La reine c. Coffin

À l'été de 1953, les corps de trois chasseurs américains sont découverts dans une forêt de la Gaspésie. Wilbert Coffin, prospecteur local, est accusé, puis déclaré coupable du meurtre de l'un d'eux, Richard Lindsay.

La reine c. Coffin

À l'été de 1953, les corps de trois chasseurs américains sont découverts dans une forêt de la Gaspésie. Wilbert Coffin, prospecteur local, est accusé, puis déclaré coupable du meurtre de l'un d'eux, Richard Lindsay. L'affaire soulève la controverse à peine après avoir commencé : on prétend que Coffin n'a pas subi un procès équitable et que le gouvernement du Québec a exercé des pressions sur la police et sur les procureurs de la Couronne pour obtenir une condamnation immédiate afin d'éviter la perte des revenus provenant des touristes amééricains. Répondant en grande partie aux préoccupations du public, le gouvernement fédéral ordonne un renvoi spécial à la COUR SUPRÊME DU CANADA, qui confirme la condamnation de Coffin. Il est pendu le 10 février 1956.

Malgré la décision de la Cour suprême, la controverse n'est pas apaisée et des livres continuent de clamer l'innocence de Coffin et de prétendre qu'il a été victime de conduite indigne de la part de la police et des poursuivants. Le gouvernement du Québec nomme une commission royale en 1964 (le Comité Brossard) pour enquêter sur les accusations. Selon le rapport de la commission, aucune preuve n'établit l'existence de quelque faute de la part des poursuivants ou des policiers et Coffin a subi un procès équitable.

Pour les avocats, l'affaire Coffin constitue une décision importante en ce qui concerne les règles relatives à la preuve par ouï-dire, aux questions suggestives et à la mise en contradiction de son propre témoin, mais elle est également importante dans tout débat concernant la PEINE CAPITALE, dans lequel elle est inévitablement citée à l'appui des arguments favorisant son abolition.