Ferland, Marcien

Marcien Ferland. Chef de choeur, compositeur (Saint-Boniface, auj. Winnipeg). B.A. (Manitoba) 1964, M.A. (ibid.) 1965, B.Sc. (ibid.) 1968. Frère cadet d'Armand, il s'initia au violon mais se tourna à 14 ans vers la trompette, qu'il étudia 3 ans avec Albert Simoens.

Ferland, Marcien

Marcien Ferland. Chef de choeur, compositeur (Saint-Boniface, auj. Winnipeg). B.A. (Manitoba) 1964, M.A. (ibid.) 1965, B.Sc. (ibid.) 1968. Frère cadet d'Armand, il s'initia au violon mais se tourna à 14 ans vers la trompette, qu'il étudia 3 ans avec Albert Simoens. Autodidacte pour l'harmonie, l'orchestration et le piano, il travailla l'instrumentation avec Marius Benoist et le chant avec Georges Paquin. Parallèlement, il fut m. c. dans sa ville natale (Sainte-Famille, La Broquerie, Saint-Norbert) ainsi qu'au collège Saint-Paul, et à la cathédrale de Saint-Boniface. Il dirigea aussi divers choeurs parmi lesquels (1960-85) la Chorale des intrépides de Saint-Boniface dont il fut le fondateur. Ce choeur mixte, composé d'abord d'une trentaine de membres de l'Assn d'éducation des Canadiens français (auj. Société franco-manitobaine), réunit bientôt plus de 60 voix. Il a présenté en tournée (Edmonton, Ottawa, Regina, Vancouver) un répertoire puisant largement dans le folklore canadien-français. Il a enregistré les micr. Les Intrépides chantent (1970, hors commerce) et Les Intrépides au Festival du voyageur (1975, FDV-601). En 1977, il participa à l'exécution à Saint-Boniface de la cantate de Ferland La Basilique de Saint-Boniface (1977), pour deux choeurs, soprano dramatique et orchestre, dont Ronald Gibson écrivit dans le Free Press (22 novembre 1977) : « L'écriture orchestrale est saisissante et l'ensemble de l'oeuvre démontre beaucoup d'imagination. » La même année, Ferland dirigea la création d' Onadéga ou la tragédie du lac des bois de Benoist. De ce dernier, il dirigea aussi la première de l'opéra Un acte de l'apôtre en 1981.

Cofondateur (1970) de Mélo-Mani, fédération des chorales françaises du Manitoba, Ferland enseigna le français à l'Université de Winnipeg (1966-73) ainsi que le solfège dans divers établissements. À titre de boursier du CAC, il fut animateur musical à Winnipeg et dans les environs (région française) à partir de 1977. Depuis 1983, il est prof. de français au Collège universitaire de Saint-Boniface. Ses recherches sur le folklore manitobain l'ont amené à publier 130 Chansons à répondre du Manitoba (Saint-Boniface 1979). Il publia aussi, dans La Liberté de Saint-Boniface (février 1985-avril 1986), une série de 65 articles sur la vie métisse intitulée « Au temps de la Prairie ». Compositeur actif, il a écrit surtout des oeuvres chorales et vocales. Outre sa cantate, citons pour choeur mixte (accompagné ou non) deux motets, des pièces religieuses et le Canon des tonalités (1974). En 1976, il a réuni plusieurs de ses chansons pour voix et piano dans Les Batteux (Saint-Boniface 1983), opérette historique qui lui a valu le prix Riel (1982) décerné par la Société franco-manitobaine. Sa chanson « Oui, je me souviens » (1973) lui a mérité un prix à un concours de composition de la SRC. Il a écrit diverses oeuvres pour piano, une Marche triomphale (1974) pour quatuor de cuivres, un Adagio (1976) pour violoncelle et piano et Thrénodie (1978) pour soprano et ensemble instrumental. Sa Rhapsodie espagnole (1975) fut exécutée en 1977 sous sa direction par l'OS de Winnipeg. Ferland est membre du conseil d'administration de la SPMC (1982 -).