980), le jeune diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Québec (1978-80) devient directeur artistique du Théâtre Blanc de 1983 à 1987, signant quelques mises en scène pour cette compagnie On le voit par ailleurs dans tous les théâtres de Québec, où il joue aussi bien Marie Laberge que Goldoni. En 1984, il fait son entrée à la Compagnie Jean-Duceppe avec Désir sous les ormes de Eugene O'Neill. Il reste fidèle à cette institution, qui lui offre de beaux rôles, notamment chez Arthur Miller (Ils étaient tous mes fils, 1991 ; Après la chute, 1994 ; la Mort d'un commis voyageur, 1999). Sur la scène du THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE, il défend certains de ses rôles majeurs : dans Les Bas-fonds de Gorki (TNM, 1994, m.e.s. Yves Desgagnés), Hedda Gabler de Henrik Ibsen (1996, m.e.s. Lorraine PINTAL), Combat de nègre et de chiens de Bernard-Marie Koltès (1997, m.e.s. Brigitte Haentjens), ainsi que La Tempête de Shakespeare (2005), où sa composition énergique du magicien Prospéro lui vaut une nomination aux Masques. Avec le Théâtre de l'Opsis, il fréquente l'œuvre de Anton Tchekhov et, sous la direction de Serge Denoncourt, livre de riches interprétation dans Comédie russe (1993), Je suis une mouette (non ce n'est pas ça) (1999), spectacle qui connaîtra une tournée québécoise et européenne, et (Oncle) Vania (2001), où il défend brillamment le rôle de Vania.

Au petit écran, Denis Bernard assure une présence ininterrompue les années 1980. On se souvient de Robert et compagnie, où il tenait le rôle-titre ; plus récemment, il était de la distribution de Diva, Mon meilleur ennemi, Virginie, Les Aventures tumultueuses de Jack Carter et 7e Round, ces deux dernières émission lui valant des nominations aux Gémeaux. Sans doute en raison de sa prestance naturelle, il se voit confier plusieurs rôles d'avocat, dont celui des Lavigueur, ces gagnants surmédiatisés de Loto-Québec dans la série éponyme (2007).

Depuis quelques années, le cinéma tire profit de la maturité de cet acteur solide. Pour son rôle du comédien Philippe Chevalier dans l'Audition de Luc Picard (2005), il obtient d'ailleurs le Génie du meilleur acteur de soutien 2006. Il livre par ailleurs une prestation haute en couleurs dans Ma vie en cinémascope de Denise FILIATRAULT (2003), où il campe l'un des amants d'Alys Robi, le séduisant chef d'orchestre italien Lucio Agostini.