La neuvaine

Avec La neuvaine (2005) le réalisateur Bernard Émond entreprend une trilogie à caractère théologal, inspirée par les trois vertus du catholicisme soit, la foi, l'espérance et la charité.
Avec La neuvaine (2005) le réalisateur Bernard Émond entreprend une trilogie à caractère théologal, inspirée par les trois vertus du catholicisme soit, la foi, l'espérance et la charité.


La neuvaine

Avec La neuvaine (2005) le réalisateur Bernard Émond entreprend une trilogie à caractère théologal, inspirée par les trois vertus du catholicisme soit, la foi, l'espérance et la charité. Élise Guilbault, actrice fétiche de Émond, se retrouve dans la peau du personnage de Jeanne, médecin et urgentologue. Se croyant coupable de la mort d'une patiente et de son jeune enfant, Jeanne quitte son milieu et se rend à Saint-Anne-de-Beaupré. Désirant se jeter dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, elle se retrouve par un petit matin, au bord du quai. L'arrivée d'un jeune homme la sauvera. Ce jeune garçon, François, aux abords de la vie d'adulte, est venu prier à la basilique pour le salut de sa grand-mère mourante. S'en suivra une amitié toute en finesse, malgré la non-croyance de Jeanne. Acceptant de suivre le jeune homme, elle se retrouvera aux chevets de la grand-mère et assistera à la mort de cette douce vieille femme, entourée qu'elle était de l'amour de son petit-fils et soutenue par leur foi commune. Cet événement saura redonner à Jeanne le goût de vivre et de se pardonner à elle-même.

Fidèle à sa grande sensibilité et simplicité, Bernard Émond nous amène ici, en douceur, dans le parcours émotionnel de Jeanne. D'une culpabilité profonde, d'une dureté envers elle-même émergera une nouvelle Jeanne, meurtrie et attendrie certes, mais prête à continuer son chemin. D'un autre côté, ce François, si doux et aimant, croyant et pratiquant, offre un portrait vraiment différent d'un jeune homme sûr de lui - sensible et non tapageur - et de ses croyances. Les moments feutrés passés près de la mourante sont d'une beauté toute teintée de tendresse.

En nomination pour de nombreux prix lors de festivals internationaux, La neuvaine a été fort acclamé. Élise Guilbault s'est vu décerner le PRIX JUTRA pour la meilleure actrice (2006), et Patrick Drolet, le prix du meilleur interprète masculin au Festival de Locarno en Suisse (2005).


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