La vie rêvée

Dans La vie rêvée (1972), premier long-métrage de fiction à être réalisé par une femme, Mireille DANSEREAU nous présente une intéressante perspective sur la libération des femmes et les écueils rencontrés pour y parvenir.

La vie rêvée

Dans La vie rêvée (1972), premier long-métrage de fiction à être réalisé par une femme, Mireille DANSEREAU nous présente une intéressante perspective sur la libération des femmes et les écueils rencontrés pour y parvenir.

Deux jeunes femmes Isabelle (Liliane Lemaître-Auger) et Virginie (Véronique Le Flaguais) travaillent dans une maison de production cinématographique et rêvent de rencontrer l'homme idéal et ce, de tous les points de vue, sexuel, romantique et social. Les deux femmes cependant, confrontées au passé et à la société machiste québécoise deviennent peu à peu lucides quant à l'oppression et à la marginalisation des femmes dans leur milieu. Elles en concluent très vite qu'elles auront à se battre pour gagner respect et reconnaissance.

Intelligent et sans faille La vie rêvée est un portrait de société à la fois lyrique, polémique, enjoué, sensuel, amusant et féroce. Entrecoupé de différentes techniques cinématographiques telles que, des séances de rêves, des films amateurs et des renversements d'images loufoques, le film nous entraîne dans cette quête à notre grand ravissement. Bien que l'on sente à plusieurs reprises l'influence de Godart, La vie rêvée se démarque par la dénonciation du machisme québécois et se veut être un appel aux armes pour toute une génération de femmes laissées pour compte dans le milieu du cinéma et donc du mouvement culturel émergent au Québec.

La vie rêvée s'est vu attribué le prix du PALMARES DU FILM CANADIEN pour la meilleure réalisation et le PRIX WENDY MITCHENER pour la meilleure production artistique.