Glen David Clark

Réélu dans la victoire écrasante du NPD en 1991, le premier ministre Mike HARCOURT le récompense en le nommant à la fois ministre des Finances et des Relations avec les corporations et leader parlementaire.

Glen David Clark

 Glen David Clark, homme politique et premier ministre de la Colombie-Britannique de 1996 à 1999 (Nanaimo, C. -B., 22 novembre 1957). Il étudie les sciences politiques à l'Université Simon Fraser et à l'Université de la Colombie-Britannique, puis travaille comme organisateur syndical dans la région sud-ouest de la province avant de se lancer en politique. Encore dans la vingtaine, il se présente pour la première fois aux élections provinciales de 1986 et est élu député pour le NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE (NPD) de Vancouver. Jeune et ambitieux, il est une source d'irritation constante pour le gouvernement créditiste.

Réélu dans la victoire écrasante du NPD en 1991, le premier ministre Mike HARCOURT le récompense en le nommant à la fois ministre des Finances et des Relations avec les corporations et leader parlementaire. Il est responsable de la plupart des tentatives fructueuses du gouvernement néo-démocrate d'assainir le budget de la province. En 1993, il est muté au ministère de l'Emploi et des Investissements. Il sort intact du scandale qui force Harcourt à démissionner. Au congrès à la chefferie du parti, le 18 février 1996, il est élu au premier tour et, le 22 février, assermenté comme premier ministre de la province.

Grâce à sa démarche vigoureuse face à un nouveau scandale autour, cette fois, des pratiques douteuses de la haute direction de BC Hydro, Clark commence à remonter le retard de 20 points du NPD dans les sondages. Il mène une campagne vigoureuse et agressive qui lui vaut une faible majorité aux élections du 28 mai 1996, où le NPD de la Colombie-Britannique remporte pour la première fois deux victoires consécutives. Bien que le gouvernement de Clark termine le projet très attendu de l'autoroute de l'île de Vancouver, son mandat est marqué par peu de réussites. La décision de son gouvernement consistant à moderniser le service de traversier de la Colombie-Britannique et à stimuler l'industrie de la construction navale dans l'Ouest du Canada constitue un sinistre échec. Le projet concernant les traversiers de la Colombie-Britannique dépasse largement le budget, mais il n'améliore ni le service, ni la qualité de la flotte, ni le temps d'attente dans les ports. En voulant avoir des constructeurs de navires à Vancouver, Clark amène l'industrie à construire un traversier rapide, un catamaran à haute vitesse pour passagers. Ce projet échoue et on le surnomme le Scandale des traversiers rapides ou le Fiasco des catamarans rapides. Les critiques prétendent par la suite que ces initiatives étaient une tentative pour gagner un appui politique des partisans du syndicat du NPD, et le refus de Clark d'annuler le programme mène à un examen minutieux du NPD, ce qui ternit davantage sa réputation.

Clark démissionne tout à coup le 21 août 1999 après des allégations de comportement criminel, certaines selon lesquelles il aurait accepté des faveurs personnelles (rénovation de sa résidence) de l'homme d'affaires Dimitrios Pilarinos en échange de l'approbation par le gouvernement du projet de casino de ce dernier. Un caucus d'urgence a lieu lorsque l'appui du public au NPD chute à près de 16 p. 100 et Dan Miller est élu chef par intérim. Le NPD essaie de se détacher de la controverse provoquée par l'administration de Clark et de rebâtir sa popularité sous la direction du prochain chef, Ujjal Dosanjh, mais affaibli, il est incapable de vaincre les Libéraux de Gordon CAMPBELL qui remportent les élections de 2001. La Cour suprême acquitte Clark des charges retenues contre lui en 2002 après avoir statué que les preuves ne sont pas suffisantes pour établir que Clark a utilisé son autorité de premier ministre pour obtenir des avantages personnels.

Peu de temps après, Clark se retire de la politique et devient homme d'affaires dans le secteur privé. En 2005, il devient vice-président à la direction du Jim Pattison Group, et en 2009, membre du conseil d'administration de Canfor.