Le Complexe Desjardins

Le Complexe Desjardins, situé à Montréal est un complexe immobilier multifonctionnel occupant tout un quadrilatère et comptant quatre tours de différentes dimensions érigées sur une même infrastructure.

Le Complexe Desjardins

Le Complexe Desjardins, situé à Montréal est un complexe immobilier multifonctionnel occupant tout un quadrilatère et comptant quatre tours de différentes dimensions érigées sur une même infrastructure. Parmi les firmes d'architectes et d'urbanistes ayant travaillé à sa conception figurent Jean-Claude La Haye et associés, prédécesseurs de la Société La Haye-Ouellet, urbanistes et architectes; Blouin, Blouin et associés, architectes; Gauthier, Guité, Roy, architectes; Ouellet et Reeves; Longpré, Marchand et Goudreau, 1967-1976.

L'idée d'un édifice multifonctionnel pouvant répondre aux besoins des différentes instances qui constituent le Mouvement Desjardins voit le jour dans les années 60. En 1967, l'urbaniste Jean-Claude La Haye dresse les grandes lignes d'un projet d'aménagement d'un ensemble de bâtiments qui abriteraient des activités de nature tant administrative que commerciale, dont un hôtel. Les travaux de construction débutent en 1972, année durant laquelle l'Union régionale des caisses populaires Desjardins de Montréal, la Société de fiducie du Québec et la Sécurité, compagnie d'assurances générales du Canada se joignent à La Sauvegarde, compagnie d'assurance sur la vie du groupe Desjardins. Peu après, le gouvernement du Québec se joint au consortium et y apporte une importante contribution financière. Les secteurs tant public que privé sont ainsi impliqués dans le projet de construction.

Le Complexe Desjardins est situé dans un secteur de la ville qui est traditionnellement associé à la population francophone de Montréal. Construit durant la décennie qui suit la Révolution tranquille, le complexe est considéré par certains comme un symbole de l'essor des Canadiens français en Amérique du Nord. Les firmes impliquées dans le projet sont d'origine québécoise et les plans, devis et rapports, rédigés en français. L'axe nord-sud le long duquel se trouve le complexe, entre la Place des Arts au nord et le Complexe Guy-Favreau au sud, a été comparé, en terme d'échelle et d'importance, à l'axe formé par la PLACE BONAVENTURE, la PLACE VILLE-MARIE et l'hôtel Reine-Elizabeth, situé dans un secteur principalement associé à la population anglophone de la ville.

Ses concepteurs avaient notamment comme objectif de créer une place publique à l'abri des hivers parfois rigoureux de Montréal. L'infrastructure renferme des passages souterrains vers des édifices voisins. La vaste place centrale intérieure, entourée de mezzanines superposées, abrite diverses activités à longueur d'année et est éclairée par des puits de lumière et d'immenses verrières situées au-dessus des entrées nord et sud.

Orientations bibliographiques Marsan, Jean-Claude, « Quand l'histoire se répète sans en avoir les moyens », ARQ, no 12, avril 1998.


Lecture supplémentaire

  • Marsan, Jean-Claude, "Quand l'histoire se répéte sans en avoir les moyens," ARQ no. 102, April 1998.