Ernestine Russell

Ernestine « Ernie » Jean Russell, gymnaste, entraîneuse (née le 10 juin 1938 à Windsor, en Ontario). Ernestine Russell a été la meilleure gymnaste féminine du Canada durant les années 1950. Elle a été la première femme à représenter le Canada en gymnastique aux Jeux olympiques d’été de Melbourne en 1956. Elle a aussi été la première gymnaste canadienne à remporter une médaille dans une compétition internationale, aux Jeux panaméricains de 1959 à Chicago, où elle a remporté quatre médailles d’or et deux médailles d’argent. Elle s’est mérité 46 médailles d’or aux Championnats canadiens de gymnastique entre 1954 et 1960. Elle a également eu une brillante carrière d’entraîneuse de gymnastique féminine au niveau NCAA et avec Team USA. Elle a été intronisée dans le Temple de la renommée du sport amateur canadien Canada et le US Gymnastics Hall of Fame.

Ernestine « Ernie » Jean Russell, gymnaste, entraîneuse (née le 10 juin 1938 à Windsor, en Ontario). Ernestine Russell a été la meilleure gymnaste féminine du Canada durant les années 1950. Elle a été la première femme à représenter le Canada en gymnastique aux Jeux olympiques d’été de Melbourne en 1956. Elle a aussi été la première gymnaste canadienne à remporter une médaille dans une compétition internationale, aux Jeux panaméricains de 1959 à Chicago, où elle a remporté quatre médailles d’or et deux médailles d’argent. Elle s’est mérité 46 médailles d’or aux Championnats canadiens de gymnastique entre 1954 et 1960. Elle a également eu une brillante carrière d’entraîneuse de gymnastique féminine au niveau NCAA et avec Team USA. Elle a été intronisée dans le Temple de la renommée du sport amateur canadien Canada et le US Gymnastics Hall of Fame.

Ernestine Russell

Ernestine Russell participant à l'épreuve des barres parallèles aux championnats de l'AAU, New York, 4 juin 1954.

(avec la permission de Wikimedia Commons)


Enfance

Ernestine Russell grandit à Windsor, en Ontario. Sa mère, Rene, enseigne la danse à la British Royal Academy. Ernestine commence à étudier le ballet et la danse auprès de sa mère à l’âge de quatre ans. Dès son enfance, elle est initiée aux tours acrobatiques, aux roulades et aux appuis renversés par son père Donald, contremaître à l’usine Ford de Windsor, originaire d’Edinburgh, en Écosse.

Quand Ernestine commence à se sentir limitée par le ballet, son voisin, Bernie Newman, qui a formé la Vocational Boys Gymnastics Team du Windsor Gymnastics Club, lui offre d’essayer la trampoline. « J’ai demandé à Bernie si je pouvais sauter sur la trampoline », raconte Ernestine Russell à Sports Illustrated en 1960. « Il a dit que je pouvais, alors j’ai enlevé mes chaussures et j’ai monté dessus. Ils n’ont jamais pu m’en faire sortir après ça. » Ernestine Russell adore aussi les pratiques qu’exige la gymnastique. Elle se lance dans la compétition à l’âge de 13 ans.

Succès aux championnats de l’Amateur Athletic Union

Au championnat de l’Amateur Athletic Union (championnat de gymnastique des États-Unis) de 1953, à Chicago, Ernestine Russell remporte une médaille d’argent à la poutre pour les femmes. En conséquence, elle est nommée athlète féminine la plus remarquable de 1953 par l’Amateur Athletic Union of Canada. Elle remporte ce prix une deuxième année consécutive après avoir remporté l’or dans les exercices au sol pour femmes, l’argent au concours général féminin et le bronze aux barres asymétriques pour femmes au championnat de 1953 de l’AAU à NewYork.

En 1955, Ernestine Russell domine le championnat de l’AAU en remportant cinq médailles d’or: au concours général, au saut de cheval, aux exercices au sol, à la poutre et aux barres asymétriques. Elle remporte le concours général et le saut de cheval à nouveau en 1958 et 1959, en plus de la poutre en 1958.

Championnats canadiens de gymnastique

En 1954, âgée de 16 ans, Ernestine Russell participe à son premier championnat canadien de gymnastique à l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver. Elle remporte six médailles d’or, une médaille d’argent et une médaille de bronze.

Au cours des six années suivantes, Ernestine Russell remporte 40 autres médailles d’or aux Championnats canadiens de gymnastique. Elle remporte aussi sept titres nationaux consécutifs au saut de cheval, ainsi que six championnats nationaux consécutifs dans le concours général individuel et les exercices au sol de 1954 à 1959.

En raison de ses succès aux Championnats canadiens de gymnastique, Ernestine Russell devient la première athlète à remporter consécutivement trois trophées Velma Springstead de 1955 à 1957. Ce prix, créé par la Women’s Amateur Athletic Federation of Canada, est offert aux meilleures athlètes féminines du Canada.

Ernestine Russell

Ernestine Russell au Championnat de gymnastique de l'Ontario 1956.

(avec la permission de Wikimedia Commons)


Jeux olympiques

Aux Jeux olympiques d’été de 1956 à Melbourne, Ernestine Russell devient la première gymnaste féminine olympique canadienne. Elle représente aussi le Canada aux Jeux olympiques d’été de 1960 à Rome. Son meilleur résultat est une 20position aux exercices au sol féminins aux jeux de 1956.

Jeux panaméricains de 1959

Le plus remarquable succès international d’Ernestine Russell en gymnastique féminine se produit aux Jeux panaméricains de 1959 à Chicago. Elle remporte six médailles, dont quatre médailles d’or (concours général, saut du cheval, poutre et barres asymétriques). Elle remporte également des médailles d’argent dans les exercices au sol et la compétition par équipes. Elle devient ainsi la première gymnaste canadienne à remporter une médaille dans une compétition internationale.

Formation

Après avoir reçu son diplôme du Kennedy High School à Windsor en 1956, Ernestine Russell devient la première femme à recevoir une bourse athlétique à la Michigan State University. Cela fait aussi d’elle la première femme gymnaste à recevoir une bourse complète dans une université américaine. Elle obtient un diplôme en éducation physique et en danse en 1960.

Entraîneuse

Ernestine Russell enseigne à l’école secondaire et le cheerleading pendant cinq ans. Ensuite, elle développe et encadre l’équipe de gymnastique féminine de l’Université d’État du Michigan de 1965 à 1967. De 1970 à 1972, et à nouveau de 1974 à 1979, elle est entraîneuse à l’Université d’État de Clarion en Pennsylvanie. Ses athlètes établissent un record de 58 victoires et aucune défaite dans les rencontres par équipes. Ils remportent consécutivement les championnats nationaux de l’Association for Intercollegiate Athletics for Women Division I en 1976 et 1977.

De 1979 à 1992, Ernestine Russell est entraîneuse en chef à l’Université de Floride. Elle établit un record de 185 victoires et 48 défaites dans les rencontres par équipes. En 1982, elle aide les Gators à remporter le championnat final de gymnastique de l’AIAW. Lorsque la National Collegiate Athletic Association commence à sanctionner des épreuves féminines, en 1982, Ernestine Russell aide les Gators à se qualifier pour 11 championnats nationaux consécutifs jusqu’en 1992. Enfin, en 1989 et 1992, elle est nommée entraîneuse de l’année par la Southeastern Conference Women’s Gymnastics.

Sur la scène internationale, Ernestine Russell passe plusieurs années à encadrer Team USA. Elle est d’abord assistante entraîneuse pour USA Women’s Gymnastics aux Jeux olympiques de 1976 à Montréal. Elle est ensuite entraîneuse en chef des États-Unis aux Jeux mondiaux universitaires de 1977 et 1985 et au Championnat du monde de gymnastique de 1978 à Strasbourg, en France. Elle est nommée entraîneuse en chef de l’équipe olympique féminine des États-Unis pour les Jeux olympiques de 1980 à Moscou; cependant, les États-Unis boycottent les Jeux olympiques pour protester contre l’invasion soviétique de l’Afghanistan.

Distinctions

Ernestine Russell est intronisée dans le Temple de la renommée du sport amateur canadien en 1960, le Windsor/Essex County Sports Hall of Fame en 1981 et le United States Gymnastics Hall of Fame en 1986.

Vie personnelle

Ernestine Russell se marie deux fois, d’abord avec John Carter, un joueur de baseball à l’Université d’État du Michigan, puis avec Jim Weaver, un entraîneur de football à l’Université de Floride. Elle a une fille, Kelly Anne, et un petit fils, Michael.