James Dunsmuir

Comme Dunsmuir résiste à toutes les tentatives de syndicalisation des employés de ses entreprises, il devient la cible des chefs syndicaux dans les provinces de l'Ouest.

Dunsmuir, James
H\u00e9ritier de la fortune houill\u00e8re familiale et porte-parole du grand capital face au travail, Dunsmuir domine l\u0092\u00e9conomie de la Colombie-Britannique jusqu\u0092en 1900 (avec la permission des British Columbia Archives).

James Dunsmuir

 James Dunsmuir, industriel, homme politique, premier ministre de la Colombie-Britannique 1900-02 (Fort Vancouver, Wash., 8 juillet 1851 - Cowichan, C.-B., 6 juin 1920), fils de Robert DUNSMUIR. Principal héritier de la fortune houillère familiale et porte-parole du capitalisme face au syndicalisme, Dunsmuir domine l'économie de la Colombie-Britannique jusqu'en 1900. De 1876 à 1910, il dirige les entreprises houillères de sa famille, à l'île de Vancouver, et en décuple la production annuelle en exploitant de nouvelles mines et en améliorant les méthodes d'extraction. Il investit beaucoup dans le transport, l'agriculture, la fabrication et d'autres industries du secteur primaire.

Comme Dunsmuir résiste à toutes les tentatives de syndicalisation des employés de ses entreprises, il devient la cible des chefs syndicaux dans les provinces de l'Ouest. En 1905, il vend la société Esquimalt and Nanaimo Railway au Canadien Pacifique et, en 1910, il cède ses houillières à William MACKENZIE et Donald MANN, moyennant la somme de dix millions de dollars.

Élu député provincial de la circonscription de Yale en 1898, Dunsmuir est premier ministre de la Colombie-Britannique de 1900 à 1902. Son gouvernement conservateur se préoccupe surtout de l'immigration asiatique, de la construction des chemins de fer et de la place de la Colombie-Britannique au sein de la fédération canadienne. Figure prestigieuse, il résout sans trop de difficultés l'épineux dossier du redécoupage électoral en tenant compte de la prédominance continentale de la province, mais une attitude plus partisane lui aurait permis de demeurer plus longtemps au pouvoir. Dunsmuir n'aime pas la politique et il sert beaucoup plus par sens du devoir que par goût du pouvoir. À contrecoeur, il accepte le poste de lieutenant-gouverneur de la province en 1906, mais démissionne en 1909, trop heureux de pouvoir enfin profiter de ses terres et de son yacht.

Hatley Castle compte parmi les propriétés foncières de Dunsmuir. Construit pour lui par Samuel MacLure, la demeure abrite aujourd'hui les locaux administratifs de l'Université Royal Roads.


Lecture supplémentaire

  • S. Jackman, Portraits of the Premiers (1969).

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