Gymnastique

Aux JEUX OLYMPIQUES de 1904 et de 1908, Lou Sievert, Alan Keith et Orville Elliott représentent le Canada et, en 1956, Ernestine Russel est la première gymnaste canadienne à participer à des Jeux Olympiques.

Programme au sol
Nécessite un équilibre parfait (Corel Professional Photos).
Fung, Lori
Lori Fung, athlète en gymnastique rythmique, domine dans un sport pratiquement inconnu dans les années 1980. Aux Jeux Olympiques de Los Angeles, elle remporte la médaille d'or dans l'épreuve de gymnastique rythmique multiple, la première médaille que le Canada remporte en gymnastique (avec la permission du Panthéon des sports canadiens, www.cshof.ca).

Gymnastique

La gymnastique artistique comporte plusieurs épreuves : chez les femmes, les barres asymétriques, la poutre, le saut de cheval et les exercices au sol; chez les hommes, le cheval d'arçons, le saut de cheval, les anneaux, les barres parallèles, la barre fixe et les exercices au sol. Depuis peu, le trampoline, qui suscite beaucoup d'engouement, compte aussi parmi les disciplines de la gymnastique. Des jeunes de tous âges s'adonnent à la gymnastique par plaisir ou pour se tenir en forme, tandis que d'autres aiment la compétition ou la dimension sociale de ce sport, qui fait partie des programmes modernes d'éducation physique des écoles canadiennes. Il s'agit de l'une des plus anciennes et des plus importantes disciplines sportives; son origine remonte d'ailleurs à la Grèce antique. La gymnastique artistique que nous connaissons aujourd'hui s'est développée en Allemagne au début des années 1800. Le premier Olympic Gymnasium voit le jour à Montréal en 1843 et d'autres clubs suivront à Québec, Toronto, Hamilton, Ottawa, Halifax et Victoria. Ce sont surtout des immigrants allemands et tchécoslovaques qui ont inspiré ces clubs. À Montréal, centre le plus actif de l'époque, la gymnastique prend son essor grâce au Britannique F. Barnjum et, dans les années 1880, le sport est inclus dans les programmes scolaires à la recommandation d'Egerton RYERSON. En 1899, le Canada devient le 14e pays membre de la Fédération internationale de gymnastique.

Aux JEUX OLYMPIQUES de 1904 et de 1908, Lou Sievert, Alan Keith et Orville Elliott représentent le Canada et, en 1956, Ernestine Russel est la première gymnaste canadienne à participer à des Jeux Olympiques. En 1959, à Chicago, elle décroche la première place au classement final lors des 3e Jeux panaméricains, ce qui en fait la première Canadienne à remporter une médaille dans une compétition internationale de gymnastique. En 1967, à Winnipeg, Susan Mc Donnell gagne l'épreuve des barres asymétriques lors des 5 Jeux panaméricains. Aux Championnats du monde de Prague (1962) et aux Jeux Olympiques de Mexico (1968), le Canada est représenté par une équipe masculine et une équipe féminine. En 1976, l'équipe féminine canadienne se classe parmi les 10 meilleures au monde et, en 1979, les hommes figurent au nombre des 15 meilleures équipes. Les premiers championnats nationaux (chez les hommes) ont lieu en 1923 dans le cadre de l'Exposition nationale canadienne de Toronto qui fait don de tous les prix et qui, pour les 11 années suivantes, sera l'hôte de cet événement. En 1954, les femmes participent à ces championnats pour la première fois. Le Canada accueille plusieurs équipes de gymnastique (la première étant l'équipe japonaise en 1962) et est l'hôte de diverses compétitions, dont la Coupe du monde de gymnastique (1980) et les 23e Championnats du monde (Montréal, 1985) où l'équipe féminine se classe 9e et l'équipe masculine 11e.

Au Canada, la gymnastique jouit d'une imposante infrastructure : personnel à plein temps, programmes nationaux importants, plus de 150 000 membres, plus de 500 entraîneurs et plusieurs milliers d'adeptes. Le Canada compte d'excellents gymnastes, dont Philip Delesalle, 12e au classement final des Championnats du monde de 1979 à Fort Worth aux États-Unis; Elfie Schlegel, première Canadienne à remporter une médaille à la Coupe du monde (le bronze au saut de cheval); Brad Peters, 14e au classement final des Championnats du monde de 1985. Lors des JEUX MONDIAUX UNIVERSITAIRES tenus à Edmonton en 1983, le Canada remporte 4 médailles dont une d'or par Philippe Chartrand. Aux Jeux Olympiques de Los Angeles (1984), l'équipe féminine occupe le 5e rang au classement final et Kelly Brown est 6e au saut de cheval. L'équipe masculine décroche la 8e place. En 1986, Chartrand remporte une médaille d'or à la barre fixe lors de la compétition invitation de Leningrad, où plus de 80 gymnastes représentent 36 pays.

La gymnastique canadienne est reconnue sur la scène internationale lorsque Curtis HIBBERT remporte, en 1987, une médaille d'argent à la barre fixe, première médaille canadienne à un championnat du monde. Aux Jeux Olympiques de 1988, Hibbert prend part à la finale de 3 épreuves de gymnastique. La meilleure performance canadienne dans une compétition internationale sera celle des JEUX DU COMMONWEALTH de 1990 : les équipes masculine et féminine remportent l'or, Hibbert et Lori Strong se classent premiers au classement général chez les hommes et les femmes respectivement, dans les épreuves individuelles on obtient 6 médailles d'or, 7 d'argent et une de bronze. Aux Jeux Olympiques de Barcelone (1992), aucun Canadien ne se qualifie pour les finales des épreuves individuelles. Stella Umeh obtient la 16e place au classement général et, chez les hommes, Hibbert termine 36e. Yvonne Touzek donne la meilleure performance canadienne aux Jeux d'Atlanta. Elle termine 26e au classement général chez les femmes. Kate Richardson se hisse au 16e rang aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000, alors que Kyle SHEWFELT se classe en 12e position aux exercices au sol. C'est à ces mêmes Jeux que le trampoline devient une discipline olympique, et Karen Cockburn remporte la médaille de bronze dans l'épreuve individuelle féminine.

Le succès du Canada dans les compétitions internationales continue de croître après les Jeux de Sydney. Kyle Shewfelt se mérite 2 médailles d'or et une d'argent aux Jeux du Commonwealth de 2002, puis 2 médailles de bronze aux Championnats du monde de 2003. À Athènes, aux Jeux Olympiques de 2004, il remporte l'or. Il tient ainsi une place unique dans l'histoire de la gymnastique canadienne, car c'est le seul Canadien médaillé d'or en gymnastique artistique. Après la gymnaste rythmique Lori FUNG, il est le deuxième Canadien à gagner une médaille d'or olympique en gymnastique. Après Syndney, Karen Cockburn continue à briller dans son sport, remportant les Championnats du monde en 2003 et deux épreuves de la Coupe du monde en 2004. À Athènes, en 2004, elle surpasse sa performance de Sydney, car elle décroche la médaille d'argent de l'épreuve individuelle de trampoline. En 2005, en tandem avec la championne canadienne Rosannagh MacLennan, elle remporte la première médaille d'or du Canada à la Coupe du monde dans l'épreuve du trampoline synchronisé.


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