Kopernikus

Kopernikus. Opéra en deux actes, sous-titré « Rituel de Mort », composé en 1980 par Claude Vivier, également l'auteur du livret. Tournant résolumment dos à l'opéra traditionnel, Kopernikus est en fait une suite de tableaux évoquant le passage de la vie à la mort.

Kopernikus

Kopernikus. Opéra en deux actes, sous-titré « Rituel de Mort », composé en 1980 par Claude Vivier, également l'auteur du livret. Tournant résolumment dos à l'opéra traditionnel, Kopernikus est en fait une suite de tableaux évoquant le passage de la vie à la mort. Agni, le personnage principal, voit sept personnages provenant de ses rêves d'enfance graviter autour d'elle : sa mère, Lewis Carroll, Merlin, Mozart, la Reine de la nuit, Tristan et Isolde, et Copernic. Vivier a intitulé son opéra d'après ce dernier, qui a, dit-il, « découvert que le centre de l'univers n'était pas la terre, mais plutôt le soleil. Alors ce qui m'intéresse c'est l'idée du chercheur cosmique, qui a commencé à voir plus loin que la terre. On ne le voit qu'à la fin de l'opéra, c'est lui qui ouvre les portes du ciel... » (Aria, vol. III, printemps 1980). Cette oeuvre est bâtie comme une immense méditation sur le rêve et la spiritualité et cherche, selon Daniel Moisan, à « hypnotiser le spectateur, le captiver littéralement, sans l'amener à comprendre » (Aria, vol. III, été 1980). La langue employée est tantôt le français, tantôt l'allemand, tantôt une langue tout à fait imaginaire basée beaucoup plus sur la couleur sonore que sur l'intelligibilité. L'ensemble orchestral très réduit ne contient que sept musiciens qui sont placés sur la scène. Kopernikus a été créé le 8 mai 1980 au Monument national par l'Atelier de musique contemporaine et l'Atelier de jeu scénique de l'Université de Montréal. Jocelyne Fleury-Coutu créa le rôle d'Agni dans une mise en scène de Marthe Forget sous la direction musicale de Lorraine Vaillancourt. L'opéra fut repris par la suite par un ensemble britannique à l'Almeida International Festival of Contemporary Music and Performance à Londres (1985) et par la Vancouver New Music Society à Vancouver (1990). En concert, il fut présenté par les Événements du neuf à Montréal (1986, 1988, 1989) et à Paris (1989).


Lecture supplémentaire

  • Dagenais, Angèle. 'Kopernikus, un opéra québécois,' Montreal Le Devoir, 3 May 1980

    Gingras, Claude. 'Le Dernier Vivier: un opéra,' Montreal La Presse, 3 May 1980

    ' Kopernicus [sic] ou l'histoire d'une oeuvre lyrique québécoise,' interview with Vivier, Forget, and Vaillancourt, by Daniel Moisan, Aria, vol 3, Spring 1980