J'ai cueilli la belle rose

« J'ai cueilli la belle rose ». Un manuscrit du XVIe siècle, en France, fournit la plus ancienne version et celle qui est la plus proche de cette chanson de danse, introduite au Canada au siècle suivant.

J'ai cueilli la belle rose

« J'ai cueilli la belle rose ». Un manuscrit du XVIe siècle, en France, fournit la plus ancienne version et celle qui est la plus proche de cette chanson de danse, introduite au Canada au siècle suivant. D'après le texte recueilli par Ernest Gagnon dans ses Chansons populaires du Canada (Québec 1865), une belle cueille une rose pour la porter chez son père « entre Paris et Rouen ». Le nom de ces villes varie toutefois selon les régions où la chanson a été conservée. Mais la jeune fille ne trouve au bout de son voyage qu'un rossignol qui lui conseille de se marier. Un galant lui propose ensuite de gagner 600 livres par an. Dans Romancero du Canada (Toronto 1937), Marius Barbeau cite deux couplets supplémentaires qui expliquent la raison de cette offre généreuse : « Et vous n'aurez rien à faire, que mon petit lit de camp; À le faire et le défaire, vous et moi couch'rons dedans. » Dans son Catalogue de la chanson folklorique française, Conrad Laforte renvoie le lecteur à deux autres titres, « J'ai cueilli la rose rose » et « Épousez-moi d'abord ». Quant à la mélodie, elle existe sous plusieurs versions. Des arrangements pour choeur ont été réalisés par Maurice Blackburn (1949) et Richard Johnston (Waterloo 1974). La chanson a été enregistrée sur micr. par Pierre Boutet (Victor LCP 1021, Victor PC 1149) et par l'Ensemble Katimavik (SNE 502).


Lecture supplémentaire

  • Bélanger, Jeannine, and Barbeau, Marius. 'La césure épique dans nos chansons populaires,' Archives de folklore, vol 1, Montreal 1946