John Henry Yahba




Le soldat John Henry Yahba, 18thBattalion, infanterie canadienne. Image publiée originalement par The London Gazette le 9 mars 1920, page 3128.

Jeunesse

John Henry Yahba vit à Chippewa Hill, en Ontario, le fils de Hiram Yahba et Hannah Thompson. Il travaille comme fermier et le 14 novembre 1889 il épouse une femme nommée Adelaide. Ils ont deux enfants : Hiram Ardwin et Ethel Mabel. Yahba et Adelaide se sépareront plus tard.

Première Guerre mondiale

John Henry Yahba s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien (CEC) dans la ville voisine de Southampton le 31 décembre 1915 et se joint au 135th (Middlesex) Battalion. Il est âgé de 35 ans à l’époque, beaucoup plus que la moyenne d’âge des enrôlements qui est de 26,3 ans. Le 31 janvier 1916, il est transféré au 160th (Bruce) Battalion. Il s’embarque avec son unité à Halifax, Nouvelle-Écosse, à bord du SS Metagama le 17 octobre 1916 et arrive à Liverpool, Angleterre, le 28 octobre. Durant son séjour en Angleterre, il est hospitalisé à plusieurs reprises pour des affections comme les oreillons, de l’eczéma et l’impétigo. Il reçoit un insigne de bonne conduite le 31 décembre 1917.

John Yahba est transféré en France le 28 mars 1918. Comme la plupart des soldats nouvellement arrivés, il suit un entraînement supplémentaire à Étaples pour se préparer à la guerre de tranchées. Il passe ensuite un certain temps dans le Camp de renforts du Corps canadien. Le 15 mai 1918, il se joint au 18th Battalion, qui est assigné à la 4e Brigade d’infanterie, dans la 2e Division du Canada. À ce moment, le 18th Battalion, qui combat sur le front de l’Ouest depuis la mi-septembre 1915, est une unité expérimentée et endurcie par la guerre.

Médaille de conduite distinguée

Les « Cent jours du Canada » désignent la période du 8 août au 11 novembre 1918, durant laquelle le Corps canadien mène la poussée victorieuse des Alliés d’Amiens, en France, jusqu’à Mons, en Belgique. Elle est marquée par une série d’importantes batailles, dont celle d’Amiens, de la ligne Drocourt-Quéant, du canal du Nord, de la ligne Hindenburg, de Cambrai, de Valenciennes et de Mons. Considérées dans leur ensemble, elles constituent sans doute encore aujourd’hui le plus grand fait d’armes de l’histoire de l’Armée canadienne.

John Henry Yahba a contribué à cette remarquable réussite et a reçu la Médaille de conduite distinguée (DCM) pour son héroïsme pendant les Cent jours. À la fin de la journée du 9 octobre, la 2e Division canadienne s’avance de près de quatre kilomètres et prend trois villages, ainsi que plusieurs ponts importants sur le canal de l’Escaut. L’avance de la division se poursuit le 10 et le 11 octobre, seulement un mois avant l’Armistice du 11 novembre, les jours 64 et 65 des Cent jours. Le 11 octobre, la Deuxième Division avance de trois kilomètres devant une forte résistance et des contre-attaques allemandes incluant l’utilisation de chars d’assaut. À la fin de la journée, elle s’installe dans la pente ascendante d’une colline, appelée l’éperon d’Iwuy, d’après le nom d’un village voisin.

C’est en combattant à Iwuy que John Yahba saisit l’occasion de faire preuve de leadership. Pour ses actes courageux, il recevra la DCM. On peut lire dans sa citation, publiée dans The London Gazette : « Pendant l’opération d’Iwuy, les 10 et 11 octobre 1918, il a pris le commandement de la section quand son commandant de section a été tué, et l’a remise au combat. En cette occasion, il a fait preuve de beaucoup de bravoure et d’initiative, et a rendu des services précieux. »

Pendant la Première Guerre mondiale, la DCM est la deuxième médaille la plus prestigieuse qui puisse être attribuée aux sous-officiers ou hommes de troupe de l’Empire britannique, n’étant surpassée que par la Croix de Victoria. Sur les plus de 600 000 membres du CEC, seulement 1 947 ont reçu la DCM. Bien que les Britanniques aient abandonné l’usage de la DCM en 1993 et l’aient remplacé par une autre médaille, aucun Canadien ne l’a reçue depuis la guerre de Corée. L’équivalent actuel au Canada est l’Étoile de la vaillance militaire.

Témoignage de la férocité des combats et de la confusion qu’ils engendrent, John Yahba est déclaré disparu le 10 octobre 1918, mais retrouve son bataillon plus d’une semaine plus tard. À la fin de la guerre, le 18th Battalion est retenu en France un certain temps, pendant lequel il est promu caporal suppléant le 8 février 1919. John Yahba retourne en Angleterre le 4 avril, s’embarque à Liverpool sur le SS Caronia le 14 mai et arrive au Canada le 22 mai. Il est officiellement libéré du CEC le 24 mai 1919 à London, en Ontario.

Monument national érigé à Ottawa en l'honneur des anciens combattants autochtones

Vie après la guerre

En Ontario, John Henry Yahba vit à Chippewa Hill, où il travaille comme ouvrier. À sa mort, il est enterré au cimetière de Southampton, où sa tombe est semblable à celles de la Commonwealth War Graves Commission.


Collection des peuples autochtones

Guide pédagogique perspectives autochtones

Collection: Première Guerre mondiale

Statistiques de la Première Guerre mondiale

Début :

4 août 1914

Fin :

11 novembre 1918

Population du Canada :

8 millions

Canadiens qui ont servi (hommes et femmes) :

630 000

Ceux qui sont allés outre-mer :

425 000

Canadiens tués :

60 661

Canadiens blessés :

172 000

Grandes batailles (auxquelles le Canada a participé) :

St. Eloi (1916)

Mont Sorrel (1916)

La Somme (1916)

Crête de Vimy (1917)

Côte 70 (1917)

Passchendaele (1917)

Amiens (1918)