Macédoniens

La République de Macédoine est située dans la péninsule Balkanique, en Europe du Sud-Est. Le pays est bordé au nord par la Serbie et le Kosovo, à l'ouest par l'Albanie, au sud par la Grèce et la Bulgarie est située à la frontière est de la Macédoine.

Macédoniens

La République de Macédoine est située dans la péninsule Balkanique, en Europe du Sud-Est. Le pays est bordé au nord par la Serbie et le Kosovo, à l'ouest par l'Albanie, au sud par la Grèce et la Bulgarie est située à la frontière est de la Macédoine. En 1992, la Macédoine, la Bosnie-Herzégovine déclarent leur indépendance par rapport à l'ancienne République fédérale socialiste de Yougoslavie.

Migration et peuplement
Au tournant du XXe siècle, l'un des groupes les plus importants de colons non britanniques à arriver au Canada se compose de villageois des montagnes des Balkans, région faisant alors partie de l'Empire ottoman. Ces premiers résidents et leurs descendants s'appellent eux-mêmes Macédoniens. Ils parlent le macédonien, une langue slave, et possèdent leurs propres institutions sociales et économiques, notamment des églises, des organismes d'aide et de secours mutuel ainsi que des entreprises reposant sur la communauté, surtout dans la région métropolitaine de Toronto et dans le Sud de l'Ontario.

La majorité des Macédoniens immigrant au Canada arrivent pendant la période trouble des révoltes d'Illinden de 1903, une tentative héroïque, mais vaine, des Macédoniens pour mettre fin à la domination turque.

En 1910, un recensement à l'intérieur du groupe dénombre environ 1090 Macédoniens à Toronto, venus principalement des provinces de Kostur (Kastoria) et de Lerin (Florina), régions qui avaient été des régions importantes de l'Empire ottoman, mais maintenant identifiées comme des parties du Nord de la Grèce. En 1940, les lecteurs de différents almanachs nationalistes et politiques macédoniens apprennent qu'il y a plus de 1200 familles à Toronto.

L'exode des Macédoniens du Nord de la Grèce continue après la Deuxième Guerre mondiale et la guerre civile grecque (1947-1949). L'immigration provenant du Vardar (région autrefois yougoslave), de Macédoine et du Pirin (Macédoine en Bulgarie) commence aussi pendant la période d'après-guerre. Cet exode s'intensifie dans les années 60 et se poursuit aujourd'hui. Les chiffres officiels n'aident pas à déterminer la taille de la communauté, car les Macédoniens sont regroupés dans les catégories d'immigrants venant de Turquie, de Grèce, de Serbie (ou de Yougoslavie) et de Bulgarie.

Le recensement canadien de 2006 dénombrait 37 055 Macédoniens au Canada (réponses de groupes uniques ou multiples). Bien que la majorité des Macédoniens vivent dans la région métropolitaine de Toronto, de petites communautés macédoniennes se sont établies dans d'autres régions de l'Ontario : Cambridge, Guelph, Hamilton, Kitchener/Waterloo, Markham, Mississauga, Newmarket, Niagara Falls, St. Catharines, Thornhill, Thorold et Windsor.

Un bon nombre des premiers immigrants macédoniens trouvent du travail dans l'industrie à Toronto, soit comme main-d'oeuvre dans les usines ou ouvriers dans les abattoirs, dans l'industrie locale de laminage de métal ou dans les fonderies de fer et d'acier. Ils progresseront ensuite rapidement puis deviendront propriétaires d'un grand nombre de restaurants, d'épiceries et de boucheries. Finalement, des entrepreneurs macédoniens et leurs descendants utiliseront la force du nombre dans l'industrie du service alimentaire comme un tremplin vers différentes entreprises plus perfectionnées et plus importantes. De nos jours, la majorité des Macédoniens travaillent dans des bureaux, exercent des professions libérales ou sont employés dans le secteur des services.

Vie sociale et communauté

La vie sociale des premiers Macédoniens immigrants gravite autour des associations de bienfaisance et d'entraide fondées en fonction d'un village ou d'un lieu d'origine. Des groupes macédoniens et des organismes de bienfaisance comme Zhelevo, Banitsa, Buf, Oshchima et de nombreux autres à Toronto deviennent des centres de rencontre, de renseignements sur l'emploi et de discussions au sujet du milieu de travail.

Dans la période d'après-guerre, les sociétés de secours mutuel et les groupes macédoniens se transforment en clubs sociaux et nationaux, jouant un rôle de centres de la culture pour les immigrants, puisque les conditions de travail de leurs membres et leurs revenus sont regroupés sous les lois de l'assurance sociale et de l'indemnisation des accidentés du travail.

À partir de 1970, la vie communautaire du groupe ethnique macédonien progresse et répond maintenant à un certain nombre de champs d'intérêts et de besoins. Un certain nombre d'associations professionnelles et d'affaires sont fondées, dont la Canadian Macedonian Restaurant Co-op (1979), la Canadian Macedonian Business and Professional Association (1992) et la Macedonian Canadian Health Professionals' Association, précédemment la Macedonian Canadian Medical Society (1992). Parmi les associations de jeunes et d'étudiants, on compte la Macedonian Association of Canadian Youth, fondée en 1992, la Ryerson Association of Macedonian Students (1992) et l'Association of Macedonian Students à l'Université de Toronto qui, en 1989, obtient une reconnaissance officielle en tant que groupe du campus.

Religion, vie culturelle et éducation

Les Macédoniens appartiennent au christianisme de rite oriental orthodoxe. En 1910, ils fondent les églises St. Cyril et St. Methody à Toronto, qui réunissent des immigrants d'un bon nombre de villages en une seule communauté religieuse.

Les premiers immigrants à Toronto et leurs descendants fondent deux églises supplémentaires qui relèvent de la direction spirituelle du patriarche en Bulgarie ou font partie d'un diocèse bulgare de l'Église orthodoxe en Amérique. Ce sont la St. George Macedono-Bulgarian Orthodox Church, fondée en 1941, et la Holy Trinity Macedono-Bulgarian Church, fondée en 1976.

Les arrivants d'après-guerre au Canada fonderont par la suite des paroisses orthodoxes macédoniennes qui relèvent du métropolite et du saint-synode de l'Église orthodoxe macédonienne de Skopje. Ces paroisses sont St. Clement of Ohrid, fondée à Toronto en 1962, St. Dimitria of Solun, fondée à Markham en 1992, St. Ilija, fondée à Mississauga en 1979, St. Sunday, fondée à Ajax en 1993, et St. Naum of Ohrid, située à Windsor.

La communauté crée aussi un certain nombre de journaux de groupe, d'émissions de radio et de télévision, de troupes de danse folklorique, d'organisations sportives et d'associations littéraires et historiques.

Parmi les journaux, citons le Makedonska Tribuna/Macedonian Tribune, la voix hebdomadaire de la Macedonian Political (Patriotic à partir de 1952) Organization, fondée à Indianapolis, en Indiana, en 1927; le United Macedonians, le trimestriel de la United Macedonians of Canada Organization, publié à Markham; et le mensuel, Makedonija/Macedonia, lancé en 1984, publié à Scarborough.

Parmi les émissions de radio, on retrouve Glas od Makedonija/Voice of Macedonia, Makedonski Svet/Global Macedonia et Makedonski Zrak/Macedonian Ray. À la télévision, citons Makedonska Narodnost/Macedonian Nation et Makedonski Koreni/Macedonian Heritage.

Les enfants des immigrants macédoniens s'intègrent dans le mouvement principal de la vie culturelle canadienne et se distinguent également dans les professions libérales, comme le droit et la médecine, de même que dans les sciences et les technologies, l'éducation, les sports et les loisirs, les arts ainsi que dans l'industrie du spectacle.

La langue macédonienne appartient aux groupes des langues slaves du Sud. Différents dialectes de cette langue sont parlés et entretenus à la maison, et la langue littéraire est enseignée aux enfants dans la communauté et dans les classes de langue ancestrale pour la préserver. Lors du recensement de 2006, 19 180 personnes ont déclaré que le macédonien était leur langue maternelle (première langue apprise).


Lecture supplémentaire

  • R.F. Harney and Harold M. Troper, Immigrants: A Portrait of the Urban Experience, 1890-1930 (1975); Harry V. Herman, Men in White Aprons (1978); Lillian Petroff, Sojourners and Settlers: The Macedonian Community in Toronto to 1940 (1995).

Liens externes