Harry Somers

Vie Il commence à étudier le piano au cours de l'automne 1939 après avoir fait la connaissance d'un médecin et de sa femme, tous deux pianistes accomplis, qui lui font connaître des œuvres classiques.

Somers, Harry
La musique d'Harry Somers est reconnue à l'échelle internationale et jouée dans tout l'Occident (avec la permission de l'Association André Leduc/Centre de musique canadienne).
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Harry Somers

  Vie
Harry (Stewart) Somers. Compositeur (Toronto, 11 septembre 1925 - 9 mars 1999). D. Mus. h.c. (Ottawa) 1975, LL. D. h.c. (Toronto) 1976, D. ès L. h.c. (York) 1977.

Vie
Il commence à étudier le piano au cours de l'automne 1939 après avoir fait la connaissance d'un médecin et de sa femme, tous deux pianistes accomplis, qui lui font connaître des œuvres classiques. Durant les années 1940, il travaille le piano et la composition avec l'intention de faire carrière dans les deux disciplines. Ses professeurs de piano sont Dorothy Hornfelt (1939-1941), Reginald Godden (1942-1943), Weldon Kilburn (1945-1948) et E. Robert Schmitz (été 1948). Pianiste doué, Somers donne plusieurs récitals à la fin des années 1940; l'un consacré aux œuvres de Barbara Pentland et l'autre à ses propres œuvres. Ce dernier est présenté en mars 1948 au Royal Conservatory of Music of Toronto (auj. Conservatoire royal de musique). Il commence à composer par lui-même dès 1939, mais en 1941, il entre dans la classe de John Weinzweig. Jusqu'en 1949, sauf pendant la durée de son service dans l'Aviation royale du Canada (1943-1945), il travaille avec ce compositeur. Une bourse de 2000 $ de l'Association canadienne de hockey amateur lui permet ensuite de séjourner un an à Paris pour y étudier avec Darius Milhaud.

Bien que Somers renonce à la carrière de pianiste en 1948 afin de se consacrer à la composition, il maîtrise néanmoins la guitare au cours des années 1950. Il continue à composer sans arrêt et gagne sa vie comme copiste. Cette activité affine davantage la calligraphie méticuleuse qui caractérise chacun de ses manuscrits.

En 1960, Somers retourne à Paris à titre de boursier du Conseil des arts du Canada pour y observer les tendances musicales et composer. Il étudie aussi le chant grégorien à Solesmes. De retour à Toronto, il réalise que, pour la première fois, il peut vivre seulement de commandes. La plupart de celles-ci proviennent de la SRC. À partir de ce moment, il n'occupe plus de poste permanent.

En outre, il commence à s'intéresser à l'enseignement et à l'exécution de la musique canadienne dans les écoles. Il participe à la première phase du John Adaskin Project (1963) et est plus tard (1968-1969) conseiller spécial en éducation musicale à North York (Toronto). Il anime une série d'émissions télévisées de la SRC sous forme de concerts pour la jeunesse (1963) ainsi que l'émission radiophonique de la SRC « Music of Today » (1965-1969).

Une bourse de 18 000 $ de l'Institut culturel canadien à Rome permet à Somers de séjourner dans cette ville pendant deux ans (1969-1971) au cours desquels il termine Voiceplay et Kyrie, fruits de son intérêt grandissant pour les nouvelles techniques d'écriture pour la voix. À la fin de 1971, il rentre au Canada, passant par l'Extrême-Orient où il se familiarise avec divers aspects de la musique et des philosophies orientales. En 1977, il se rend en U.R.S.S., où il entend des exécutions de ses œuvres, rencontre des compositeurs soviétiques et donne des conférences sur la musique contemporaine canadienne.

Somers est l'un des plus importants compositeurs canadiens et compte parmi les rares à jouir d'une réputation internationale. Sa musique est exécutée aux États-Unis, en Amérique centrale, en Amérique du Sud, en Europe et en Union soviétique. Dans sa production exceptionnellement diversifiée se trouvent des œuvres majeures pour la scène, le concert, le cinéma, la radio et la télévision, faisant appel aux voix, aux instruments et aux sons synthétiques à l'intérieur d'une grande variété de formes, traditionnelles comme nouvelles. Les commandes qu'il reçoit reflètent le niveau d'estime dont sa musique est l'objet. Le Festival de Stratford lui commande Five Songs for Dark Voice à l'intention de Maureen Forrester; le Festival international de Vancouver, son Quatuor à cordes no 3 pour le Quatuor hongrois; la SRC, de nombreuses œuvres dont Evocations, Movement for Orchestra, The Crucifixion et, pour Cathy Berberian, Voiceplay. Kuyas est une commande du Concours international de musique de Montréal (1967); Louis Riel, du Fonds Chalmers pour la Canadian Opera Company; Lyric, de la fondation Koussevitzky; Stereophony, de l'Orchestre symphonique de Toronto; The Fisherman and His Soul, Ballad etHouse of Atreus, du Ballet national du Canada. Music for Solo Violin est une commande conjointe du CAC, du Festival du printemps de Guelph et du violoniste Yehudi Menuhin, qui en assure la création.

Au cours des années 1980, on lui commande, entre autres, Limericks pour le Festival du printemps de Guelph, Elegy, Transformation et Jubilation pour l'OST, le Concerto pour guitare, pour la Guitar Society of Toronto; les pièces de concours Movement for String Quartet et Shaman's Song, la première pour la Banff International String Quartet Competition et la deuxième pour le Concours national de musique S.C. Eckhardt-Gramatté, de même que les opéras A Midwinter Night's Dream, pour le Canadian Children's Opera Chorus, Serinette pour Music at Sharon et Mario and the Magician, inspiré du roman de Thomas Mann, pour la COC.

Dans les années 1990, Sommers compose notamment Third Piano Concerto (1996) pour James Parker et l'Esprit Orchestra. Avec le poète P.K. Page, il écrit une pièce chorale pour le 50e anniversaire des Nations unies. Vers la fin de sa carrière, il accepte moins de commandes et a tendance à ne composer que pour les musiciens qu'il préfère. Des concerts en l'honneur de son 70e anniversaire ont lieu à l'Université d'Ottawa et au Centre national des Arts, en 1995. En octobre 1993, il prononce le discours d'ouverture à l'Alberta Music Conference et, en 1997, il est compositeur résident au premier Word and Music Festival de l'Université de Windsor. Après son décès, divers concerts sont consacrés à sa musique (en novembre 1999 au Massey Hall avec James Parker, Jean Stillwell et l'Esprit Orchestra; en mai 2000 avec l'OST sous la direction Victor Feldbrill). Son œuvre Serinette est reprise en concert à Toronto, en mai 2001, et des présentations d'Images of Canada ont lieu au Musée de la SRC à Toronto, au cours de la même année.

Au milieu des années 1970, la SRC publie un ensemble de 33-tours des compositions de Somers. De son vivant, ses œuvres ne sont pas fréquemment enregistrées sur CD. En 2000, CBC Records met en vente Harry Somers : A Celebration (SMCD 5199) et, en février 2001, Centredisques lance A Window on Harry Somers, qui consiste en une série de sept disques, par l'entremise du Harry Somers Recording Project.

La première femme de Somers, Catherine Mackie, décède en 1963 et, en 1967, il épouse l'actrice canadienne Barbara Chilcott.

Œuvres

Bien que Somers soit exposé à plusieurs influences au cours de sa carrière (notamment Weinzweig, Bartók, le contrepoint baroque, les procédés de l'écriture dodécaphonique et le chant grégorien), sa musique conserve certains traits particuliers, extérieurs à des courants tels que le sérialisme des années 1950. Plusieurs de ces tendances marquent ses œuvres de jeunesse. Les pièces pour piano (1939-1941), écrites avant ses études avec Weinzweig, sont des essais qui visent à créer un climat; leurs titres sont descriptifs et elles révèlent un intérêt marqué pour la couleur harmonique non fonctionnelle. Le mouvement parallèle de quartes, de quintes, de triades ainsi que d'accords de septième et de neuvième sont des procédés d'écriture favoris de Somers, qu'il conserve dans sa production des années 1940 (par exemple, l'introduction au premier mouvement de North Country).

Le Quatuor à cordes no 1, première œuvre majeure qu'il écrit sous la surveillance de Weinzweig, contient plusieurs éléments, par la suite conservés et raffinés jusque vers la fin des années 1940 et pendant les années 1950 : la ligne mélodique prolongée (probablement le résultat d'exercices conçus par Weinzweig en vue d'exploiter une seule ligne mélodique); les ostinatos, souvent accompagnés d'une forte poussée rythmique; les moments de repos tonals dans des contextes non tonals; l'accroissement et le relâchement de la tension (souvent au moyen de la densité de la texture) dessinant un grand arc; et enfin l'utilisation de gestes rhétoriques et déclamatoires aux points culminants.

Au moment où Somers compose North Country, ces éléments ont abouti à un style distinctif duquel se dégage une grande intensité d'émotion équilibrée par une instrumentation ingénieuse, et dont les rythmes accentués évoluent au sein de structures ternaires compactes. Le premier mouvement de North Country évoque un paysage morne et rude au moyen du lent déroulement d'une mélodie dépouillée dans le registre aigu des violons auquel s'opposent de brefs motifs rythmiques quasi ostinato.

Au fil des années, la « longue ligne » de Somers sert de véhicule pour transmettre l'intensité en plus d'assurer la continuité. Le compositeur emploie deux types principaux de ligne mélodique. L'une se déroule lentement, à l'intérieur d'un registre réduit de hauteurs, souvent accompagnée d'interjections rythmiques nerveuses et d'une texture sobre. Les caractéristiques de cette ligne sont : une seconde mineure descendante dans un rythme de deux notes, la première longue et la deuxième courte; des fluctuations dynamiques soudaines contrastant avec d'autres éléments soutenus ou de brefs segments mélodiques; des silences de durée variable qui brisent la ligne et un accelerando intégré au moment culminant (souvent associé à la seconde descendante). On peut en trouver des exemples dans la dernière page de Rhapsody (1948) pour violon et piano, dans l'introduction de Stereophony (1963) pour orchestre et dans Music for Solo Violin (1973). Le second type de ligne mélodique peut inclure un ou plusieurs de ces éléments, mais son activité est plus grande sur le plan rythmique avec des intervalles plus espacés au sein d'un plus grand registre; elle est habituellement accompagnée par une ou plusieurs autres voix continues. À titre d'exemples, citons le thème de violon dans le prologue de la Symphonie no 1, le début de Lyric et plusieurs des longs solos chantés dans Louis Riel.

Un autre procédé utilisé par Somers depuis les années 1940 consiste en l'emploi délibéré de la tension pour régir les sentiments de l'auditeur. Pendant les années 1950, Somers parvient à générer de telles tensions par un contrepoint néobaroque et la juxtaposition de styles contrastants - par exemple, la superposition d'éléments tonals et non tonals. Somers démontre sa maîtrise du contrepoint dans Passacaglia and Fugue où chaque section évolue vers un point culminant au moyen de l'accumulation de voix imitatives. Parmi 14 œuvres majeures qu'il écrit entre 1951 et 1959, 10 contiennent des passages fugués. La juxtaposition des styles, qui apparaît pour la première fois dans le deuxième mouvement de la Suite pour harpe et orchestre de chambre (1949), est moins réussie dans les œuvres des années 1950 (The Fool et le Concerto no 2 pour piano) que dans Louis Riel (1967) où le chant folklorique, l'écriture tonale, la bande magnétique et la musique atonale propre à Somers se combinent pour créer la plus grande intensité dramatique.

Chez Somers, la tension est aussi engendrée par de brusques fluctuations de volume (que le compositeur appelle « instabilité dynamique ») qu'il impose à des notes isolées, aux segments d'une ligne mélodique ou à des agrégats verticaux (surtout dans les œuvres pour orchestre). En fait, le modèle qu'adoptent beaucoup d'œuvres de Somers dans leur déroulement est une extension de l'arc dynamique crescendo-decrescendo. Le cinquième des Five Concepts pour orchestre (1961) en est un exemple frappant. Maintes œuvres postérieures à 1940 ont une structure d'ensemble ternaire - la Symphonie no 1, Five Concepts et Twelve Miniatures, par exemple - résultat probable de la tendance du compositeur à planifier ses œuvres selon la courbe : montée, culmination puis relâchement de la tension.

Les œuvres pour orchestre des années 1960 subissent partiellement l'influence de la musique que Somers écrit (1959-1960) pour le film Saguenay, dans laquelle il utilise des couleurs et des textures non thématiques. Ceci n'affecte au début que les compositions abstraites (Lyric, Five Concepts), mais, par la suite, conduit Somers à effectuer des expériences sur d'autres plans : visuel (Movement), spatial (Stereophony) et scénique (The House of Atreus). Dans ces dernières œuvres, les éléments tonals et modaux (fréquents dans les œuvres antérieures à 1959) ont disparu. L'organisation des hauteurs est basée sur la série des douze sons. Bien que Somers fasse appel à la série au milieu des années 1940, ce n'est qu'à partir de 1951 qu'il utilise ce procédé du début à la fin d'une œuvre (Symphonie no 1, 12 X 12). Depuis lors, il emploie la série dans toutes ses œuvres majeures, y compris Louis Riel, avec une flexibilité et une intuition qui s'ajustent aux autres dimensions d'une œuvre donnée au lieu d'être le résultat de spéculations théoriques.

En 1963, Somers s'intéresse de façon particulière à la voix humaine. Il utilise des phonèmes, des inflexions de timbres ainsi qu'une ornementation détaillée avec minutie, éléments qui, dans Twelve Miniatures, Evocations et Louis Riel, colorent un traitement traditionnel des mots. Dans deux œuvres majeures des années 1970, le matériau musical est toutefois constitué principalement de sons non sémantiques et d'inflexions de timbres. Voiceplay pour chanteuse-actrice est une conférence-démonstration sans paroles des nouvelles techniques vocales, tandis que Kyrie est une œuvre de 25 minutes pour quatuor vocal, chœur et instruments. Dans Kyrie, le texte dérive exclusivement des phonèmes des mots « Kyrie eleison, Christe eleison ». Sa maîtrise des nouvelles techniques pour la voix s'étend à l'exécution sur scène : il enregistre Voiceplay et chante sur la bande originale (une chanson folklorique ornementée et traitée électroniquement) pour la scène d'ouverture de Louis Riel.

Les signes distinctifs du style de Somers se retrouvent dans ses œuvres pour solo instrumental (particulièrement le piano et le violon) et pour petits ensembles d'instruments. Pour d'autres détails sur quelques-unes de ces œuvres, voir Composition - Solos et duos instrumentaux : piano.

L'intérêt spécial que porte Somers aux techniques vocales étendues se traduit encore dans trois pièces du début des années 1980 : Limericks, Shaman's Song et Chura-churum. La première pièce, écrite pour commémorer le 100e anniversaire de naissance de Healey Willan, menace de noyer son texte - trois limericks franchement vulgaires - dans des inventions rythmiques et texturales. Le résultat semble être une séquelle « profane » du Kyrie. Dans Shaman's Song, un texte inuit mis en musique pour voix solo et piano préparé, et Chura-churum, un texte sanscrit chanté par huit voix amplifiées accompagnées par un petit ensemble instrumental, les exigences techniques atteignent une intensité proportionnelle au mystère et à l'élévation spirituelle des paroles. Chura-churumest peut-être la pièce de Somers dont la notation est la plus complexe.

La trilogie Elegy, Transformation, Jubilation est « conçue comme un passage de l'homophonie à la multiphonie, d'un seul ensemble à cinq groupes », suivant une notice figurant sur la partition. Le grand orchestre est divisé en cinq groupes inégaux, répartis d'une façon avantageuse sur le plan acoustique. Pour la section « Jubilation », l'œuvre exige quatre chefs adjoints coordonnés à l'aide de pistes audio métronomiques. « Elegy » est un exemple tardif de la longue mélodie éloquente de Somers. Parmi les œuvres importantes pour solo et orchestre des années 1980, on retrouve Concertante pour violon, percussion et cordes, de même que le Concerto pour guitare, élaboré à partir d'une échelle de cinq notes dont le traitement, nous dit le compositeur, « rappelle les principes appliqués aux ragas indiens » (voir aussi Concertos et musique concertante).

À partir de 1976, avec Love-in-Idleness, pièce solo inspirée de la Titania de Shakespeare, Somers revient de plus en plus au théâtre lyrique. La fin des années 1980 voit naître l'opéra pour enfants A Midwinter Night's Dream et « l'opéra de festival »Serinette. Lors d'une entrevue en 1990, Somers dit du premier qu'il voulait « retourner au point de départ » du point de vue stylistique et effectuer une simplification délibérée de ses moyens musicaux. Les deux œuvres sont basées sur des thèmes canadiens, ce qui leur confère ce nationalisme sans contrainte qui marque les choix artistiques de Somers à plusieurs moments de sa carrière, du ballet des premières années Ballad et, bien entendu, de Louis Riel, aux partitions pour la télévision Images of Canada et aux deux séries d'arrangements pour chœur de chansons folkloriques. Ces dernières font partie de ses œuvres les plus accessibles et les plus souvent exécutées.

Honneurs et appréciation

Somers est honoré à plusieurs reprises au cours de sa carrière : il reçoit le Prix de la critique (1965) du festival d'été de Cava dei Tirreni, en Italie, le prix du Gouvernement italien, le titre de compagnon de l'Ordre du Canada (1972) et le trophée Wm Harold Moon (1976). Lors de la remise d'un grade honorifique à Somers à l'Université de Toronto, John Beckwith déclare : « La musique [de Somers] est le fruit... d'une maîtrise des procédés techniques de son époque, d'une vaste curiosité intellectuelle, d'une conscience de ses rapports avec la tradition... Toute sa musique est imprégnée d'une remarquable qualité première qui... identifie le style de Somers comme une empreinte digitale... » 

Somers est membre-fondateur de la Ligue canadienne des compositeurs et compositeur agréé du Centre de musique canadienne. Ses archives sont conservées à la Bibliothèque nationale du Canada.

COMPOSITIONS

Théâtre, film, télévision
The Homeless Ones, opérette pour la télévision (M. Fram) : 1955 (télévision SRC Tor 1956); narr, vx, orch; ms.

Faces of Canada, musique de scène : 1956 (télévision SRC Tor 1956); grand orch; ms.

Ballad, ballet : 1958 (Ott 1958); grand orch; ms.

Saguenay, partition de film : 1956; orch chamb; ms.

Movement (auparavant Abstract for Television) : 1961 (télévision SRC Tor 1962); grand orch; Ric 1964.

The House of Atreus, ballet : 1963 (Tor 1964); grand orch (orch chamb); ms.

The Gift, musique de scène : 1965 (télévision SRC Tor 1965); ms.

And, danse : 1969 (télévision SRC Tor 1969); sop, mezzo, tén, bar, danseurs, ens chamb; ms.

Images of Canada, musique de scène pour la télévision : 1972-75 (Tor 1973, 1976); ens div; ms.

Death of Enkidu : Part I, opéra de chambre (M. Kinch) : 1977; 5 vx, comédien, danseuse, fl, cl, 2 cors, hp, p, 3 perc; ms.

The Merman of Orford, mime : 1978; fl, cor, vc, perc; ms.

Mario and the Magician, opéra (Rod Anderson, d'après T. Mann) : 1991.

Voir aussi The Fisherman and His Soul, The Fool, Louis Riel, A Midwinter Night's Dreamet Serinette.

Orchestre
Sketches for Orchestra : 1946 (Tor 1947); ms; RCI 88 (R. Leduc).

Slow Movement for Strings (2e mvt du Quatuor à cordes no 1) : 1946 (Tor 1946); orch cdes; ms.

Scherzo : 1947 (Tor 1947); orch cdes; AMP 1948; RCI 41 (OST), CBC Expo-15, RCI 238 et 10-ACM 7 (O Hart House).

North Country : 1948 (Tor 1948); orch cdes; BMIC 1960; RCI 154 et 10-ACM 7 (Orchestre symphonique de la SRC), Centredisques CMC-2987 (OCNA), (avec des informations éducatives et un film) MEAD 1003.

Symphonie no 1 : 1951 (Tor 1953); Ber (location).

Prelude and Fugue : 1952 (Tor 1952); ms.

Passacaglia and Fugue : 1954 (Tor 1954); BMIC 1958; RCI 180 (Orchestre symphonique de la SRC), Lou LS-661 (O de Louisville, Whitney c orch).

Little Suite for String Orchestra on Canadian Folk Songs : 1955 (Tor 1956); orch cdes; BMIC 1956.

Fantasia : 1958 (Mtl 1958); BMIC 1962; RCI 230, RCA LSC-2980, Mel SMLP-4039 et 10-ACM 7 (OSM).

Lyric : 1960 (Washington 1961); orch; BMIC 1963.

Movement for Orchestra : 1961; Ric 1964.

Five Concepts : 1961 (Tor 1962); BMIC 1964.

Stereophony : 1963 (Tor 1963); Kerby 1972, B & H.

Picasso Suite : 1964 (Saskatoon 1965); pt orch; Ric 1969; CBC SM-241 (Orchestre symphonique de l'Atlantique).

Those Silent, Awe-Filled Spaces : 1978 (Ott 1978); ms.

Variations : 1979; orch cdes; ms.

Elegy, Transformation, Jubilation : In Memoriam Four Suicides : 1981 (Tor 1981); ms.

Of Memory and Desire : 1993; orch cdes.

Soliste(s) et orchestre
Concerto no 1 : 1947 (Tor 1949); p; ms.

Suite : 1949 (Tor 1952); hp, orch chamb; BMIC 1959; Col MS-6285 (Orchestre symphonique de la SRC, Loman hp), RCI 86 et 10-ACM 7 (Orchestre symphonique de la SRC, Iosch hp).

Concerto no 2 : 1956 (Tor 1956); p, orch; Ber (location).

Five Songs for Dark Voice (Fram) : 1956 (Stratford 1956); contralto, orch chamb; Ber 1972 (v, p); CBC SM-73 (Mailing, Orchestre de la SRC à Vancouver), RCI 286, RCA LSC-3172 et 10-ACM 7 (Forrester, OCNA).

Concertante : 1982 (Tor 1983); vn, orch cdes, perc; ms.

Concerto : 1984 (Tor 1984); guit, orch; ms.

Concerto no 3 : 1996; p.

Musique de chambre
Duo : 1943; 2 vn; ms.

Quatuors à cordes no 1 : 1943; ms.

Suite : 1947; p, 4 batteries; ms.

Mime : 1947; vn, p; ms.

Rhapsody : 1948; vn, p; ms; CBC Expo-16, RCI 244 et 10-ACM 7 (J. Pach).

Quintette à vent : 1948; ms.

Quatuor à cordes no 2 : 1950; ms; CBC SM-263 et 10-ACM 7 (Quat à cdes Vághy).

Trio : 1950; fl, vn, vc; ms.

Sonate no 1 : 1953; vn, p; BMIC 1968; RCI 221, RCA CCS 1015 et 10-ACM 7 (Hidy, Duncan).

Sonate no: 1955; vn, p; BMIC 1968; RCI 222, RCA CCS-1016 et 10-ACM 7 (Staryk, L. Boucher).

Movement for Woodwind Quintet : 1957; quin vent; ms.

Quatuor à cordes no 3 : 1959; Ber (location); CBC SM-45 et 10-ACM 7 (Quat à cdes Orford), Centredisques CMC-0782 (Quat à cdes Purcell).

Sonate : 1959; guit; Kerby 1972; RCI 409 et MS 4427 (Strutt).

Symphonie : 1961 (Pittsburgh 1961); bois, cuivres, perc; Peters (location; CBC SM-134 et 10-ACM 7 (Feldbrill).

Theme for Variations : 1964; toute combinaison d'instr; BMIC 1966.

Etching - The Vollard Suite (extrait de Picasso Suite) : 1964; fl; Ric 1969; (1970) CBC SM-114 (J. Michalska).

Improvisation (Shakespeare, Yeats) : 1968; narr, chanteurs, bs, cdes, 2 perc, p; ms.

Music for Solo Violin : 1973; Ber 1975; RCI 413 (Menuhin vn, Somers commentateur) et 10-ACM 7 (Menuhin vn).

Movement for String Quartet : 1982; quat cdes; ms.

Fanfare to J.S.B. : 1984; quin vent; ms.

11 Miniatures : 1992; hb, p.

Magic Flute : 1997; fl, bande.

Piano
Stangeness of Heart : 1942; BMIC 1947; RCI 93 et RCI 132 (R. Pratt), (1976) RCI 450 (K. Quinton).

En ms : Etude(1943), Flights of Fancy (1944), Dark and Light (1944).

5 Sonates : 1945-57; Ber 1979 (nos 1, 2, 5), Ber 1980 (nos 3, 4); (no 1) RCI 450 (Godden), (no 2) RCI 450 (Helmer), (no 3) RCI 251 et RCI 451 (Savoie), (no 4) RCI 451 (J. McKay), (no 5 « Lento ») CBC SM-102 (Buczynski), (no 5) RCI 452 et Mel SMLP-4023 (Kubalek), (no 5 « Lento ») CBC SM-162 (Buczynski).

Three Sonnets : 1946, version orch 1952 (nos 2 et 3 seulement); BMIC 1948 (p); (1976) RCI 450 (K. Quinton).

En ms : Solitudes(1947), Four Primitives (1949).

12 X 12 : Fugues for Piano : 1951; FH 1955 (no 1), BMIC 1959 (complet); RCI 452 (J. Couture).

Nothing Too Serious : 1997.

Chœur
« Where Do We Stand, O Lord » (Fram) : 1955; SATB; BMIC 1955; RCI 130 (Waddington), 10-ACM 7 (Festival Singers).

Two Songs for the Coming of Spring (Fram) : 1955; SATB; BMIC 1957; RCI 206 et 10-ACM 7 (Chorale Bach de Mtl).

« God, the Master of This Scene » (J. Taylor) : 1962; OUP 1964, GVT 1973; Cap ST-6258 et Sera S-60085 (Festival Singers), 2-Audat WRC6-696 (Concert Choir de l'Université de l'Alberta).

Gloria (liturgie) : 1962; SATB, 2 tpt, org; OUP 1964, GVT 1973; CBC SM-53 et 10-ACM 7 (Ens vocal Tudor de Mtl), RCA LSC-3043 et Mel SMLP-4030 (Ch Mendelssohn de Tor); VBC 001 (Chorale Bach de Van), World WRC1-4159 (Ch de la cathédrale All Saints', Halifax).

« The Wonder Song » (Somers) : 1963; SATB; BMIC 1964; CBC SM-19 et 10-ACM 7 (Festival Singers).

Crucifixion (psaume de la Passion) : 1966; SATB, cor angl, 2 tpt, hp, perc; ms.

Five Songs of the Newfoundland Outports (traditionnel, Peacock collecteur) : 1968; SATB, p; GVT 1969; RCI 339, CBC SM-105, RCA LSC-3154 et 10-ACM 7 (Festival Singers), Centredisques CMC-0281 et RCI 564 (Elmer Iseler Singers), Protone PR-154 (Chamb Singers de l'Université de la Californie du Sud), (« Feller from Fortune ») Fantasy Sound FS-23498 (Medway Senior Choir), (« Feller from Fortune ») 2-Audat WRC6-696 (Concert Choir de l'Université de l'Alberta).

Kyrie (liturgie) : 1972; SATB, sol, ens instr; Exile, vol. I, no 3, 1973; Centredisques CMC-2385 (Roslak, Elmer Iseler Singers).

Trois Chansons de la Nouvelle-France (trad) : 1976; SATB, p; GVT 1977; RCI 491 (Ens vocal Tudor de Mtl).

Limericks (anon, W.H. Auden) : 1980 (Guelph 1980); SATB, mezzo, ens instr; ms; Centredisques CMC-2385 (Kern mezzo, Elmer Iseler Singers).

Chura-churum : 1985; SSAATTBB, fl, clavn, p, 4 perc, 8 haut-parleurs; ms.

Également « Song of Praise » (W. Scott) pour ch à 2 vx élevées et p (GVT 1984) et un arr de « We Wish You a Merry Christmas » pour SATB et p (GVT 1976).

A Children's Hymn to the United Nations (P.K. Page) pour chœur d'enfants, p, 1995.

A Thousand Ages : voix de garçon; TB, orch, sons électriques.

Voix
« Stillness » (Somers) : 1942; sop, p; ms.

Three Songs (Whitman) : 1946; v, p; Ber 1980; RCI 20 (F. James), Centredisques CMC-2185 (Vickers), World WRC1-4342 (Greer).

« A Bunch of Rowan » (D. Skala) : 1947; v moy, p; BMIC 1948.

« A Song of Joys » (Whitman) : 1947; v moy, p; ms.

Three Simple Songs (Fram) : 1953; mezzo; ms.

Conversation Piece (Fram) : 1955; v élevée, p; BMIC 1957.

Twelve Miniatures (haïku, H.G. Henderson) : 1964; sop, flb (fl), v da gamba (vc), épinette (p); BMIC 1965; RCI 217, RCA CCS-1011 et 10-ACM 7 (Morrison, Fiore, Buczynski, D. Whitton vc).

Evocations (Somers) : 1966; mezzo, p; BMIC 1968; CBC SM-13, CBC SM-108 et 10-ACM 7 (Rideout, Somers p).

Kuyas de Louis Riel (cri) : 1967; sop, fl, perc; Ber (location); CBC Expo-10 (OSM); Centredisques CMC-1183 (Roslak).

Voiceplay (Somers) : 1971; chanteuse-actrice; ms; 10-ACM 7 (Somers).

Zen, Yeats and Emily Dickinson (poésie zen, Yeats, Dickinson) : 1975; 2 acteurs, sop, fl, p, bande; ms.

Love-In-Idleness, tableau lyrique (Shakespeare - Songe d'une nuit d'été) : 1976; sop, p; ms.

Shaman's Song (texte phonétique) : 1983; v, p préparé; ms.

Écrits

« The Agony of Maurice Lowe : a reply », Canadian Forum, XXXV (sept. 1955).

Texte d'analyse de Harry Somers pour accompagner l'enregistrement de sa Suite pour harpe et orchestre de chambre, cours d'étude no 1 du Centre de musique canadienne (Toronto 1961).

« Stereophony for orchestra », Music Across Canada, I (mars 1963).

« Le Compositeur dans l'école », Mcan, 19 (mai 1969).

« A letter from Rome », CaCM, I (print.-été 1970).

« Harry Somers' letter to Lee Hepner », CaCM, 3 (aut.-hiv. 1971).

La Genèse de « Music for Solo Violin », CaCM, 10 (print.-été 1975).

« Dr. Somers replies », News de la faculté de musique de l'Université de Toronto, VI (été 1976).

« A reply to a citation awarded by the University of Toronto », CME (print. 1978).

« Speaking of music », Music (avril 1986).

« Conference address », British Columbia Music Educator, V (mai 1986).

Bibliographie

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« Harry Somers - un portrait », Mcan, 4 (sept. 1967).

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Harry Somers, documentaire sur bande sonore de la SRC (1972).

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