Grand chantre

Grand chantre. À partir du XVe siècle, ce terme désignait un dignitaire ecclésiastique placé à la tête du choeur des cathédrales et des collégiales. Lors des grandes fêtes, il revêtait la chape et portait le bâton cantoral, signes de son autorité.

Grand chantre

Grand chantre. À partir du XVe siècle, ce terme désignait un dignitaire ecclésiastique placé à la tête du choeur des cathédrales et des collégiales. Lors des grandes fêtes, il revêtait la chape et portait le bâton cantoral, signes de son autorité. À Québec, c'est Mgr de Laval, premier évêque du Québec, qui créa ce poste au moment où il érigea le chapitre en 1684. La fonction du grand chantre était d'assurer « la haute direction du chant, des cérémonies et de ce qui regarde le culte extérieur » (Edmond Langevin, Notice biographique sur François de Laval de Montmorency..., Montréal 1874). Le premier titulaire fut Jean Dudouyt ou Dudoyt (v. 1628-1688), que Mgr de Laval nomma en 1684. Comme il était retourné en France et qu'il ne devait jamais revenir à Québec, il n'occupa point son poste. Charles Glandelet fut grand chantre par intérim en 1688 puis André-Louis de Merlac, un prêtre venu de France en 1688, occupa le poste de 1690 à 1694. Louis-Ango de Maizerets (1636-1721) fut son successeur et remplit cette fonction de 1698 jusqu'à sa mort. Un autre prêtre français, Joseph de la Colombière (1651-1723), fut nommé en 1722. L'abbé Pierre Hazeur de l'Orme (De Lorme) semble aussi avoir occupé ce poste pour une période indéterminée après 1710 et Jean Girard, arrivé à Montréal en 1724, est décrit comme « modérateur du chant » dans les Sulpitiana d'Henri Gauthier (Montréal 1926). Dans son ouvrage La Musique au Québec, Willy Amtmann désigne l'abbé Charles-Amador Martin comme grand chantre, sans toutefois indiquer sa source.

La fonction de grand chantre, équivalant celles de precentor en Angleterre et de cantor en Allemagne, en vint plus tard à être confondue avec celles de maître de chapelle ou maître de choeur des églises monastiques.