Jean Cousineau

Jean Bernard Cousineau, violoniste, pédagogue, et compositeur (naît le 6 novembre 1937 à Montréal, Québec, et y meurt le 4 avril 2013).

Jean Bernard Cousineau, violoniste, pédagogue, et compositeur (naît le 6 novembre 1937 à Montréal, Québec, et y meurt le 4 avril 2013). Le violoniste Jean Cousineau est un éducateur de musique et compositeur influent. Il développe un modèle d’apprentissage pour les jeunes basé sur la méthode pédagogique de Shinichi Suzuki, qui appelait Jean Cousineau le professeur de violon le plus important en Amérique du Nord. En plus de fonder l’École des Petits Violons et de diriger son célèbre ensemble, il compose également la musique de films canadiens marquants tels Pour la suite du monde (1963), À tout prendre(1963) et Mon Oncle Antoine (1970). Il reçoit le Prix de musique Calixa-Lavallée en 1988.

Premières années

Jean Cousineau commence à étudier le violon avec Marcel Saucier à l’âge de huit ans. Il obtient un baccalauréat en musique de l’Université de Montréal en 1958 et, grâce à des bourses du ministère des Affaires culturelles du Québec (1958‑1961) et du Conseil des arts du Canada (1961‑1962), il étudie à Paris avec René Benedetti (violon) et Renée Jamet-Hansen (harmonie et contrepoint).

L’éducateur

De retour au Canada, Jean Cousineau enseigne le violon à l’Institut des arts du Saguenay de 1962 à 1967. Il développe une technique de violon spécifiquement pour les jeunes en se basant sur les travaux de l’éducateur japonais Shinichi Suzuki, qu’il consulte au Japon pendant l’été 1965. Lors de son séjour à Tokyo, il publie Canadian Music, un manuel d’enseignement en anglais et en japonais basé sur la méthode Suzuki.

Jean Cousineau revient à Montréal à automne 1965 et fonde l’École des Petits Violons, où il enseigne aux jeunes violonistes dès l’âge de cinq ans. En 1974, il fonde l’Ensemble Les Petits Violons afin de en valeur ses meilleurs élèves. Il produit plusieurs compositions pour l’ensemble et lui sert de chef d’orchestre pour ses concerts et enregistrements. On compte parmi ses élèves à l’école Les Petits Violons Chantal Julliet, Angèle Dubeau et Martin Chalifour.

En 1988, Jean Cousineau obtient son doctorat en sciences de l’éducation à l’Université de Montréal. En 1989, il publie sa thèse, De la nature du violon : le violon nous enseigne, une étude portant sur ce que le violon peut nous apprendre.

Compositeur

Jean Cousineau écrit plus de 100 compositions, y compris la musique de nombreux films encensés par la critique. Tout en contribuant à la série radio Histoire du jazz, de 1962 à 1965, de la CBC, il compose les partitions pour le documentaire marquant Pour la suite du monde (1963), par Pierre Perrault et Michel Brault, ainsi que l’innovateur À tout prendre (1963), de Claude Jutra. Ses partitions pour deux autres films à succès de Jutra, à savoirMon oncle Antoine (1970) et Dreamspeaker (1976), ont gagné le Palmarès du film canadien. Jean Cousineau compose aussi la musique pour Taureau (1973), de Clément Perron, Surfacing (1981) de Jutra, Les Beaux souvenirs (1981) de Francis Mankiewicz, et le téléfilm de Gordon Pinsent A Far Cry from Heaven (1983), entre autres.

Famille et héritage

Plusieurs membres de la famille Cousineau sont eux aussi des musiciens accomplis. L’auteur‑compositeur‑interprète Luc Cousineau et le compositeur François Cousineau sont les frères cadets de Jean Cousineau. Pour ce qui est de ses enfants, ce dernier a coécrit plusieurs compositions avec son fils, le violoncelliste et professeur de musique Nicolas Cousineau, sa fille Marie-Claire est la directrice de l’École des Petits Violons, où elle enseigne elle aussi, et sa fille Yukari est le premier violon de l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.

Jean Cousineau reçoit le Prix de musique Calixa-Lavallée en 1988 pour sa contribution à la culture musicale du Québec. Il décède du cancer en 2013 à l’âge de 75 ans.

Prix

Partition (Long métrage),Mon Oncle Antoine,Palmarès du film canadien(1971)

Partition (Court métrage), Dreamspeaker, Palmarès du film canadien (1977)

Prix de musique Calixa-Lavallée, Société Saint-Jean-Baptiste (1988)


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