Norquay, John

Le gouvernement de Norquay réussit à étendre les frontières manitobaines et à obtenir davantage de subventions du fédéral, mais la politique canadienne des chemins de fer provoque son effondrement. Coincé entre la volonté du premier ministre John A.

Norquay, John
Norquay a r\u00e9ussi avec succ\u00e8s \u00e0 passer de la traite de fourrure au monde des affaires et \u00e0 la politique apr\u00e8s l'entr\u00e9e du Manitoba dans la Conf\u00e9d\u00e9ration (avec la permission des Provincial Archives of Manitoba).

Norquay, John

John Norquay, homme politique et premier ministre du Manitoba de 1878 à 1887 (près de St. Andrews, Man., 8 mai 1841 -- Winnipeg, 5 juill. 1889). Norquay, l'un des plus éminents personnages de la rivière Rouge, délaisse le commerce des fourrures et son milieu riverain pour s'initier avec succès au monde des affaires et à la politique après l'entrée du Manitoba dans la Confédération. Son arrière-grand-mère est autochtone et ses ancêtres paternels sont des touche-à-tout dans les postes de traite des fourrures. Étudiant parmi les plus doués de la rivière Rouge, Norquay est tour à tour enseignant, cultivateur et commerçant de fourrures de 1857 à 1870, année où il est élu à la première Assemblée législative du Manitoba. Il acquiert rapidement une grande renommée en Chambre, est membre du Cabinet de 1871 à 1874 et de 1875 à 1878, et devient premier ministre, au moment où R.A. DAVIS se retire, fort de l'appui de ses partisans, les « anciens » pionniers (d'avant 1870) et les Manitobains francophones.

Le gouvernement de Norquay réussit à étendre les frontières manitobaines et à obtenir davantage de subventions du fédéral, mais la politique canadienne des chemins de fer provoque son effondrement. Coincé entre la volonté du premier ministre John A. MACDONALD de garantir le monopole du transport des marchandises au Canadien Pacifique et la demande du Manitoba pour la concurrence dans le domaine, Norquay finit par s'engager dans une lutte contre Ottawa en 1887 et fait construire un chemin de fer vers les États-Unis. Macdonald intervient et, dans des manoeuvres de toute apparence trompeuses, il précipite le gouvernement Norquay dans un scandale financier qui provoque sa chute. Bien que Norquay soit brièvement chef de l'Opposition face au nouveau gouvernement GREENWAY, son décès soudain, en 1889, ne lui laisse pas le temps de refaire sa réputation dans la vie publique canadienne.

Norquay était profondément aimé des Manitobains. Son nom reste gravé dans les mémoires, non seulement parce qu'il fut le seul premier ministre d'ascendance mixte européenne et amérindienne, mais aussi pour son caractère affable et son immense talent.