Daniel Paillé

Daniel Paillé, chef du Bloc Québécois, politicien fédéral et provincial, administrateur, économiste, professeur d'université (né le 1er avril 1950 à Montréal); B.A.A. (HEC Montréal, 1974), M.Sc. (UQAM, 1976).

Daniel Paillé

Daniel Paillé, chef du Bloc Québécois, politicien fédéral et provincial, administrateur, économiste, professeur d'université (né le 1er avril 1950 à Montréal); B.A.A. (HEC Montréal, 1974), M.Sc. (UQAM, 1976).

Daniel Paillé est devenu chef du Bloc Québécois en décembre 2011. Économiste de formation, Paillé a assumé le mandat de cadre supérieur pour nombre d'institutions et a enseigné l'économie dans plusieurs universités. Au milieu des années 1990, il a exercé les fonctions de ministre de l'Industrie dans le cabinet de Jaques Parizeau. Il a fait son entrée en politique fédérale en 2009.

Études et début de carrière

Paillé entreprend ses études à HEC Montréal (École des Hautes Études Commerciales de Montréal) en 1971. Il obtient son baccalauréat en administration des affaires (B.A.A.) avec spécialisation en économie appliquée en 1974. En 1976, l'Université du Québec à Montréal (UQAM) lui délivre une maîtrise ès sciences (M. Sc.) spécialisée en économie et finances.

Après l'obtention de ses diplômes, Paillé devient secrétaire particulier du cabinet du ministre des Finances du Québec, poste qu'il occupe de 1976 à 1980. Il exerce les fonctions d'économiste et de directeur général du ministère des Finances de 1981 à 1988, puis assume plusieurs mandats de cadre supérieur à la Caisse de dépôt et placement du Québec. De 1973 à 1983, il enseigne également dans nombre d'établissements de niveau postsecondaire. Il donne des cours d'économie à l'Université Laval, à l'Université du Québec et au Collège de Bois-de-Boulogne. En 1992, il accède au titre de vice‑président principal, développement des affaires à Quebecor.

Politique provinciale et haute direction

En 1994, Paillé fait son entrée en politique provinciale. Il remporte la circonscription de Prévost et la représente à l'Assemblée nationale du Québec. En tant que membre du Parti Québécois, il est ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie au sein du gouvernement de Jacques Parizeau. Cependant, en 1996, il démissionne de ses fonctions gouvernementales pour devenir vice‑président et chef de la direction financière de la Société générale de financement du Québec. Il demeure en poste jusqu'en 2001, année où on le nomme vice‑président et directeur des finances du Groupe Canam. En septembre 2005, il devient professeur au département des finances de HEC Montréal.

Politique fédérale

En 2007, le premier ministre Stephen Harper confie à Paillé le mandat d'enquêter sur les pratiques électorales adoptées de 1990 à 2003 par le Parti libéral. Cependant, Paillé décide d'étendre son enquête aux pratiques privilégiées jusqu'alors par le gouvernement. Il découvre que le Parti conservateur a engagé des dépenses électorales considérablement plus élevées que celles du gouvernement libéral précédent.

En septembre 2009, Paillé devient conseiller économique du Bloc Québécois; en novembre 2009, il gagne une élection partielle et devient député fédéral d'Hochelaga. Cependant, il compte parmi les nombreux députés fédéraux du Bloc Québécois qui perdent leur siège lors des élections de 2011, dont le chef Gilles Duceppe. Au total, le parti ne détient plus que quatre sièges à la Chambre des communes. Duceppe démissionne de ses fonctions. Bien qu'il ait perdu dans sa propre circonscription, Paillé est désigné pour lui succéder en décembre 2011. À la tête du Bloc Québécois, Paillé met beaucoup plus l'accent sur l'indépendance du Québec que ne le faisait Duceppe. Sous sa direction, le parti dépose un projet de loi en octobre 2012 pour abroger la Loi sur la clarté, qui établit les règles des référendums sur la souveraineté du Québec.