Karluk

Le Karluk se fait prendre dans les glaces de la mer de Beaufort, à 300 km de la base prévue, l'ÎLE HERSCHEL. Tandis que Stefansson chasse le phoque, le temps change et le bateau dérive vers l'ouest en direction de la Sibérie pendant quatre mois jusqu'à ce qu'il soit broyé par les glaces.

Explorateurs
John Hadley fut le seul survivant du naufrage du Karluk et de la tragédie de l'\u00eele Wrangel \u00e0 regagner l'Expédition arctique canadienne de Vilhjalmur Stefansson (photo de W. M. Kinley, avec la permission de Biblioth\u00e8que et Archives Canada/C-71050).

Karluk

Le Karluk, un baleinier de 251 t et de 39 m de long, sombre dans l'Arctique le 11 janvier 1914. Onze des vingt-cinq survivants périssent avant leur sauvetage de l'île Wrangel le 7 septembre 1914. La perte de ces hommes et de ce bateau entraîne un demi-siècle de disputes au sujet de l'autorité et des aptitudes techniques de Vilhjalmur STEFANSSON, responsable de l'EXPÉDITION ARCTIQUE CANADIENNE de 1913, et de Robert Bartlett, capitaine du Karluk.

Le Karluk se fait prendre dans les glaces de la mer de Beaufort, à 300 km de la base prévue, l'ÎLE HERSCHEL. Tandis que Stefansson chasse le phoque, le temps change et le bateau dérive vers l'ouest en direction de la Sibérie pendant quatre mois jusqu'à ce qu'il soit broyé par les glaces. Le groupe à bord s'affaire à chasser pour obtenir de quoi se nourrir et se faire des vêtements d'hiver, qui n'ont pas été prévus. Selon un rapport, les 12 scientifiques et officiers n'ont que 9 bols, 7 tasses et 10 sièges à se partager.

Après l'envoi de quatre éclaireurs, qui disparaissent, les survivants du Karluk font six semaines de marche pour franchir les 128 km qui les séparent de l'île Wrangel. Six jours plus tard, le capitaine Bartlett s'en va avec un Inuit chercher de l'aide et rejoint finalement le port russe de Cape North après un parcours de 1120 km à pied. Pendant les six mois où les autres attendent du secours, encore plus d'hommes meurent. Ils se querellent pour la nourriture, le tabac et les munitions, et l'un d'entre eux meurt d'un coup de feu. On ne saura jamais s'il s'agit là d'un suicide ou d'un meurtre.


Lecture supplémentaire

  • W.R. Hunt, Stef: A Biography of Vilhjalmur Stefansson (1986); W.L. McKinley, Karluk: The Great Untold Story of Arctic Exploration (1976).