Le reboisement

Le choix des semencesDe façon générale, les cônes et les fruits de plus d'une trentaine d'essences, tant résineuses que feuillues, sont cueillis sur des sites aménagés spécifiquement à cette fin. Ces sites sont nommés « verger à graines ».

Contenants de semis
Les semis en contenants, comme cette épinette blanche, poussent en serre et sont plantés en mars ou en juin (avec la permission de l' Alberta Forest Service).

Le reboisement

Pour renouveler la FORÊT, plusieurs croient qu'il est nécessaire de mettre un plant en terre chaque fois qu'un arbre est récolté. En fait, la forêt se régénère de façon tout à fait naturelle. Après la récolte du bois, de jeunes pousses grandissent et se développent, gorgées de soleil et d'espace. Cependant, il arrive que l'on donne un coup de pouce à la nature en reboisant. Le reboisement consiste à planter des ARBRES en favorisant la bonne essence adaptée à chaque type de sol. On reboise lorsque la régénération naturelle est insuffisante ou lorsque l'on désire accélérer le cycle écologique, ou encore, parce que certaines essences ont de la difficulté à s'installer à la suite de perturbations telles une épidémie d'INSECTES NUISIBLES ou de MALADIES, un FEU ou une coupe (voirEXPLOITATION FORESTIÈRE).

Le choix des semences
De façon générale, les cônes et les fruits de plus d'une trentaine d'essences, tant résineuses que feuillues, sont cueillis sur des sites aménagés spécifiquement à cette fin. Ces sites sont nommés « verger à graines ». Toutefois, les cônes et les fruits de certaines essences forestières pour des régions écologiques particulières sont récoltés en forêt naturelle. Les arbres sur lesquels sont prélevées les graines sont exempts de maladies et d'insectes et leurs caractéristiques physiques sont optimales : grande taille, tronc droit, branches de tous les côtés, apparence saine, etc. La récolte terminée, les cônes et les fruits sont envoyés dans un centre de traitement de semences forestières. Les graines sont par la suite distribuées dans les pépinières pour la production de plants. En général, ces semences retournent dans leur région écologique d'origine ou sont utilisées à l'intérieur de la même région. Elles sont donc adaptées au territoire ciblé pour le reboisement. Selon les essences et les méthodes de culture, la production de plants exige une période variant entre un et quatre ans.

Les étapes de la plantation

La préparation de terrain
Souvent, il faut préparer le terrain avant la plantation. Le scarifiage est la méthode la plus utilisée pour réaliser cette opération. À l'aide d'un scarificateur, on mélange le SOL minéral et les débris de coupe avec la matière organique, afin de bénéficier d'un sol plus riche. En déplaçant les branches et les autres débris, on facilite la mise en terre et on retarde la croissance des végétaux qui font concurrence aux jeunes plants.

Le reboisement
Le reboisement, c'est l'action de mettre en terre les jeunes plants d'arbres, que l'on appelle aussi les « les semis ». À l'aide d'une pelle adaptée, la personne qui reboise creuse un trou dans le sol et y dépose un plant. Soulignons que les plants sont transportés dans des sacs attachés à la taille. En général, pour les résineux, on met en terre un semis tous les deux mètres, bien que la distance varie selon l'essence.

Les plants utilisés lors du reboisement sont produits selon deux méthodes : la culture de plants à racines nues et celle en récipients.

La production de plants à racines nues consiste à les faire pousser en pleine terre. Lorsqu'on les extrait du sol où ils sont cultivés, une petite partie de la rhizosphère (sol qui entoure les racines et qui renferme une multitude de micro-organismes) reste collée aux racines, ce qui assure aux plants une bonne reprise lors du reboisement. Ceci leur permet d'établir un bon contact avec le sol pour y puiser rapidement l'eau et les éléments nutritifs nécessaires à leur développement.

Depuis quelques années, la production de plants en récipients a gagné du terrain sur celle à racines nues. L'utilisation de plants en récipients est favorisée pour plusieurs raisons : excellent taux de survie, mise en terre plus facile que les plants à racines nues (productivité accrue), court délai de culture en pépinière (deux ans au lieu de quatre ans pour les plants à racines nues), prolongement de la période de reboisement, qui peut ainsi s'étendre jusqu'à la fin de l'été.

De plus en plus, on utilise des plants de fortes dimensions que l'on désigne souvent par l'acronyme PFD. Ceux-ci, plus gros, ont de meilleures chances de vaincre la végétation concurrente, surtout dans les secteurs où elle est très abondante. Ces PFD possèdent des atouts majeurs, puisqu'ils ont davantage accès à la lumière que les autres plantes du milieu où ils sont mis en terre.

Le suivi et l'entretien des plantations
Si, quelques années après la plantation, la végétation concurrente est trop forte et limite la croissance des arbres, on procède alors au désherbage, au dégagement mécanique et, dans certaines provinces, au dégagement chimique.