George Dixon

George Dixon, boxeur (né le 29 juillet 1870 à Africville, en Nouvelle-Écosse; décédé le 6 janvier 1908 à New York, NY). George Dixon a été le premier champion de boxe noir de l’histoire et le premier Canadien à gagner un championnat du monde. Malgré sa petite stature (une taille de 161 cm et un poids variant entre 30 et 52 kg), George Dixon a cumulé les exploits au cours de sa carrière s’étendant sur plus de 20 ans et été le premier boxeur à remporter des championnats dans plusieurs catégories de poids, soit bantam (1890) et poids plume (1891-1896; 1897; 1898-1900). Combattant cérébral qualifié de « pionnier de la boxe scientifique », il est considéré comme l’inventeur de diverses techniques d’entraînement fondamentales, dont le combat simulé et l’utilisation du sac de sable. En tant que combattant noir dominant dans les États-Unis de l’après-guerre civile, George Dixon a été la cible d’un racisme féroce. Il a fini sa vie dans la pauvreté et est décédé à 37 ans de complications dues à l’alcoolisme. George Dixon a été un des premiers athlètes à être intronisé au Temple de la renommée des sports canadiens et au Temple de la renommée des sports de Nouvelle-Écosse. Il a aussi été nommé au Panthéon des célébrités du magazine The Ring et au Temple international de la renommée de la boxe.

George Dixon, boxeur (né le 29 juillet 1870 à Africville, en Nouvelle-Écosse; décédé le 6 janvier 1908 à New York, NY). George Dixon a été le premier champion de boxe noir de l’histoire et le premier Canadien à gagner un championnat du monde. Malgré sa petite stature (une taille de 161 cm et un poids variant entre 30 et 52 kg), George Dixon a cumulé les exploits au cours de sa carrière s’étendant sur plus de 20 ans et été le premier boxeur à remporter des championnats dans plusieurs catégories de poids, soit bantam (1890) et poids plume (1891-1896; 1897; 1898-1900). Combattant cérébral qualifié de « pionnier de la boxe scientifique », il est considéré comme l’inventeur de diverses techniques d’entraînement fondamentales, dont le combat simulé et l’utilisation du sac de sable. En tant que combattant noir dominant dans les États-Unis de l’après-guerre civile, George Dixon a été la cible d’un racisme féroce. Il a fini sa vie dans la pauvreté et est décédé à 37 ans de complications dues à l’alcoolisme. George Dixon a été un des premiers athlètes à être intronisé au Temple de la renommée des sports canadiens et au Temple de la renommée des sports de Nouvelle-Écosse. Il a aussi été nommé au Panthéon des célébrités du magazine The Ring et au Temple international de la renommée de la boxe.




Premières années

George Dixon naît à Africville, la communauté noire de Halifax. Entre 1878 et 1881, il déménage à Boston avec sa famille. En tant qu’adolescent, il développe un intérêt pour la photographie et travaille comme apprenti pour un photographe de la région. C’est au studio qu’il découvre la boxe, alors qu’il croise des boxeurs de passage pour des photos promotionnelles.

Sur le ring, George Dixon apprend rapidement et facilement. Il est incroyablement rapide, très fort défensivement, habile au jeu de tête et d’épaules et riposte de façon explosive et étonnamment puissante. Le premier match de George Dixon a lieu en 1886; il a alors 16 ans et appartient à la catégorie bantam. Du haut de ses 1,16 m et quelque 39 kg, il remporte son match par K.O.

Faits saillants en carrière

En 1888, George Dixon remporte ce qu’il croit être le championnat du monde bantam à Boston. En vérité, étant donné le manque de structure des organes de gouvernance dans le monde de la boxe, d’autres combattants internationaux, comme le Britannique Nunc Wallace, réclament aussi le titre de « champion du monde ».

À l’été 1890, George Dixon et son gérant de longue date, Tom O’Rourke, se rendent en Angleterre pour régler ce différend. Le 27 juin, George Dixon bat Wallace par K.O. en 18 rondes et s’approprie pleinement le titre de champion du monde. Conséquemment, George Dixon devient le premier combattant noir à être couronné champion du monde dans l’histoire de la boxe. (Il est possiblement aussi le premier athlète noir à devenir champion du monde, tous sports confondus.) Il est aussi le premier champion du monde canadien, tous poids confondus.


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George Dixon défend son titre bantam pour la première fois le 23 octobre 1890. Il sort victorieux d’un combat brutal de 40 rondes contre Johnny Murphy à Providence, dans le Rhode Island. Pour George Dixon, des matches aussi longs et épuisants sont monnaie courante. Son endurance est légendaire. Il mène souvent des combats beaucoup plus longs que la norme moderne, y compris l’un des plus longs combats jamais enregistrés: un match de 70 rondes qui dure quatre heures et 37 minutes et se termine par un match nul. On estime que Dixon a participé à plus de 800 combats amateurs et professionnels au cours de sa carrière.

Après avoir régné dans la division bantam, George Dixon vise désormais la division poids plume, faisant tout en son possible pour gagner du poids et atteindre le poids minimal de 52 kg. Il abandonne ainsi son titre bantam et, le 31 mars 1891 à Troy, New York, défait Cal McCarthy et remporte le titre de champion du monde poids plume. Il devient ce faisant le premier athlète à obtenir un titre mondial dans deux catégories de poids. Pendant la majorité des 9 années suivantes, il reste dans la division poids plume.

Assez tard dans sa carrière, George Dixon est surnommé « Little Chocolate » [Petit chocolat]. Le surnom apparaîtra pour la première fois dans la presse en 1896. Selon le Temple international de la renommée de la boxe, George Dixon détient à sa retraite une fiche de 50 victoires, 44 matches nuls, 26 défaites et 7 matches sans décision.

Racisme

En tant que combattant noir dominant dans les États-Unis de l’après-guerre civile, George Dixon a été la cible d’un racisme féroce. Pendant un tournoi au réputé Club olympique de Nouvelle-Orléans, en 1892, George Dixon domine aisément le champion amateur blanc Jack Skelly, lui brisant le nez et l’assommant en 8 rondes. Le Club olympique, craignant des émeutes, décide par la suite de bannir les matches interraciaux. Cette politique, rapidement adoptée partout en Amérique, restreint davantage les possibilités d’avancement pour les jeunes combattants noirs.

Innovations

George Dixon profite d’une grande agilité et d’un athlétisme naturel, mais il est aussi connu comme un combattant très cérébral. En 1893, il publie A Lesson on Boxing, dans lequel il expose en détail ses stratégies de boxe et sa philosophie du coup de poing. Qualifié de « pionnier de la boxe scientifique », George Dixon est connu comme un habile combattant défensif qui prêche la précision sur le ring. Ses méthodes uniques – par exemple, frapper avec des poids sur les mains; l’utilisation d’un sac de vitesse fixé au sol pour inculquer des jeux de pieds avancés; l’utilisation d’un lourd sac de sable – jettent les bases de l’entraînement pour des générations de combattants après lui. Dans l’une de ses principales méthodes d’entraînement, George Dixon frappe et esquive un adversaire imaginaire ; cela permettait de relaxer ses muscles et de recréer des conditions de combat tout en s’entraînant seul. Ce que l’on appelle aujourd’hui le « combat simulé », ou « shadowboxing », est largement considéré comme l’invention de George Dixon.

Alcoolisme et décès

Bien qu’il aurait gagné plus de 250 000 dollars américains au cours de sa carrière, George Dixon passe le dernier chapitre de sa vie dans la misère et la pauvreté. Son dernier match de boxe a lieu en 1906. À sa retraite, il sombre dans l’alcoolisme alors qu’il vit dans les rues de New York.

Si l’on en croit le biographe Steven Laffoley, auteur de Shadowboxing: The Rise and Fall of George Dixon, George Dixon décède en 1908 dans l’aile de toxicomanie de l’hôpital Bellevue à New York. Il est enterré au cimetière de Mount Hope à Boston. Après sa mort, une fontaine commémorative est érigée à New York en son honneur, bien qu’elle ait été enlevée par la suite en raison de constructions routières.

Honneurs

George Dixon est largement considéré comme l’un des meilleurs boxeurs de l’histoire. Le fondateur du magazine The Ring, Nat Fleischer, a nommé George Dixon en tête de son palmarès des meilleurs combattants bantam de tous les temps. En 2017, George Dixon est nommé au 6e rang des 15 meilleurs athlètes néo-écossais de tous les temps selon le Temple de la renommée des sports de Nouvelle-Écosse. Enfin, le Centre communautaire George Dixon, à Halifax, est nommé en son honneur.

Prix

  • Temple de la renommée des sports canadiens (1955)
  • Panthéon des célébrités, The Ring Magazine (1956)
  • Temple de la renommée des sports de Nouvelle-Écosse (1964)
  • Temple international de la renommée de la boxe (1990)


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