HMS St Lawrence (Navires de guerre britanniques de la guerre de 1812)

Le HMS St Lawrence fut le plus grand navire de guerre jamais construit sur les Grands Lacs à l'ère de la voile.

Le HMS St Lawrence fut le plus grand navire de guerre jamais construit sur les Grands Lacs à l'ère de la voile. Pendant la Guerre de 1812, le ravitaillement, les renforts et les déplacements de troupes en vue d'offensives dépendaient du contrôle naval des lacs. Au début de la guerre, les Américains avaient été en mesure d'attaquer York et Fort George en toute impunité. Le lac Ontario étant effectivement bloqué à l'ouest par la Niagara et à l'est par les rapides du Saint-Laurent, s'il devait y avoir des navires de guerre sur les lacs, c'est là qu'ils devaient être construits ou assemblés.

La taille et la puissance du HMS St Lawrence furent le fruit de l'ambition du commodore britannique James Lucas Yeo. Il avait obtenu l'autorisation de construire un plus petit navire, mais se retrouvant loin de ses officiers supérieurs restés en Angleterre, il décida d'agrandir le navire. La quille fut posée le 12 avril 1814 au chantier naval Frederick Point à Kingston, Haut-Canada. Le navire de ligne à trois ponts était un monstre à l'époque, d'une puissance surpassant celle du Victory de Lord Nelson. Il finit par transporter à bord 112 canons et un équipage de 837 officiers et marins qui avaient dû, pour la plupart, être dépêchés de la ville de Québec. Le HMS St Lawrence prit la mer le 10 septembre 1814. Contrairement aux vaisseaux naviguant sur l'océan de l'époque, ce navire avait un faible tirant d'eau, ce qui le rendait plutôt instable. Quatre jours après son baptême de l'eau, le navire fut frappé par la foudre. Le navire avait néanmoins rempli le but pour lequel il avait été construit : imposant moyen de dissuasion, il ne prit part à aucune bataille.

Après la guerre, le HMS St Lawrence fut désarmé et sa coque servit d'entrepôt à une brasserie de Kingston. Plus tard, il coula non loin des berges du port de Kingston. Il fut éventuellement découvert et sert aujourd'hui d'attraction pour les plongeurs.


Lecture supplémentaire

  • Donald Hickey, Don't Give Up the Ship! (2007); R. Winfield, British Warships of the Age of Sail 1793-1817 (2005); Robert Malcomson, Warships of the Great Lakes: 1754-1834 (2001) and Lords of the Lake: The Naval War on Lake Ontario, 1812-1814 (2001).