Le Graduel romain

Le Graduel romain. Recueil contenant tous les chants du Propre de la messe : introït, graduel, trait ou alleluia, offertoire et communion, et aussi ceux des fêtes du Seigneur (Propre du Temps) et des saints (Commun des saints).

Le Graduel romain

Le Graduel romain. Recueil contenant tous les chants du Propre de la messe : introït, graduel, trait ou alleluia, offertoire et communion, et aussi ceux des fêtes du Seigneur (Propre du Temps) et des saints (Commun des saints). Accompagnant le texte, la notation carrée est imprimée en caractères mobiles sur une portée de quatre lignes. Son nom vient du répons chanté après la première lecture biblique qui, jusqu'à l'époque de saint Grégoire le Grand (590-604), était interprété par le diacre sur les degrés (gradus) de l'ambon réservé à la proclamation de l'Évangile.

Les religieux et religieuses de Nouvelle-France importèrent de France ou recopièrent des Graduale romanum ou des Epitome Gradualis romani imprimés principalement à Paris et à Lyon.

C'est le Graduel du diocèse de Vannes en Bretagne et les livres de Lyon qui servirent de modèles à la première édition canadienne du Graduel romain publiée à Québec en 1800. Ce premier texte musical imprimé au Canada est dû à l'initiative de John Neilson qui publia également le Processional [sic] romain (1801) et le Vespéral romain (1802). Ces trois volumes ont connu par la suite plusieurs éditeurs et de nombreuses éditions. Neilson avait fait paraître une annonce dans La Gazette de Québec, le 23 novembre 1797 : « PLUSIEURS personnes de différentes paroisses ayant paru désirer se procurer le GRADUEL ET LE VESPÉRAL ROMAIN PORTATIFS, l'Imprimeur informe le public et particulièrement Messrs. les Curés et autres Ecclésiastiques qu'il est disposé à entreprendre l'impression et publication des dits Graduel et Antiphonaire Romains in Octavo, sur le modèle de l'édition de Vannes, en ajoutant à l'un et à l'autre les Offices propres au Diocèse de Québec... » Dans la préface du Graduel, l'éditeur écrit : « ... nous présentons au Public une édition de Livres de Chant portatifs imprimé [sic] à Québec, et conformés [sic] à l'édition des grands livres de Lyon, la plus correcte et la plus récente que l'on connaisse. C'est le premier essai de ce genre qui ait été fait en Canada... »


Lecture supplémentaire

  • Tremaine, Marie. A Bibliography of Canadian Imprints, 1751-1800 (Toronto 1952)