Garson, Alfred

Alfred (Henrik) Garson, violoniste, pédagogue, compositeur et auteur (né le 22 octobre 1924 à Berthier-en-haut (aujourd’hui Berthierville), décédé le 23 mai 2022 à Montréal, au Québec). Alfred Garson, professeur de violon, a été l’un des principaux défenseurs de la méthode Suzuki au Canada. Il a étudié avec Shinichi Suzuki à l’Eastman School of Music et a été nommé directeur du programme Suzuki à l’Université McGill en 1970. Il est l’auteur de The Suzuki Teaching Method et a beaucoup écrit sur le sujet.

Alfred (Henrik) Garson, violoniste, pédagogue, compositeur et auteur (né le 22 octobre 1924 à Berthier-en-haut (aujourd’hui Berthierville), décédé le 23 mai 2022 à Montréal, au Québec). Alfred Garson, professeur de violon, a été l’un des principaux défenseurs de la méthode Suzuki au Canada. Il a étudié avec Shinichi Suzuki à l’Eastman School of Music et a été nommé directeur du programme Suzuki à l’Université McGill en 1970. Il est l’auteur de The Suzuki Teaching Method et a beaucoup écrit sur le sujet.

Enfant, Alfred Garson fait des tournées comme violoniste en Europe et en Amérique du Sud. Deux bourses (la bourse Rhodes en 1945 et la bourse Beit en 1947) lui permettent d’étudier à l’Université de Cape Town où il travaille notamment avec Albert Coates (direction d’orchestre), Editha Braham (violon) et Lili Kraus (musique de chambre), entre autres. Il étudie aussi parallèlement plusieurs autres disciplines, dont l’anthropologie et les langues africaines et obtient son baccalauréat en musique en 1950. En 1948 et en 1950, il remporte le prix de composition de la South Africa Broadcasting Corporation, respectivement pour sa Suite pour orchestre et pour Song and Dance for Orchestra. Il reçoit également le prix Myer Levinssohn en 1949 pour The Witch, ballet pour marionnettes, narrateur et orchestre de chambre. Il obtient sa maîtrise en 1954 et devient orchestrateur et arrangeur pour l’orchestre municipal de Cape Town de 1949 à 1955).

Établi à Londres en 1956, il étudie la composition avec Matyas Seiber et la musicologie avec sir Jack Westrup. Une bourse Gabriel d’Honot, en 1958, lui permet de poursuivre des recherches en musique et littérature médiévales au monastère de Montserrat en Espagne.

Alfred Garson revient à Montréal en 1963. En 1965, il devient l’un des premiers défenseurs canadiens de la méthode de violon Suzuki. De 1965 à 1972, il étudie avec Shinichi Suzuki à l’ESM, Rochester, ainsi qu’à Montréal et au Japon. Il est nommé directeur du programme Suzuki de l’Université McGill en 1970 et est invité comme chargé de cours et professeur par plusieurs universités d’Europe, du Canada et des États-Unis, notamment l’Université du Wisconsin et l’Ithaca College, à New York. Il signe l’ouvrage The Suzuki Teaching Method (Boosey & Hawkes, 1971) ainsi que nombre d’articles sur le sujet dans diverses revues, notamment The Canadian Music Educator (dont il est directeur de 1969 à 1973). De plus, il participe à de nombreuses émissions de radio et de télévision (CBC, NBC, BBC).

Sa thèse de doctorat, publiée en 1970, s’intitule From Creation to Appreciation: An Approach to the Appreciation of Contemporary Music by Young Children Through a Creative Method. De 1965 à 1967, il est président des Éducateurs de musique du Québec (plus tard QMEA) et de la Canadian String Teachers Association de 1973 à 1974. Il est également membre de plusieurs associations.

Parmi ses compositions, on remarque plusieurs ballets, dont un en collaboration avec John Cranko, une Messe pour quatre solistes, chœur mixte et orchestre (1950), de la musique de chambre, des chansons, des musiques de film et de scène ainsi que des œuvres chorales et instrumentales pour enfants. En 1975, le South African Eisteddfod institue la bourse Alfred Garson.