Beaudet, Jean

Jean (Bernard) Beaudet. Pianiste, compositeur (Ottawa, 1er juin 1950). Son père Rémi fut violoniste professionnel à Detroit durant les années 1930, alors que sa mère, le mezzo-soprano Louise Bray, chanta à Montréal et à Ottawa.

Beaudet, Jean

Jean (Bernard) Beaudet. Pianiste, compositeur (Ottawa, 1er juin 1950). Son père Rémi fut violoniste professionnel à Detroit durant les années 1930, alors que sa mère, le mezzo-soprano Louise Bray, chanta à Montréal et à Ottawa. Beaudet commença à jouer du piano à l'âge de 10 ans et fit partie de groupes locaux de rhythm and blues, de jazz et de studio. Il étudia avec Frederick Karam, Eldon Rathburn, Douglas Voice et John Whitelaw à l'Université d'Ottawa (1970-73). En 1979, il se fixa à Montréal où il s'est consacré exclusivement au jazz, aussi bien en tant que leader que sideman, notamment avec Denny Christianson, Robert Leriche, Guy Nadon, Leo Perron et Nelson Symonds. Il fit une tournée en Europe avec Leriche en 1983. Beaudet s'est produit avec différentes formations au FIJM : trio (1982), solo (1985 et 1989), quatuor (1983, 1986 et 1988) et nonet (1987). Il parut dans le film Crossroads - Three Jazz Pianists, réalisé par l'ONF durant l'édition de 1987 du FIJM. Son quatuor, composé (1986-89) de Yannick Rieu (saxophone ténor), Normand Guilbeault (basse) et Michel Ratté (batterie), a été l'un des meilleurs ensembles canadiens de jazz de l'heure et s'est produit à plusieurs festivals (entre autres à Ottawa en 1986, à Jazz City et à Vancouver en 1987 et au Festival international de musique actuelle de Victoriaville en 1989) ainsi qu'à Montpellier en France (1988). Beaudet a également fait une tournée dans l'ouest canadien en 1989 ainsi qu'en Nouvelle-Zélande et en Australie en tant que membre du Jane Bunnett Quintet en 1990.

Parmi ses enregistrements, on remarque Danses (1979, Cadence CAD-1006), une coproduction avec Leriche, Claude Simard (basse) et Matthieu Léger (batterie), et Jean Beaudet Quartet (1987, Justin Time JTR-8407). Sa composition Téléphone figure sur ces deux micr., tandis que ses autres pièces enregistrées incluent Si j'avais su, Parsifal et En 747. Que ce soit dans un contexte bebop ou dans celui plus libre de ses propres groupes, les solos de Beaudet sont durs, implacables et rythmiquement débridés, démontrant une assimilation personnelle de la tradition du piano jazz dont on trouve les racines dans le style de Thelonious Monk, Bud Powell et autres.


Lecture supplémentaire

  • Miller, Mark. 'Jazz that drives rather than swings,' Toronto Globe and Mail, 1 Aug 1986

    Boogie, Pete & The Senator