Breau, Lenny

Lenny Breau commença à jouer de la guitare à l'âge de 8 ans et se produisit sous le nom de « Lone Pine Jr » avec ses parents à 12 ans. Il reçut les conseils de quelques guitaristes country et, durant son adolescence, du pianiste de jazz Bob Erlendson.


Breau, Lenny

 Lenny (Leonard Harold) Breau. Guitariste, chanteur, compositeur (Auburn, Me, 5 août 1941 - Los Angeles, 12 août 1984). Ses parents, le chanteur country Hal « Lone Pine » Breau (né Harold John Breau, Peacove, Me, 1916 - É.-U., 1977) et la chanteuse tyrolienne Betty Cody (née Rita Côté à Auburn, Me), vécurent dans les Maritimes à la fin des années 1940 et au début des années 1950 et s'établirent à Winnipeg à la fin des années 1950 après un séjour aux É.-U. Ils se firent entendre à travers le pays à la radio de la SRC et localement à CKCW (Moncton, N.-B.), CFBC (Saint-Jean, N.-B.) et CKY (Winnipeg). « Lone Pine » enregistra chez Banff et RCA et composa des chansons telles « I Hear the Prairies Calling » et « Prince Edward Island Is Heaven to Me ».

Lenny Breau commença à jouer de la guitare à l'âge de 8 ans et se produisit sous le nom de « Lone Pine Jr » avec ses parents à 12 ans. Il reçut les conseils de quelques guitaristes country et, durant son adolescence, du pianiste de jazz Bob Erlendson. (Le guitariste de BTO, Randy Bachman, reçut plus tard une aide similaire de Breau.) À l'âge de 20 ans, Breau s'était taillé une réputation aussi bien comme guitariste de jazz, que de country, de flamenco et de folklore.

Breau eut une carrière itinérante, interrompue à plusieurs reprises par sa lutte contre la drogue. Il partagea son temps entre Winnipeg et Toronto (1958-75), se produisit à la SRC (notamment à l'émission de télévision « Music Hop » de Winnipeg), avec des orchestres de studio, dans des clubs et des coffeehouses (entre autres à la George's Spaghetti House et au Riverboat). À l'aise aussi bien dans l'idiome pop que jazz, il accompagna Peter Appleyard, Don Francks, Beverly Glenn-Copeland, George Hamilton IV, Gene MacLellan, Malka, Anne Murray et plusieurs autres. Ses propres groupes de jazz ont inclus, à la contrebasse et à la batterie, des partenaires tels que Ron Halldorson et Reg Kelln, Don Thompson et Terry Clarke, Billy Meryll et Dave Lewis, et Michel Donato et Claude Ranger. Le saxophoniste ténor Ron Park fut l'un des musiciens de son quatuor en 1970-71. Aux É.-U., Breau vécut à Nashville, Lewiston, Me, New York et Los Angeles, et enregistra de façon intermittente, le plus souvent de la musique country ou en solo, jouissant dans l'immédiat un peu de l'admiration que lui vouaient d'autres guitaristes. Il revint à l'occasion au Canada, notamment au Bourbon Street, un club de Toronto où il enregistra avec Dave Young en 1983. Sa mort par asphyxie fut déclarée un homicide.

Dès ses débuts dans le style country, alors qu'il subissait l'influence de Chet Atkins, Breau utilisait un style purement digital (par opposition à l'usage du plectre) qui révéla des possibilités mélodiques et harmoniques jusque-là inconnues des guitaristes de jazz. Il ajouta à cela l'influence du pianiste de jazz Bill Evans, s'efforcant en plus de reproduire à la guitare des possibilités exclusives aux pianistes, comme le développement horizontal et vertical simultané. Nonobstant la grande clarté et l'aisance de son jeu, il était teinté d'impressionnisme - on dit qu'il transportait une reproduction de Renoir dans son étui en guise d'inspiration - et empreint de lyrisme. Sa maîtrise et le raffinement de ses sons harmoniques imitant les cloches ont été copiés par plusieurs autres guitaristes. Breau a décrit ses techniques dans une série d'articles publiés tous les mois (1981-82), et de façon intermittente par la suite, dans Guitar Player (Saratoga, Cal.).

Breau a enregistré plusieurs de ses compositions, certaines d'entre elles composées à la sauvette, comme Taranta, Spanjazz, Lone Pine, Five O'Clock Bells et plusieurs autres basées sur le blues. On peut le voir dans la production de l'ONF Toronto Jazz (1962), dans un portrait que lui a consacré la SRC, One More Take (1968), et dans le documentaire amér. Talmadge Farlow (1981).

Discographie

Guitar Sounds from Lenny Breau : Halldorson guit b, Kelln batterie; 1968; RCA LPS-4076.

The Velvet Touch - Lenny Breau Live! : Halldorson guit b, Kelln batterie; 1969; RCA LSP-4199.

Lenny Breau : Thompson cb, Ranger batterie; 1979; Direct Disk Labs DD-112.

Quietude : Young cb; 1983; Electric Muse UMM-1001.

Legacy : Young cb; 1983; Relaxed Rabbit Records RR-427.

Breau a enregistré 4 albums en solo (1977-78) : Five O'Clock Bells (Adelphi AD-5006), Mo' Breau (Adelphi AD-5012), The Legendary Lenny Breau... Now! (Sound Hole NR-10462) et Last Sessions (Genes 5024), ce dernier paru en 1988. When Lightnin' Strikes (Tudor TR-113004),.consacré à la musique country (avec des accompagnateurs), est aussi paru après sa mort.

Avec d'autres musiciens

Beverly Glenn-Copeland, Beverly Glenn-Copeland : Copeland v et guit, Riley p, Thompson cb, Clarke batterie; 1970; GRT 9233-1001.

Chet Atkins, Me and My Guitar : 1977; RCA CPL-10245.

-, Standard Brands : (1981); RCA AYL1-4191.

Buddy Emmons et Buddy Spicher, Buddies : 1977; Flying Fish 041.

Buddy Emmons, Minors Aloud : 1978; Flying Fish 088.

Buddy Spicher, Yesterday and Today : Direct Disk DD-102.

D'autres avec Don Francks, Moe Koffman et Anne Murray.


Lecture supplémentaire

  • Webb, Martin K. 'Lenny Breau: Atkins-style jazz on a 6-string 12!' Guitar Player, Sep 1974

    Sadler, Joan. 'Shed no tears for Lenny Breau,' Winnipeg Trib Magazine, 12 Jan 1980

    Rooke, Don. 'Guitarist Lenny Breau: colored notes tell his story,' PfAC, vol 18, summer 1981

    Bearden, Jim and Butler, Linda Jean. 'Lenny sings the blues,' SatN, Sep 1981

    Smoot, Brawner. 'Lenny Breau: fingerstyle jazz impressionist,' Guitar Player, Oct 1981

    Ferguson, Jim. 'Lenny Breau remembered,' Guitar Player, Nov 1984