Justine

Justine (Wondeur Brass, 1980-90). Groupe pop d'avant-garde. À ses débuts à Montréal, il se composait de neuf femmes; elles n'étaient plus que huit en 1982 lorsque le groupe enregistra le 45t. « Parano », et que six en 1985 pour le micr. rAVIr (Warner WB-21385 et Ambiances magnétiques AM-007).

Justine

Justine (Wondeur Brass, 1980-90). Groupe pop d'avant-garde. À ses débuts à Montréal, il se composait de neuf femmes; elles n'étaient plus que huit en 1982 lorsque le groupe enregistra le 45t. « Parano », et que six en 1985 pour le micr. rAVIr (Warner WB-21385 et Ambiances magnétiques AM-007). À cette date, les membres du groupe étaient Hélène Bédard (trombone), Ginette Bergeron (saxophone ténor et baryton), Joane Hétu (saxophone alto), Judith Gruber-Stitzer (guitare, guitare basse), Diane Labrosse (claviers) et Danielle Roger (batterie, percussion). Toutes chantaient également. Joane Hétu, Diane Labrosse et Danielle Roger sont demeurées des permanentes de Wondeur Brass/Justine; sous le nom de Les Poules, elles ont enregistré Les Contes de l'amère loi (Ambiances magnétiques AM-009) en 1986. Avec l'addition de Marie Trudeau (guitare basse, voix), Wondeur Brass, désormais un quatuor, enregistra Simoneda, reine des esclaves (Ambiances magnétiques AM-012) en 1987, puis, sous le nom de Justine, (Suite) (Ambiances magnétiques AM-016) en 1990. Faisant le circuit des milieux de musique actuelle, de féministes et de jazz d'avant-garde, Wondeur Brass fit ses débuts européens en 1984 au Congrès international « Femmes & musique » à Paris, où l'ensemble retourna chaque année jusqu'en 1990. À cette date, il s'était produit en France, Suisse, Allemagne (y compris au festival international de nouveau jazz de Moers en 1987), Yougoslavie, Angleterre et Belgique. Il fit ses débuts aux É.-U. en 1989 au New York International Festival of the Arts. Au Canada, il a été l'invité du FIJM (1985, 1986), du Festival international de musique actuelle de Victoriaville (1985, 1987), du Sound Symposium (1986) et des festivals de jazz d'Ottawa (1976) et de Vancouver (1986, 1991). Sous les auspices de leur propre compagnie de production, les Productions Super Mémé, le groupe présenta en 1988 à Montréal le Festival international de musiciennes innovatrices qui eut lieu au Spectrum, aux Foufounes électriques, etc., et il organisa une série de concerts du même genre aux Foufounes électriques en 1989.

Wondeur Brass/Justine a apporté une vision pluraliste et populiste aux langages pop des années 1980. Il a éventuellement intégré de plus en plus d'éléments de haute technologie (notamment des synthétiseurs) à sa musique, mais ses chansons et ses interprétations ont conservé une simplicité - et, à l'occasion, un caractère rudimentaire, presque « fait-maison ». Toutefois, le groupe n'a pas craint d'expérimenter ni d'improviser, adoptant dans ces circonstances un style fougueux, assuré et parfois enjoué.


Lecture supplémentaire

  • Théroux, Pierre. 'Wondeur Brass termine à Paris une tournée européenne de cinq semaines,' Montreal Le Devoir, 14 Jun 1986

    Miller, Mark. 'Poverty, feminism shape Wondeur Brass' music,' Toronto Globe and Mail, 5 Dec 1987

    Laurier, Andrée. 'Justine: un conciliabule de fées,' Le Musicien québécois, vol 2, Jul-Aug 1990