Palmarès du film canadien

Les prix du Palmarès du film canadien, aussi connu sous le nom des prix Etrog depuis 1968, sont décernés de 1949 à 1978 pour honorer les réalisations distinguées du cinéma canadien

Les prix du Palmarès du film canadien, aussi connu sous le nom des prix Etrog depuis 1968, sont décernés de 1949 à 1978 pour honorer les réalisations distinguées du cinéma canadien. Ceux‑ci sont remplacés, en 1980, par les prix Génie, qui sont fusionnés aux prix Gemini en 2013 pour former les prix Écrans canadiens.

Historique

Le Palmarès du film canadien est créé par l’Association canadienne d’éducation des adultes. Le directeur adjoint de l’association, J. Roby Kidd, rassemble un comité de travail pour lancer un programme national de prix. Walter Herbert, directeur général de la Canadian Foundation, est président du comité, dont les membres sont entre autres James Beveridge, de l’Office national du film, Budge Crawley, président de Crawley Films, Donald Buchanan, du Musée des beaux‑arts du Canada, et Graham McInnes, du ministère des Affaires extérieures.

Un jury composé de cinq membres est sélectionné afin de choisir les films gagnants : Hye Bossin, éditeur en chef de Canadian Film Weekly, M. Stein, de Famous Players, Gerald Pratley, critique de film de la Canadian Broadcasting Corporation (CBC), Moira Armour, de la Toronto Film Society et de la Vancouver Film Society, et Ian MacNeill, de l’Association canadienne d’éducation des adultes. La première présentation a lieu le 27 avril 1949 au Little Elgin Theatre, à Ottawa, en présence du premier ministre Louis St-Laurent. Ce dernier est l’hôte de la présentation en 1950, suivi de Mary Pickford en 1951.

La rareté des longs métrages canadiens empêche la régularité du Palmarès du film canadien à ses débuts et ce n’est qu’en 1968 que les catégories de spécialités sont entièrement intégrées. Les prix comprennent également nombre de mentions honorables, de prix spéciaux et de prix pour dramatiques télévisées, pour émissions télévisées d’information et sur les sports et les loisirs, pour les relations publiques, pour la promotion des ventes, pour les spécialités autres qu’en longs métrages et pour le développement et l’innovation technique. Le prix John‑Grierson (1972‑1978) récompense les contributions exceptionnelles au cinéma canadien et le prix Wendy‑Michener (1969‑1978) la réalisation artistique exceptionnelle.

En 1968, le Palmarès commande une statue à Sorel Etrog, qui en produit une de bronze, connue sous le nom d’Etrog, pour la 20e présentation, cette année-là. À cause d’un boycottage des réalisateurs québécois, le Palmarès ne décerne aucun prix en 1974. En 1979, les prix sont transférés à l’Académie du cinéma canadien (auj. Académie canadienne du cinéma et de la télévision) et se font connaître sous le nom des prix Génie, décernés pour la première fois en 1980.

Lauréats

Les lauréats des prix du film de l’année et du meilleur long métrage de l’année au Palmarès du film canadien, ainsi que le nom de leurs producteurs figurent ci-dessous.

1949 — Film de l’année, Le collier magnifique (V.O. The Loon's Necklace) de Budge Crawley

1952 — Film de l'année, Newfoundland Scene de Budge Crawley; meilleur long métrage, Voyage royal (V.O. Royal Journey) de David Bairstow

1953 — Film de l’année et meilleur long métrage, Tit-Coq de Gratien Gélinas

1954 — Film de l'année, The Seasons de Christopher Chapman

1955 — Film de l’année et meilleur long métrage, The Stratford Adventure de Guy Glover

1958 — Film de l’année, Capitale de l’or (V.O. City of Gold) de Tom Daly

1961 — Film de l’année, Notre univers (V.O. Universe) de Tom Daly

1963 — Film de l’année, Paul Anka (V.O. Lonely Boy) de Roman Kroitor

1964 — Film de l’année, Pour la suite du monde de Jacques Bobet; meilleur long métrage, À tout prendre de Claude Jutra et Robert Hershorn

1965 — Meilleur long métrage, The Luck of Ginger Coffey de Leon Roth

1966 — Film de l'année, The Mills of the Gods: Viet Nam de Douglas Leiterman; meilleur long métrage, Le festin des morts d’André Belleau

1967 — Film de l’année et meilleur long métrage, Warrendale d’Allan King

1968 — Film de l’année, A Place to Stand de Christopher Chapman; meilleur long métrage, Ernie (V.O. The Ernie Game) de Gordon Burwash

1969 — Film de l'année, The Best Damn Fiddler from Calabogie to Kaladar de Barrie Howells et John Kemeny

1970 — Film de l’année, Psychocratie (V.O. To See or Not to See) de Robert Verrall et Wolf Koenig; meilleur long métrage, Le voyage chimérique (V.O. Goin’Down the Road) de Don Shebib

1971 — Meilleur long métrage, Mon oncle Antoine de Marc Beaudet

1972 — Meilleur long métrage, Mariage en blanc (V.O. Wedding in White) de John Vidette

1973 — Meilleur long métrage, Une voix dans la nuit (V.O. Slipstream) de James Margellos

1974 — Film de l’année, L’apprentissage de Duddy Kravitz (V.O. The Apprenticeship of Duddy Kravitz) de John Kemeny, présenté en 1975

1975 — Film de l’année et meilleur long métrage, Les Ordres de Bernard Lalonde

1976 — Meilleure long métrage, Les mensonges que mon père me contait (V.O. Lies My Father Told Me) d’Anthony Bedrich et Harry Gulkin

1977 — Meilleur long métrage, J.A. Martin, photographe de Jean-Marc Garand

1978 — Meilleur long métrage, L’argent de la banque (V.O. The Silent Partner) de Stephen Young

Voir aussi : Histoire du cinéma canadien.


Liens externes