Investissements étrangers, Groupe de travail sur les

Constitué en 1970 et présidé par Herb GRAY, le Groupe de travail sur les investissements étrangers (rapport Gray) a pour mandat d'analyser les répercussions d'une forte proportion de contrôle étranger sur l'économie canadienne.

Investissements étrangers, Groupe de travail sur les

Constitué en 1970 et présidé par Herb GRAY, le Groupe de travail sur les investissements étrangers (rapport Gray) a pour mandat d'analyser les répercussions d'une forte proportion de contrôle étranger sur l'économie canadienne. Il envisage aussi des politiques pouvant permettre aux Canadiens de maîtriser davantage leur développement économique et de maintenir ou d'accroître la participation canadienne aux entreprises lorsque c'est faisable ou souhaitable pour des raisons économiques, sociales, culturelles ou autres. Pendant les années 60, des intérêts étrangers en sont venus à contrôler près de 60 p. 100 de l'activité manufacturière canadienne et 90 p. 100 de l'activité de secteurs comme le caoutchouc et le pétrole.

En 1972, le groupe de travail conclut que dans une très faible mesure, l'INVESTISSEMENT ÉTRANGER a pu avoir dans l'ensemble un certain effet bénéfique, mais que des problèmes subsistent, notamment celui des « entreprises étêtées » qui n'exercent au Canada que des activités très limitées et dépendent d'une technologie et d'une direction étrangères. Le groupe suggère de traiter certains problèmes au moyen de politiques économiques d'ordre général, comme des tarifs douaniers, des taxes, des impôts et des brevets. Dans d'autres cas, il conclut qu'une meilleure solution serait une intervention administrative touchant individuellement tous les nouveaux investissements étrangers et rejette l'idée d'un changement radical d'orientation tel qu'une stratégie de rachat visant à accroître la participation canadienne.