Bulles financières au Canada

En économie, une bulle fait référence à une hausse rapide des prix des actifs, au point qu’ils se déconnectent de la valeur fondamentale de l’actif sous-jacent. Les changements de comportement chez les investisseurs sont la cause la plus fréquente des bulles. Lorsque de nombreux investisseurs se pressent d’investir dans une nouvelle technologie ou tirent parti de taux d’intérêt peu élevés, la demande accrue pour l’actif peut faire monter le prix bien au-dessus de sa valeur réelle.



Bulle financière

Les bulles sont généralement suivies d’effondrements des prix. Lorsqu’elles prennent de l’ampleur, les bulles ont tendance à faire place à des ralentissements économiques et à des récessions, voire à des dépressions (c.‑à‑d. une longue période de déclin économique).

La bulle spéculative japonaise de la fin des années1980 est un exemple contemporain de bulles financières. D’autres incluent les bulles spéculatives, immobilières et Internet qui ont eu lieu aux États-Unis à la fin des années1990 et au milieu des années2000. À la fin des années2010 à Vancouver, le marché immobilier résidentiel présente bon nombre des caractéristiques d’une bulle. En octobre2019, le prix de vente moyen avoisine le million de dollars. Ce prix est très élevé par rapport au revenu et aux loyers moyens des ménages à Vancouver.

Au cours des dernières années, la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine ont intégré des hausses des prix des actifs dans leurs modèles financiers et leur politique monétaire afin de persuader les détenteurs d’actifs qu’ils sont plus riches et de les inciter à dépenser davantage, créant ainsi une richesse globale plus importante. Ce processus entraîne des hausses des prix des actions, des obligations et des logements dans les deux pays pour atteindre des niveaux presque records à la fin de 2019.

Il n’est pas clair si ces hausses constituent une bulle ou non. En général, les experts sont réticents à reconnaître publiquement qu’il s’agit d’une bulle de peur de semer la panique. Les bulles ne sont donc généralement reconnues comme telles qu’après coup.

Voir aussi Le Grand Krach de 1929 au Canada, La crise des années1930 au Canada et Récession de 2008-2009 au Canada.