Brott, Alexander

VieIl étudie le violon avec Eugene Schneider et Alfred De Sève et à l'âge de 11 ans, il se produit comme soliste dans des variétés. Au début de son adolescence, Brott entre au McGill Cons.


Brott, Alexander

 Alexander Brott (né Joël Brod). Chef d'orchestre, compositeur, violoniste, professeur (Montréal, 14 mars 1915 - Montréal, 1er avril 2005). L.Mus. (McGill) 1932, lauréat (AMQ) 1933, diplôme en orchestration et composition (Juilliard) 1938, diplôme en interprétation (ibid.) 1939, D.Mus. h.c. (Chicago Cons. College) 1960, LL.D. h.c. (Queen's) 1973, D.Mus. h.c. (McGill) 1980.

Vie
Il étudie le violon avec Eugene Schneider et Alfred De Sève et à l'âge de 11 ans, il se produit comme soliste dans des variétés. Au début de son adolescence, Brott entre au McGill Cons. (Université McGill), lequel lui accorde cinq bourses (de 1929 à 1934); ses maîtres sont Maurice Onderet (violon) et Douglas Clarke (composition). Il est ensuite admis à la Juilliard School de New York (1934-1939) où il étudie avec Sascha Jacobsen (violon), Willem Willeke (musique de chambre), Bernard Wagenaar (composition) et Albert Stoessel (direction).

Alexander est violoniste dans le Montreal Orchestra (1930-1934, 1939-1941) et, à partir de 1934, se fait entendre comme soliste en récital à Montréal, à Toronto, à Ottawa et dans les Maritimes et dans plusieurs stations radiophoniques de la SRC. Au début des années 1930, il fait partie du Trio de Montréal avec Edmond Trudel et Jean Belland et joue avec divers orchestres à la radio et Les Ballets Russes de Monte Carlo.

 Il reçoit le Loeb Memorial Award pour l'interprétation de la musique de chambre (1938, 1939) et le prix Elizabeth Sprague Coolidge pour la composition d'une œuvre symphonique (Two Symphonic Movements, 1938) et Oracle (1939). En 1939, il est titulaire du Strathcona Scholarship en composition qui lui aurait permis d'étudier trois ans au RCM, mais il revient au Canada peu après avoir commencé à cause de l'éclatement de la Deuxième Guerre mondiale. C'est alors qu'il entreprend à Montréal une fructueuse carrière de violoniste, compositeur, chef d'orchestre et professeur.

En 1939, Brott devient professeur à l'Université McGill et est exempté du service militaire; cette même année, il fonde le Quatuor à cordes McGill dont il est le premier violon.À titre individuel, on a pu l'entendre dans des récitals à la radio avec John Newmark avec qui il a joué les sonates de Brahms et de Beethoven. De plus, il a été violoniste avec le Trio de la SCR (avec Newmark et le violoncelliste Roland Leduc) qui a été le premier à interpréter les trios de Beethoven au complet à la radio de la SCR. Son activité montréalaise, auprès de l'OSM, est d'abord comme violon solo (1945-1958) puis comme chef d'orchestre adjoint, poste qu'il occupe à diverses périodes entre 1948 et 1961. À McGill, Brott enseigne le violon, l'orchestration et la direction et, en 1955, devient responsable du département des instruments d'orchestre. Il est ensuite nommé professeur agrégé de direction et de littérature musicale (1965) et chef d'orchestre en résidence (1974) jusqu'à sa retraite de cet établissement en 1985.

Alexander Brott fait ses débuts comme chef d'orchestreà titre d'étudiant en remplaçant Douglas Clarke avec le Montreal Orchestra. Au début des années 1940, Wilfrid Pelletier lui demande de diriger des concerts éducatifs en anglais. En mars 1939 avec le Montreal Orchestra, Brott crée son poème symphonique Oracle, œuvre qui a été reprise par le TSO et sir Ernest MacMillan (1942), par l'Orchestre Symphonique de Seattle et sir Thomas Beecham (1942), puis de nouveau par T. Beecham avec l'orchestre des Festivals de Montréal (1944). Cette première œuvre établit la réputation de A. Brott comme compositeur et est suivie d'une production considérable au cours des années, allant des grandes fresques symphoniques comme War and Peace (prix CAPAC 1945), Concordia et From Sea to Sea (La première commande offerte par le Service international de Radio-Canada), à des œuvres plus légères comme les ouvertures Delightful Delusions et Martlet's Muse (1962), en passant par des œuvres pour soliste et orchestre, Songs of Contemplation et le Concerto pour violon (joué à Carnegie Hall en 1953 par Noël Brunet sous la direction de Stokowski).

Brott fait des tournées en Europe en 1948 et 1949 comme violoniste, chef d'orchestre et compositeur, se produisant dans des récitals de sonates pour la radio et à titre de chef d'orchestre invité dans les orchestres pour la radio lors des premières européennes de plusieurs compositions canadiennes, ce qui fait de lui le premier chef d'orchestre à faire une tournée en Europe pour présenter des compositions canadiennes. Il se rend en Europe comme chef invité et y retourne pour effectuer plusieurs visites seul et, au cours des dernières années, avec l'Orchestre de chambre McGill qu'il a fondé en 1945.

Après s'être fait une blessure à la main qui a restreint sa capacité à jouer du violon, Brott a abandonné ses activités de violoniste au profit d'une carrière à deux volets comme compositeur et chef d'orchestre. Il a dirigé à titre de chef invité en Angleterre, en Belgique, en France, en Hollande, en Israël, aux États-Unis, au Luxembourg, au Mexique, en Scandinavie, en Suisse, en Hongrie, en Tchécoslovaquie, en Pologne et en Union soviétique. Il a remporté le Pan-American Conducting Prize en 1957 au Mexique. On compte parmi les concerts importants dirigés par Brott au Canada les premières montréalaises de concerti complets de Brandenburg et des concerti grossi de Handel, et les premières canadiennes d'œuvres, notamment la symphonie Pastorale de Ralph Vaughan Williams. Plusieurs séries de concerts populaires, notamment au Chalet du Mont-Royal et à l'aréna Maurice-Richard à Montréal et à Kingston en Ontario, ont été créées de sa propre initiative et celle de Lotte Brott, de même que plusieurs auditions d'oratorios à l'église Notre-Dame et à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde où il a notamment dirigé la Missa solemnis et Le Christ au mont des Oliviers de Beethoven.

Comme chef invité, Alexander Brott a dirigé la plupart des orchestres symphoniques canadiens, dont l'Orchestre symphonique de la SRC, l'Orchestre symphonique de Toronto, l'Orchestre symphonique d'Edmonton et les orchestres de plusieurs émissions à la télévision de la SRC telles que « L'Heure du concert » (20 fois), Concerts populaires, etc. En plus de son horaire chargé, il a été directeur artistique de l'Orchestre symphonique de Kingston (1965-1981) et des Kingston Pops Concerts de 1981 à 1990. En 1985, il fonde les Jeunes virtuoses de Montréal, un orchestre de 15 jeunes instrumentistes sous les auspices d'Emploi et Immigration Canada. Brott a dirigé la plupart des concerts de l'Orchestre de chambre McGill depuis sa fondation jusqu'en 2000, année au cours de laquelle il a transféré la direction de l'orchestre à son fils Boris; l'aîné Brott a continué à diriger souvent l'orchestre à titre d'invité et à participer activement à sa gestion.

Oeuvres

Étant donné l'ampleur de sa production, la grande variété des effectifs utilisés et le caractère toujours changeant de son inspiration, il est difficile de cerner la véritable personnalité d'Alexander Brott compositeur. De la solennité et même l'austérité de ses œuvres de jeunesse, dont certains passages rappellent Richard Strauss, Bloch et Chostakovitch, il a peu à peu adopté un style plus détendu, moins affecté, accordant une large place à l'humour et à la satire (par exemple, Critics' Corner, attitude reflétée par les titres mêmes des œuvres, et souvent dans leur contenu.Il a fait des incursions dans la musique à douze tons, comme dans Spheres in Orbit, mais la plupart de ses œuvres prennent des formes néo-classiques, et beaucoup emploient le contrepoint. Les forts sentiments patriotiques du compositeur sont évidents lorsqu'il utilise le chant folklorique et le folklore canadiens et autochtones (From Sea to Sea, La Corriveau, Indian Legends).

Brott a fait également des arrangements mémorables pour orchestre d'œuvres classiques. Son admiration pour Beethoven l'a incité à composer Paraphrase in Polyphony (commandée par Lawrence Lande), d'après un canon à deux voix que Beethoven dédia au musicien canadien T.F. Molt en 1825, et à réaliser des adaptations pour orchestre d'œuvres inédites du compositeur : The Young Prometheus (1970, voir DISCOGRAPHIE; commandée par la SRC) et Seven Minuets, Six Canons (1971, enregistrée par l'Orchestre de chambre McGill).

On lui reconnaît par ailleurs une maîtrise de la forme et des structures comme des techniques de composition, une remarquable aptitude au travail et une grande efficacité dans l'écriture vocale et instrumentale. Avec le recul de plus de six décennies d'activité créatrice, on peut percevoir son œuvre comme un immense kaléidoscope, aux formes et aux couleurs changeantes, cet aspect pouvant constituer un de ses principaux attraits.Brott a reçu de nombreuses commandes de la SRC, du Conseil des Arts du Canada, de la Lapitsky Foundation, de l'Orchestre symphonique de Montréal, de l'Université McGill, de la Commission du Centenaire, de l'Orchestre symphonique de Kingston et du Congrès juif canadien; de chefs d'orchestre, notamment Désiré Defauw, Vladimir Golschmann et Pierre Monteux et d'artistes, y compris Gary Karr et divers ensembles de chambre. Bien que Brott ait composé beaucoup moins après 1980, il a été actif au cours du 21e siècle; on compte parmi ses dernières œuvres Millennium Prelude et Millennium Sinfonietta.

À ceux qui l'accusent de conservatisme, Alexander Brott répond : « Je n'aime pas ceux qui se permettent de dire qui est contemporain et qui ne l'est pas. Nous sommes tous de notre temps... Mais je ne suis pas particulièrement en faveur du grand courant d'aujourd'hui pour plusieurs raisons... Ou bien nous décidons d'exprimer des émotions et des sentiments qui sont des sensations communes que la plupart des gens éprouvent et ont en commun, ou bien nous choisissons une forme de fuite vers une terre lointaine où quelques compositeurs plus expérimentaux croient pouvoir impressionner d'autres compositeurs expérimentaux » (Le Compositeur canadien, novembre 1976).

Distinctions

Deux médailles de bronze pour la composition sont décernées à Brott lors des Olympiades de Londres (1948) et de Helsinki (1952). En 1961, il est nommé fellow de la Royal Society of Arts de Londres et est titulaire de la médaille d'or sir Arnold Bax attribuée à un compositeur du Commonwealth britannique. En 1974, il reçoit le prix de la Société des concerts des écoles juives populaires et des écoles Peretz, décerné annuellement à une personnalité du monde artistique canadien. Il est aussi titulaire de la médaille Pro Mundi Beneficio de l'Académie brésilienne des sciences humaines (1975). Il reçoit la médaille du Conseil canadien de la musique en 1976 et est nommé Membre de l'Ordre du Canada en 1979, Chevalier de Malte de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem en 1985 et Chevalier de l'Ordre national du Québec en 1987. En 1990, Brott reçoit le prix de l'AOC. La ville de Montréal le nomme « Grand Montréalais » en 1993 et il reçoit le Vital Lifetime Award en 1996. Il remporte la médaille Canada 125 et la Médaille du jubilé de la reine Elizabeth et est reconnu par de nombreuses associations internationales. Il est membre de la Ligue canadienne de compositeurs et compositeur agréé du Centre de musique canadienne.

Voir aussiQuatuor à cordes McGill; Orchestre de chambre McGill; Kingston Symphony Association

COMPOSITIONS (Sélection)

Orchestre
Oracle : 1938; grand orch.; ms.

Laurentian Idyll : 1940; orch. cordes (harm); ms.

Lullaby and Procession of Toys : 1943; orch. cordes (quat. cordes); ms; (Lullaby) RCI 5 (J.-M. Beaudet).

War and Peace : 1944; grand orch.; ms.

Concordia : 1946; grand orch.; ms; RCI : Album canadien n<sup>o</sup> 3 et 7-ACM 20 (J.-M. Beaudet).

From Sea to Sea : 1947; grand orch.; ms; 7-ACM 20 (voir DISCOGRAPHIE).

Delightful Delusions : 1950; grand orch.; ms.

A Royal Tribute to Queen Elizabeth II : 1953; grand orch.; ms.

Analogy in Anagram : 1955; grand orch.; ms.

Three Astral Visions : 1959; orch. cordes; Summit 1973; RCI 188 et 7-ACM 20 (O de chamb McGill).

Spheres in Orbit : 1960; grand orch.; ms; Bar BC-2831 (voir DISCOGRAPHIE).

Martlet's Muse : 1962.

Circle, Triangle, Four Squares : 1963; orch. cordes; ms; RCI 216, RCA CCS-1010 et 7-ACM 20 (O de chamb McGill).

Paraphrase in Polyphony :1967; ms; RCI 235, RCA CCS-1029, Sel CC-15.088 et 7-ACM 20/Analekta ANC 2 9801 (voir DISCOGRAPHIE).

H.B.S. : 1975; ms.

Bacchi - Annus - Handle : 1976; ms.

E Dai P Milo : 1976; orch. cordes; ms.

Un ballet, La Corriveau: 1966; ms.

Publications

"Concert in Carnegie Hall, NY, great for Canadian composers," Montreal Gazette, Oct 1953.

« Mon plus grand succès », The Canadian Composer, 24 (déc. 1967).

Alexander BROTT et Betty NYGAARD KING, Alexander Brott: My Lives in Music (Oakville, Ont 2005)

Discographie (Direction)

Bach L'Art de la fugue (extraits, arr Isaacs) : ens. de cordes et vents de la SRC; v. 1955; RCI 126.

Brott From Sea to Sea : orch. SRC Mtl; (1985); 7-ACM 20.

- Paraphrase in Polyphony, Papineau-Couture Concerto pour piano et orchestre : orch. SRC Mtl, G. Manny p; 1967; RCI 235 et RCA CCS-1029, (Brott) Sel CC-15.088 et 7-ACM 20, (Papineau-Couture) 6-ACM 4.

- Sept for Seven : ens. de chamb, D. McGill narr.; v. 1955; RCI 131 et 7-ACM 20.

- Spheres in Orbit, Respighi The Pines of Rome : Grand OS de la Radio et Télévision soviétiques; 1961; Bar BC-2831.

- The Young Prometheus (arr) : CBC Festival O; (1971); RCI 310, Sel CC-15.038, Everest SDBR-3419 et 7-ACM 20.

K. Jones Miramichi Ballad : orch. SRC Mtl; 1967; RCI 291 et 5-ACM 24.

Mercure Divertissement : orch. chamb SRC Mtl; v. 1957; RCI 154.

Œuvres d'Alexander Brott : Orchestre de chambre McGill; 1993; Analekta ANC 2 9801.

Voir aussi DISCOGRAPHIES de Kuerti et de l'Orchestre de chambre McGill.

Bibliographie

Gilles POTVIN, « Alexander Brott compositeur », Le Passe-Temps, 910 (mai 1947).

« Europe hears Canadian music », CBC Times (16 oct. 1949).

« Alexander Brott a suivi un très sage conseil », CompCan, 28 (avril 1968).

« Alexander Brott - un portrait », Mcan, 17 (mars 1969).

Michel GROBINE, « Nos compositeurs sur disques - troisième partie : les compositeurs montréalais qui ne sont pas d'origine française », ibid., 29 (dernier numéro 1970).

« Un compositeur montréalais parle de malaises » (interview accordée à Michael SCHULMAN), CompCan, 115 (nov. 1976).

Michael SCHULMAN, « Pour souhaiter bon anniversaire à un grand musicien », ibid., 149 (mars 1980).

Eric McLEAN, « Alexander Brott : a milestone for a fine musician », The Gazette (Montréal, 9 mars 1985).

Maxine RUVINSKY, « The House that Brott built », PfAC (mars 1988).

Marie LAURIER, « Alexander Brott, un demi-siècle au service de la musique, Le Devoir (Montréal, 9 sept. 1989). »

Arthur KAPTAINIS, « Alexander Brott at 80 a master survivor », Ottawa Citizen (13 mars 1995).

Jane BAGNALL, « Alexander Brott : founder of orchestra that's a minor miracle », The Gazette (Montréal, 12 nov. 1995).

Arthur KAPTAINIS, « The Brott succession : McGill Orchestra leader hands control to son », The Gazette (Montréal, 26 sept. 2000).

New Grove Dictionary.

Compositeurs canadiens contemporains.

Creative Canada II.

Soliste(s) et orchestre

Characteristic Dance : 1940; violon, orch.; ms.

Ritual : 1942; quat. cordes, cdes; ms; CBC SM-5044 (Orchestre de la SRC à Vancouver).

Songs of Contemplation (Houghton, Tennyson, Anon, Rossetti) : 1945; v. élevée, orch. cordes; ms; CBC SM-6 (G. Gabora), RCI 116 et 7-ACM 20 (L. Marshall), SNE 516 (Forrester).

Concerto : 1950; vn, orch. chambre; ms; RCI 71 (TSO), CBC SM-291 et 7-ACM 20 (O. Armin)/ Analekta ANC 2 9801 (Dubeau violon, Orchestre de chambre de McGill, Boris Brott chef d'orch.).

Israël (A. Brott) : 1956; SATB, cordes; ms.

Arabesque : 1957; vc, orch. chambre; ms; RCI 187 et 7-ACM 20 (Nelsova)/ Analekta ANC 2 9801 (Denis Brott).

The Vision of Dry Bones (Bible) : 1958; bar, cordes; ms.

From the Hazel Bough (E. Birney) : 1959; v. moy., cordes (p); ms.

Profundum Praedictum :1964; cb (vn ou vc), cordes; ms; RCA LSC-3128 et Sel CC-15.088 (O de chamb McGill).

Centennial Cerebration [sic] (A. Brott) : 1967; narr, SSAA, cordes; ms.

Centennial Colloquy : 1967; bs, cuivres, perc.; ms.

The Emperor's New Clothes (H.C. Andersen, adap G. Whalley) : 1970; narr., orch.; ms.

Cupid's Quandary : 1975; vn, cordes, perc; ms.

Evocative Provocations : 1975; vc, orch.; ms.

Musique de chambre

Invocation and Dance : 1941; vn, p.; ms; RCI 115 et 7-ACM 20 (Assaly).

Critics' Corner : 1950; quat. cordes (cordes), perc.; ms; SNE 516 (Quatuor à cordes Orford).

Sept for Seven (E. Birney, E.J. Pratt, G. Douglas, M. Pickthall, A.S. Bourinot) : 1954; narr, cl, sax, vn, al, vc, p; ms; RCI 131 et 7-ACM 20 (voir DISCOGRAPHIE).

Mutual Salvation Orgy : 1962; quint. cuivres; ms.

World Sophisticate (A. Brott) : 1962; sop, quint. cuivres, perc.; ms.

Three on a Spree : 1963; fl, ht, clavn (div combinaisons de 3 instr); ms.

Mini-Minus : 1968; cl, bn, tpt, trb, vn, cb, perc.; Leeds 1971.

Tout de suite : 1970; vc; ms.

Spasms for Six : 1971; 6 perc.; ms.

How Thunder and Lightning Came to Be (légende inuite) : 1972; narr., perc., p., ens. chamb, rév. 1973 pour sop., basse, réc., ch. d'enfants, orch.; ms.

Psalmody : 1973; vc; ms; 7-ACM 20 (D. Brott).

Shofar : 1976; vc; ms; 7-ACM 20 (D. Brott).

Millennium Prelude : 2000; cordes; ms.

Millennium Sinfonietta : 2002; orch. cordes et vents; ms.

3 œuvres pour quat. de sax. : Three Acts for Four Sinners (1961), Berceuse (1962) et Saxi-foni-saties (1972), toutes mss.

2 Quatuors à cordes ainsi que Satie's Faction (1973) pour quat. cordes ou cordes et Double Entente (1976) pour quat. cordes, tous mss.

Piano

Suite : 1941; FH 1955 (« Sacrilège » seulement).

Berceuse : 1947; Le Passe-Temps, mai 1947.

Vignettes en caricature : 1952; ms 1974; RCI 397 et 7-ACM 20 (Holtzman).

Aussi The Prophet (1960) pour sop., tén., p.; Indian Legends (1973) et Songs of the Central Eskimos (1973) pour sop., bar. et p., gravés sur RCI 391 et 7-ACM 20 par le Duo Ascher; Israël (1952), Elie, Elie lama sabachtani (1964), Fun-Ethics-S (1968) et Time's Trials Triumph (1976) pour ch., tous mss et trames sonores pour des dramatiques de la télévision de la SRC.


Lecture supplémentaire

  • Potvin, Gilles. 'Alexander Brott compositeur,' P-T, 910, May 1947

    'Europe hears Canadian music,' CBC Times, 16 Oct 1949

    Heller, Zelda. 'The Brott family,' Jmc, Aug 1966; repr as 'The Alexander Brott family: music, rare instruments and the sound of the telephone,' CanComp, 12, Nov 1966

    'Alexander Brott follows some very sound advice,' CanComp, 28, Apr 1968

    'Alexander Brott: a portrait,' Mcan, 17, Mar 1969

    Grobin, Michael. 'Our composers on microgroove. Part III: Montreal composers of non-French origin,' Mcan, 29 (final issue 1970)

    Schulman, Michael. 'Brott: a total musician,' CanComp, 115, Nov 1976

    Schulman, Michael. 'The Montreal family Brott and its musical ramifications,' PfAC, vol 13, Winter 1976

    Waller, Adrian. 'Bravo for the musical Brotts,' Reader's Digest, vol 42, Jan 1978

    Bailey, Bruce. 'First family of music,' Montreal Gazette, 15 Sep 1979

    - 'Our salute to a most distinguished composer-conductor,' ibid, 149, Mar 1980

    McLean, Eric. 'Alexander Brott: a milestone for a fine musician,' Montreal Gazette, 9 Mar 1985

    Ruvinsky, Maxine. 'The house that Brott built,' PfAC, Mar 1988

    Laurier, Marie. 'Alexander Brott, un demi-siècle au service de la musique,' Montreal Le Devoir, 9 Sep 1989

    Kaptainis, Arthur. 'Alexander Brott at 80 a master survivor,' Ottawa Citizen, 13 March 1995

    Bagnall, Jane. 'Alexander Brott: founder of orchestra that's a minor miracle,' Montreal Gazette, 12 Nov 1995

    Kaptainis, Arthur. 'The Brott succession: McGill Orchestra leader hands control to son,' Montreal Gazette, 26 Sept 2000

    New Grove Dictionary

    Contemporary Canadian Composers/Compositeurs canadiens contemporains

    Creative Canada, vol 2,