Lavallée-Smith, Alphonse

(Louis) Alphonse Lavallée-Smith. Organiste, professeur, compositeur (Berthierville, près Trois-Rivières, Québec, 17 avril 1873 - Sainte-Agathe-des-Monts, Québec, 23 juillet 1912).

Lavallée-Smith, Alphonse

(Louis) Alphonse Lavallée-Smith. Organiste, professeur, compositeur (Berthierville, près Trois-Rivières, Québec, 17 avril 1873 - Sainte-Agathe-des-Monts, Québec, 23 juillet 1912). Fils du Dr Wenceslas Smith et de Zénobie Lavallée qui était une cousine germaine de Calixa Lavallée, il s'établit avec sa famille à Saint-Thomas-de-Pierreville et, tout en faisant ses études classiques au séminaire de Nicolet (1886-93), il étudia la musique avec Octave Hardy dit Chatillon. Durant trois ans, il fut organiste à la cathédrale de Nicolet puis se fixa à Montréal où il devint l'élève de Romain-Octave Pelletier en même temps que marchand de musique. Il fut organiste adj. à l'église Saint-Jacques-le-Mineur puis à Notre-Dame (1896). La même année, il partit pour Paris où ses maître furent Théodore Dubois, Eugène Gigout, Alexandre Guilmant et Charles-Marie Widor. À son retour vers la fin de 1897, il devint organiste à l'église Saint-Henri et prof. de piano et d'harmonie au collège de Montréal. La grande réalisation de sa brève existence fut le Cons. national de musique qu'il fonda à Montréal à l'automne de 1905 et qu'il dirigea jusqu'à sa mort. Au nombre de ses élèves figuraient Émile Gour, Germain Lefebvre et J.-Élie Savaria.

Les compositions de Lavallée-Smith comprennent la Cantate du séminaire de Nicolet (1903), texte de Louis Fréchette, écrite à l'occasion du centenaire de l'institution; une autre cantate, La Nativité; des oeuvres de musique religieuse pour solistes ou choeur, des chants patriotiques, des mélodies et quelques pièces pour orgue dont certaines sont parues chez Archambault et dans Le Passe-Temps. Plus récemment, un Postlude pour orgue et deux motets ont été publiés dans PMC (vol. IVa et IX). Son opérette en un acte, Gisèle, fut créée le 24 octobre 1924 au Monument national, notamment par Caro Lamoureux (Gisèle), Paul Trépanier (Albert) et Lionel Daunais (le grand-père). L'oeuvre fut reprise le 19 mai 1925 à la salle Montcalm par des élèves de Céline Marier, dont Trépanier, Daunais et Thérèse Lefebvre dans le rôle de Gisèle. Des extrais de l'opérette sont parus dans PMC (vol. X). Une messe des morts, datant des dernières années de sa vie, fut mise en répétition par lui-même et créée lors de ses funérailles à l'église Saint-Henri. En août 1932, un concert consacré à ses oeuvres fut présenté à la station radiophonique CKAC de Montréal. Plusieurs de ses manuscrits et oeuvres publiées ont été déposés à la BN du Q (inventaire de la collection Jean Chatillon).