Cridge, Edward

Edward Cridge, doyen de la Colombie-Britannique, évêque de l'Église épiscopale réformée (Bratton Flemming, Devonshire, 17 déc. 1817 -- 1913). Pour une raison ou pour une autre, Cridge n'entre à l'université que tard dans la vingtaine et obtient un B.A. du St.
Edward Cridge, doyen de la Colombie-Britannique, évêque de l'Église épiscopale réformée (Bratton Flemming, Devonshire, 17 déc. 1817 -- 1913). Pour une raison ou pour une autre, Cridge n'entre à l'université que tard dans la vingtaine et obtient un B.A. du St.


Cridge, Edward

Edward Cridge, doyen de la Colombie-Britannique, évêque de l'Église épiscopale réformée (Bratton Flemming, Devonshire, 17 déc. 1817 -- 1913). Pour une raison ou pour une autre, Cridge n'entre à l'université que tard dans la vingtaine et obtient un B.A. du St. Peter's College (Peterhouse), à Cambridge, en 1848. Il est ensuite ordonné, devient diacre en 1848, et prêtre en 1849. Il est successivement vicaire de North Walsham, à Norfolk, vicaire de West Ham, puis vicaire titulaire de Christ Church, West Ham of Christ Church, Stratford, Londres.

En 1854, Cridge est nommé aumônier de la COMPAGNIE DE LA BAIE D'HUDSON, à Victoria. Lui et son épouse Mary arrivent à Victoria le 1er avril 1855. Au cours des quelques années suivantes, il est le seul missionnaire dans la région. George HILLS, consacré premier évêque de Columbia en 1859, arrive à Victoria en 1860 en compagnie de plusieurs autres ecclésiastiques. Les rapports entre Cridge et Hills deviennent de plus en plus difficiles quand l'évêque invite l'archidiacre de Vancouver, W.S. Reece, à prononcer un sermon à l'occasion d'un des services inauguraux de la nouvelle cathédrale en 1872. Cridge est furieux et proteste publiquement à la fin du service.

En 1874, l'évêque propose de convoquer un synode diocésain. Cridge s'y objecte fortement, y voyant un autre empiétement sur ses droits. Dans sa lettre à l'évêque datée du 9 janvier 1874, il déclare que, selon lui, « chaque congrégation forme, avec son pasteur accepté, une église complète. [...] Les hommes d'Église ne sont liés en conscience que par les Écritures et, par conséquent, celles-ci sont loi ». Il ajoute : « Le seul interprète légal et responsable de cette loi [...] est le pasteur de la congrégation [...] à qui l'évêque même ne peut dicter ses volontés ». La position de Cridge est indéfendable et l'évêque n'a d'autre choix que de le frapper d'interdiction.

S'ensuit une âpre dispute qu'un appel au tribunal civil résout finalement. Cridge est chassé de la cathédrale. Le dimanche suivant, il fonde une congrégation rivale qui est bientôt admise dans la nouvelle Église épiscopale réformée. Cridge est élu évêque missionnaire de la côte du Pacifique en 1875. Bien que la hiérarchie ecclésiastique ait sans doute joué un rôle important dans cette controverse, Cridge étant un protestant évangélique extrémiste, la véritable cause réside sans doute dans le conflit de personnalités entre Cridge et son évêque, George Hills, partisan modéré de la Haute Église.


Lecture supplémentaire

  • F.A. Peake, "The Cridge Controversy," The Anglican Church in British Columbia (1959).