Boyden, John

John Boyden. Baryton (Woodstock, Ont., 22 novembre 1935 - Stratford, Ont., 5 décembre 1982). En 1939, sa famille s'installa à Stratford où il chanta soprano, puis fit partie des Elizabethan Singers, étudiant avec leur chef, Gordon D. Scott.

Boyden, John

John Boyden. Baryton (Woodstock, Ont., 22 novembre 1935 - Stratford, Ont., 5 décembre 1982). En 1939, sa famille s'installa à Stratford où il chanta soprano, puis fit partie des Elizabethan Singers, étudiant avec leur chef, Gordon D. Scott. Lors du premier festival de musique de Stratford en 1955, il participa à des classes de maître dirigées par Elisabeth Schwarzkopf. Grâce à son encouragement ainsi qu'à une bourse octroyée par des citoyens de Stratford, il étudia à Londres avec Henry Cummings à la RAM (1956-57). Au cours de l'été 1956, il se classa cinquième au concours international de chant de Salzbourg. Une bourse du CAC lui permit en 1958 de travailler avec Bernard Diamant et John Newmark à Montréal. Grâce à une bourse du Mozarteum de Salzbourg, il travailla avec Schwarzkopf et Erik Werba pendant l'été 1961. Il poursuivit ensuite ses études avec Diamant jusqu'en 1963.

Boyden retourna au Festival de Stratford en 1957 pour y chanter, en création canadienne, Let Us Garlands Bring de Gerald Finzi, avec l'Orchestre symphonique de la SRC. Lors de la première montréalaise (15 mars 1959) de l'opéra de SomersTheFool, Boyden tint le rôle du Roi. La même année, il fit ses débuts en récital à Montréal au Ladies' Morning Musical Club. À la suite de son premier récital à Vienne, à la Konzerthaus, le journal Express (7 novembre 1961) le qualifia de « chanteur-poète du Canada » et poursuivit : « La dernière fois qu'un chanteur presque inconnu fit ses débuts en récital et laissa une impression aussi profonde et forte remonte à dix années. À cette époque, un jeune baryton allemand chanta Winterreise dans la même salle. Son nom était Dietrich Fischer-Dieskau. Cette fois, il s'agit encore d'un baryton tout aussi jeune, un Canadien, qui chanta un programme consacré exclusivement à la musique allemande. Son nom est John Boyden. La comparaison s'impose d'elle-même. »

En 1962, Boyden prit part au Festival des Deux Mondes à Spolète, et y chanta le cycle Dichterliebe de Schumann. La même année, il se produisit avec l'Orchestre philharmonique de New York et le TSO, ainsi qu'au Festival de Vienne. Après ses débuts en récital à New York au Judson Hall, le 22 avril 1963, le critique du New York Herald-Tribune commenta ainsi son interprétation du Dichterliebe : « L'oeuvre assumait la forme d'expression la plus noble. Chaque mélodie était rendue avec une extraordinaire sensibilité... C'était une interprétation du lied rendue avec un art consommé. » Ce fut également en 1963 que Boyden tint le rôle du Christ dans la Passion selon saint Matthieu de Bach, télédiffusée par la NBC. En mai 1964, il donna un récital à Hambourg, en plus de chanter dans l' Orfeo de Monteverdi et Carmina Burana d'Orff. Au Festival de Vienne, il donna aussi un récital et chanta dans Des Knaben Wunderhorn de Mahler ainsi que dans la Passion selon saint Jean de Bach. De retour au Festival de Stratford, il y interpréta Énée dans Dido and Aeneas de Purcell, aux côtés de Lois Marshall et d'Elizabeth Benson Guy. En 1964, il participa notamment au Caramoor Festival dans l'État de New York et fut invité par les orchestres symphoniques de Detroit et Pittsburgh. Stanley Sadie, dans son ouvrage Opera on Record 2 (New York 1983), mentionne que Boyden chanta le rôle de Garibaldo lors de l'enregistrement de Rodelinda de Haendel (3-West WST-320) « avec une grâce et une aisance anticipant les tenants d'authenticité d'aujourd'hui ».

Boyden fit une tournée en Europe en 1965, où il donna des récitals à Amsterdam, Vienne, Londres, Berlin, Lisbonne, Milan et Munich, et se produisit avec orchestre à Berne et Zurich. Avec John Newmark au piano, il chanta en première amér. (18 janvier 1967) au Town Hall de New York, puis en première canadienne (19 février 1967) à l'Université York, à Toronto, Songs and Proverbs of William Blake de Britten. Il effectua une tournée en Union soviétique en 1968, accompagné par le pianiste Mikael Eliasen, et se fit alors entendre à Leningrad, Moscou, Minsk et autres villes. En 1969-70, il travailla l'opéra avec Eugénie Ludwig. Malheureusement, la maladie de Hodgkins mit brusquement un terme à sa carrière au début des années 1970. Boyden donna son dernier concert au Festival de Startford le 22 août 1970.

Discographie

Bach Cantate n 42 : Stich-Randall sop, Forrester contralto, Young tén, Ch de chamb de l'Académie de Vienne, O de la radio de Vienne, Scherchen c orch; 1964; West WST-17080 et West 8303.

Beethoven and Schumann Songs : M. Eliasen p; 1970; CBC SM-88 et A of D SDD-2158.

Brahms Un requiem allemand op. 45 : Yeend sop, Haendel and Haydn Soc. Chorus; 1963; 2-Boston 221-222 et 1022-1023, 2-Mus H Soc 762-763.

- Liebeslieder Waltzes : Tyler sop, Sarfaty mezzo, Bressler tén, Gold p, Fizdale p; 1963; Col MS-6461.

Coulthard Two Night Songs : Newmark p, Baillargeon et Goodman vn, O. Joachim al, W. Joachim vc; (1982); 6-ACM 10.

Haendel Rodelinda : Stich-Randall sop, Forrester contralto, Young tén, O de la radio de Vienne, Brian Priestman c orch; 1964; 3-West WST-320.

F. Martin Six Monologues from « Jedermann », R. Fleming Four Songs, F. Poulenc Le Travail du peintre : Newmark p; 1969; RCI 248.

Songs of Franz Schubert : P. Helmer p; 1970; CBC SM-149.

Wolf, Debussy, Dowland, Ravel : mélodies; Newmark p; 1965; RCI 202.


Lecture supplémentaire

  • Goddard, Peter. 'A home-coming for John Boyden,' Toronto Telegram, 17 Aug 1970