Le Sieur, Léo

Léo Le Sieur. Organiste, pianiste, compositeur (Lowell, Mass., 21 mai 1897 - Montréal, 7 mai 1983). Né de parents canadiens-français, il étudia le piano, l'orgue et les matières théoriques, et commença sa carrière comme chanteur.

Le Sieur, Léo

Léo Le Sieur. Organiste, pianiste, compositeur (Lowell, Mass., 21 mai 1897 - Montréal, 7 mai 1983). Né de parents canadiens-français, il étudia le piano, l'orgue et les matières théoriques, et commença sa carrière comme chanteur. Il séjourna à Montréal de 1922 à 1924, s'y fixant définitivement en 1928 après un retour en Nouvelle-angleterre comme o. m. c. Il enregistra sur étiquette Apex et joua du piano ou de l'orgue dans divers théâtres de la métropole, dont le Capitol. On a dit qu'il excellait « dans l'art d'improviser » et que sa musique donnait « la compréhension des drames ou comédies présentées à l'écran » (La Lyre, avril 1929). tout en étudiant avec Rodolphe Plamondon, il enseigna l'orgue et le piano. Il dirigea un orchestre de danse au cabaret Le Matou botté, joua au cinéma Midway et monta des spectacles de variétés en plus d'être réalisateur, soliste ou accompagnateur à la station radiophonique CFCF, puis aux réseaux français et anglais de la SRC, où il participa pendant plus de 20 ans à de nombreusesémissions et dirigea notamment le choeur et l'orchestre Sweet Caporal (1934-37). Il fit aussi travailler de nombreux artistes débutants dont Aglaé, Pierrette Alarie, Estelle Caron, Lucille Dumont et Monique Leyrac. En 1965, il quitta la SRC mais poursuivit son enseignement privé. Le Sieur a composé de nombreuses chansons et pièces instrumentales légères dont plusieurs ont été publiées chez Baron, Feist et Prima ainsi que dans La Lyre, dont il était l'un des directeurs-fondateurs. Certaines de ses chansons, « Pourquoi? », « I Went to the Market » et « Tou-di-la-di-tou », chantées ou enregistrées par Fernand Gignac, Yoland Guérard, Fernand Perron et bien d'autres, connurent un grand succès. La liste de ses enregistrements comme organiste sur Apex paraît dans En remontant les années. Un prix portant son nom fut attribué à Marc Gélinas au Festival du disque 1966.