Gaboury, Étienne-Joseph

Gaboury a recours à un vaste éventail d'idiomes, dont le high tech de la Monnaie royale canadienne (1978) à Winnipeg, le régionalisme hybride canado-mexicain de l'ambassade du Canada (1982) à Mexico et la rénovation urbaine du Provincial Remand Centre (1992).

Precious Blood Church
Con\u00e7ue par \u00c9tienne Gaboury, située \u00e0 Saint-Boniface, au Manitoba (photo de Henry Kalen).

Gaboury, Étienne-Joseph

Étienne-Joseph Gaboury, architecte (Swan Lake, Man., 24 avril 1930). Les liens solides qui attachent Gaboury au paysage des Prairies et à la communauté franco-manitobaine de sa jeunesse se reflètent dans son architecture. Il étudie au Collège de Saint-Boniface, à l'U. du Manitoba (B. Arch., 1958) et à l'École des Beaux-Arts de Paris (où l'oeuvre tardif de Le Corbusier l'influence fortement). Après avoir fait son apprentissage au Manitoba, Gaboury fonde une agence à Winnipeg avec Denis Lussier et Frank Sigurdson, mais, depuis 1976, il en est le seul directeur. Tôt dans sa carrière il conçoit à Saint-Boniface l'église du Précieux Sang (1968), un bâtiment remarquable en raison de sa double spirale de poutres en bois atteignant un oeil-de-boeuf. Une occasion en or se présente d'elle-même en 1969 : la reconstruction de l'intérieur de la cathédrale incendiée de Saint-Boniface, construite en 1907 par J. Marchand. Cette reconstruction crée un parallèle entre Winnipeg et l'Angleterre, où la cathédrale de Coventry, bombardée pendant la Deuxième Guerre mondiale, est aussi en restauration.

Gaboury a recours à un vaste éventail d'idiomes, dont le high tech de la Monnaie royale canadienne (1978) à Winnipeg, le régionalisme hybride canado-mexicain de l'ambassade du Canada (1982) à Mexico et la rénovation urbaine du Provincial Remand Centre (1992). La Nelson House School (1986) est, en raison de sa forme, considérée comme un emblème communautaire. Nichée sur une colline, au bord d'une forêt, elle s'intègre bien dans son milieu nordique. Les réalisations de Gaboury témoignent d'une préoccupation envers le paysage, la texture et l'identité culturelle, ainsi qu'envers l'utilisation de la lumière du soleil et sa célébration.