Daniel Petrie

Daniel Petrie, metteur en scène, auteur, réalisateur, acteur (Glace Bay, Nouvelle-Écosse, 26 novembre 1920 - Los Angeles, 22 août 2004). Daniel Petrie obtient un baccalauréat spécialisé en communications à l'Université St.

Daniel Petrie, metteur en scène, auteur, réalisateur, acteur (Glace Bay, Nouvelle-Écosse, 26 novembre 1920 - Los Angeles, 22 août 2004). Daniel Petrie obtient un baccalauréat spécialisé en communications à l'Université St. Francis Xavier de Nouvelle-Écosse, puis une maîtrise en éducation des adultes à l'Université Columbia. Au début de sa carrière, il enseigne à l'Université Northwestern et à l'Université Creighton, où il dirige le département de théâtre jusqu'en 1950. Même s'il cesse d'enseigner, il entretient une relation privilégiée avec le monde universitaire pendant toute sa carrière, occupant un poste de professeur à l'American Film Institute, dont il est également vice-président du conseil en 1986 et 1987.

L'intérêt de Daniel Petrie pour l'instinct de survie de la nature humaine à travers le combat est peu courant dans le milieu du cinéma. Même si, pendant toute sa carrière, il n'obtient qu'un succès mitigé auprès de la critique, il est reconnu pour traiter ouvertement et avec compassion de sujets tabous : le racisme dans A Raisin in the Sun (1961; v.f. Un raisin au soleil), le sexe chez les adolescents dans Buster and Billie (1974), la maladie mentale dans le téléfilm Sybil (1976) et les croyances religieuses dans Resurrection (1980; v.f. Résurrection).

C'est en tant qu'acteur que Petrie entame une relation qui durera toute sa vie avec l'industrie du spectacle. Il participe à Kiss Them for Me quand cette œuvre est produite à Broadway. Il décide alors de faire de la mise en scène pour le théâtre. Parmi ses réalisations les plus remarquables dans ce domaine figurent Who'll Save the Ploughboy, qui lui vaut un Obie Award et The Cherry Orchard (La Cerisaie, en français) de Tchekhov. Même s'il reste passionné par le travail derrière la caméra, D. Petrie apparaît dans, entre autres, les films Six Pack (1982) et Into the Night (1985; v.f. Série noire pour une nuit blanche).

Pendant les années 1950, Petrie réalise des épisodes de quelques-unes des émissions de télévision les plus prestigieuses de la décennie, parmi lesquelles Omnibus et The U.S. Steel Hour. Puis il continuera à travailler en tant que réalisateur pour la télévision pendant le reste de sa vie. Il contribue à des projets tels que Ironside (1967), Macmillan and Wife (1971) et Inherit the Wind (1999). Il remporte deux prix Emmy pour sa collaboration aux émissions spéciales Eleanor and Franklin (1976) et Eleanor and Franklin : the White House Years (1977) produites par ABC. En 1992, il reçoit un autre prix Emmy pour l'émission spéciale de télévision Mark Twain and me (1991; v.f. Mark Twain et moi).

Daniel Petrie réalise plus de quinze longs métrages, dont le récit autobiographique The Bad Boy (1984; v.f. Un printemps sous la neige). Le film, qui met en vedette Keifer Sutherland et Liv Ullman, remporte plusieurs prix Génie en 1984 et atteste l'intérêt que porte Petrie à la création de films visant un public international, sans en compromettre l'identité canadienne.

C'est son adaptation de A Raisin in the Sun (v.f. Un raisin au soleil) qui procurera le plus d'éloges à Petrie. Le film traite du racisme avec une grande franchise et vaut à Petrie la réputation d'être un réalisateur à la conscience sociale, réputation qu'il conservera grâce à d'autres productions telles que The Dollmaker (1984), qui aborde le sujet de la femme en tant que soutien de famille. A Raisin in the Sun remporte le prix Gary Cooper pour les valeurs humaines au Festival international du film de Cannes en 1961 et vaut à son réalisateur des nominations de la Director's Guild of America et du New York Film Critics Circle. Parmi ses autres films à portée sociale, mentionnons encore The Assistant (1997), Monday After the Miracles (1998) et Walter and Henry (2001).